Philostratus, Flavius [Hrsg.]; Philostratus <Iunior> [Hrsg.]; Callistratus <Sophista> [Hrsg.]; Vigenère, Blaise de [Übers.]; Artus, Thomas [Übers.]
Les Images Ov Tableavx De Platte Peintvre Des Deux Philostrates Sophistes Grecs Et Des Statves De Callistrate — Paris, 1629 [Cicognara Nr. 1933-2]

Seite: 319
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RHODOGVNE. 3i9

ponrmcsicr dans îc vinde Ncstor ,auecquesde lafarinc. Yous pouuezpenscrquelle ptisane
ou bouchet cela pouuoit faire.

Qivco n^uvdcp ’&n î/s 'cdÿ^ov tv&v
xvhçj ùkgUu

Et ncantmoins il eïl plus à croire qu’il fut d’acier oudc fcr,aulsi bien queies ferrurcs des che-
uaux au mesmc liure, qu’il dit estre d’airain*

i&.rcsbU7rüi 7JQo%Ç 'ItTTTOûV

’jclXSViioct)vnç.

Pour raisondequoyil lcs appcllc quclquc£ois %tXiio7ioÂç ,pieds d'airain. Soitquonvueillere-
ferer cela à leur ferrure , comme en celieu ; ou qu’ils soient fermes du pied, selon la plus com-
mune interpretation. Pareillement au j.il faic les gentes & les raiz desroües du chariot dc
Minerue estre d’airain sur vn elsieu de fen

c/s d(*<p otfîosi &oa>ç (ZctXi j(ÿ./x7ri>/\2s, KéyChct
yaÂMsc 6x,vzMVM4 i cnJbpeû) d%ovi dpqùço

Car quantaü fer, il l’employe indifferemment tantaux gîaiues pour laguerre, qu’auxoutils &
instrumens meehaniques. Au 4. del’îliade, il prend lefer pourvne sseschei vdjpho sigsàà
vrihgtJiv, toc'û) q oiJb&v. Et au7. il parled’vne malsuëdefer : à?hà. cnJbpdri xopvvri pyyvvcrxœ cpd-
hscsycLç. Plus au 18. pour vne dague, espée}ou cousteau, quand il ditqu’Antiloque retenoit les
mains d’Achilles, luy ayaht annoncé lamortde Patrocle, depeurqu’ilne se coupast lagoro-e
dc quclqucfer. Maiscelanapasdegraceiparquoyilveutentendrecequedesfus. pin

housjov dz3orptii%{î cnJbpcf). Pourles Outils ôc instrumensmechaniques : au 4. il fait comparaifon de
Simoisius tué de la main d’Ajax, a vn Petfher murry en vn maresicage, quvn eharren a coups de serremeus
a mis baspour en faire des ro'àes,

•rlw jufyj sipigLToTnisiç uvrp cudvvi cnJ/ipço
co<p&i iritv cfiçpa,

Làou huidî: oii dix carmes apres,quand il parled’armeüres,ildic, mxopuQsiïsjoç cu&om yctXyfi^
armêd’vn luisiint airain. Cequi mefaitcroire que les Poëtes ont voulu gardercette proprieté,

d’attribuer seulemcnt Tairain poür les armes des grands &: illustrcs personnages, pour le moins

les defensiues : Sc le fer aux choses mechaniques. Comme en ce passage encore d’Homere au
a3.de riliadc,que nousauonscité surHiacynthe, quand Achilles aux ieux funebres dePa-
troclus propose vn gros boulet de fer, pour le ietter en lieu de pierre , $c dit que celuy qui ie
gaigneran’aura pointde besoin d’allcrdecinq ans achepter du fer à laville pour son labou-
rage. Pindare pareillement fait tousiours îes armes d’airain : mais en la 4. Pythienne, parlanc
duserpent qui gardoit iatoison d’or, il dit que de longueur&: grosseur il passoit vne galiere de
einquante rames, que les ferremens auoient fabriquée.

riXîanv ctv 77Xtrydj

Or ie mc viens de ressouuenir que Plucarque à la fin du troisiesme des Symposiaques, escric
apres Aristote, que les playes faites par vne arme de cuiure sont moins douioureuses, Ôc mal-
aisées à guerir que celles du fer, à causeque le cuiure ou airain ontie ne sçay quoy de propre
&c latencen soy, qui peutdonnergrand soulagement, voireguerison aux blessures : suiuant ce
qui se dit de la lance d’Achilles,dont lefer deuoitestre de ce mecal, mondificatif de sov,& qui
imprimeenia chair sonremede quand&le coup, commeil se voidau verddegris, dontilse
sait tout plein de remedes & me.dicamens. Celapourroitauoir meu lesanciens Heroës qui
auoientvn cœur magnanime &:tres-genereux, a’en vser plussostque descr. Car ieur butseu-
iement estoit deseporter vaillammentau combat, Ôc de vaincre & suppediter Pennemy, pen-
dant qu’il se mettoit en deuoir de leur resister, sans puis-apres estrc poussez d’vne plus cruelie
quevaillante animosité,de chercherdes moyens extraordinaires pourlc fairemourirautre-
mentque de bonnelude. Car nous voyons en Homere, àl’onziesme de l’Iliade, comme Dio-
medes deteste Pâris qui l’auoit frappé cn aguet d’vn coup de sscsche. XœGmwp, ày-
Asstè ’7mpS*vo7n7m. Nous cnauons presquevnpareilexemplc ennos Histoires modcnies, de feu
monsieur de Bayard vn tres-rcnomme &c valeureux Cheualier,du temps des Roys Louys dou-
ziesme &c François premier, lequel haïssoit mortellement les archers Ôc harquebouziers, dc
sorte qu’il nc pardonnoit àpas vn qui vint en ses mains à la guerre: ayant à vn fort grand creue-
cœur que la proiiesse d’vn homme de bien fuss ainsi exposée au danger d’vn vil Ôc abjed frique-
nelle , qui est vn double regretde mourir en la sorte : ce qui luyaduint à lafin, car il fut tué
d’vn coup d’arquebouze. Maisnousnenous cohtentons pas de cela,ains faut quenous cher-
chions tous les iours nouucaux ôc extràordinaires moyens d’abreger nostre vie , ôc encorc
par desmoyens obliques, comme de méttre du lard auec des bales, ies ramer auec du fil d’ar-

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