Philostratus, Flavius [Hrsg.]; Philostratus <Iunior> [Hrsg.]; Callistratus <Sophista> [Hrsg.]; Vigenère, Blaise de [Übers.]; Artus, Thomas [Übers.]
Les Images Ov Tableavx De Platte Peintvre Des Deux Philostrates Sophistes Grecs Et Des Statves De Callistrate — Paris, 1629 [Cicognara Nr. 1933-2]

Seite: 176
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176 L E S SATYRES.

LES SATYRES.

tiA R G V M E N T.

Hi lostrate touche Juccincîement icj certaines folajïreries
lafciueteZj de Satyres qui muguettentvn beau ieune mignon.
La ‘ville de Celene au refie oü ce mjfierefeioüe fouloit ancienne-
ment efire la capitale du Kojaume de Phrjgie comme tefmoigne
TSiteLiueau%,delaguerre Alacedomque5maintenantc eficequonappelle
le Rojaume d’Apamie, Etfutlaque Alarfjas s’efiant voulu parangonner a
^Apollon encas de Mufique fiut par luj efcorché toutnjis: ainfique raconte
Omde au 6. de la Metamorphofe 5 finalement conuertj en <vne riuiere de
femblable norn.

/

ElEne sappelle ce îieü-cy3entant que 1 on lepeut
iuger aux fontaines, &C àla grotte:mais Marfyas en
est absent pour cette heure, à paistre ses troupeaux
quelquepartjouapressa contention &C dispute. Or
ne loüez point encore cette eau, car si bien vous la
voyezbonne àboire, &peinte raiTise &C tranquille,
vous rencontrerez toutesfois Olympe bien plus plai-
iàntàvostregoust : auec lachanson qui suiura le jea
des ssutes &C hauts-bois. Qisil efl: delicat celuy là,
veautréparmy dessseursdeIicates,ramoderant sasueur auec la fresche ro-
sée. Car voila le gentil Zephi re qui le prouoquejluy esuentant sa cheueleure:
êCiitiredesoncostévnedouce haleine,pour respirer contrele vent. Les
chalumeaux d autre- part qui sonnent desta, SC les ferremens dont Olympe a
de coustume d accoustrer &C polir ses ssutes, gisent là deuant luy. Mais ce
troupeau de Satyres esmerueillez delabeautédulouuenceau, le regardent
attentiuement 5 lafacecramoiiîc, & riantsdu bout des dents quils reschi-
gnent, pourledelîrquilsauroientjsvndeluy mettre la main dans le sein;
l’autre de se pendre à son col 5 l autre de luy rauir quelque lipp ée d’vn baiser.
Et espandentàforcesseursdestusIuy5radoranstoutainsiquVne Idole. Ce-
luy qui est le plus habile de tous, prenant lVn de ses ssageoiets en su cce la ham
che encore toute tiede-moite, s’imaginant de le baiser par ià, &C afferme à (es
compagnons quil agousté deson haleine,

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