Philostratus, Flavius [Hrsg.]; Philostratus <Iunior> [Hrsg.]; Callistratus <Sophista> [Hrsg.]; Vigenère, Blaise de [Übers.]; Artus, Thomas [Übers.]
Les Images Ov Tableavx De Platte Peintvre Des Deux Philostrates Sophistes Grecs Et Des Statves De Callistrate — Paris, 1629 [Cicognara Nr. 1933-2]

Seite: 326
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3î6 a r r i c h I o n.

stant. Les ArgiucschasTercntDamoxenus,'qui n auoitpas tenuraccord,ains
pour viicpup quïldcuoitseulement delascher enauoit reïteré plusieurs: 6c
là desTus decernerent la vidoire à Creugas tout mort qu’il estoit, 6c luy mi-
rent vnc statuë en A rgosdaquelie on peut voir encore pour lc iourdhuy au
tcmple d’Apollon Lycien»

Ovs estés arriüez icy auxieux Olympiques, 6C
à ce qui se faisoit de plus beau en sOIympie : car
c’est le combat à pis faire de deux vaillants Cbam-
pions^pour raifonduquel Arrichion qui trelpasfaen
sa vidoire est couronné.-luy dccernanc icy céthon-
neur le deputé de la Grece $ lequel merite bien d e-
streappellé veritable, tant pour auoir eu la verité 6C
bondroidten vne telle recommandation3 que pour- •
cequilest icy contrefaitau vray, comme sontleslu-
ges &C deputez des sacrez combats. Lacerre au reste en vn petit valon qui ne
contient non plus que ce que vous voyez3 fournist de Iiises, & de camp clos:
&C le canal d’Alphée coule dvne telie legereté5qu’il n y a que luyseul de tous
les sseuues quisurtiage àlamer : le long duquel croistent force:0liuiers sau-
uages dVn fueillage verd-blanchistant 3 6C bienbeaux à voir soignant ces
grostes touffes d’Ache crespeluë : mais nous considererons cecy à loisir,
auec beaucoupd autreschosesencorejapresquenousaurons parcouru dc
sœil ceparquet. Contemplons doncques le fài<Sfc d’Arrichion auant quil
define. Car il ne paroist pas seiilement aüoir surmônté Faduersaire sien,
ains tous les Grecs ensemble 5 lesquels criailleilt icy y&C font vn grand bruit
ensciettanshorsdeleurs fîegës:ies vns qui battent leurs mains,les autres
secoiient leurs robbes:ceux-làseIeuentde terre, ceux-cy tousioyeux 6C
gaillards empoignent les plus prochains au colet pour luitter : les grands
&C horribles coups qu'on se donne, ne permettant pas que lastistance se con-
tienne en vne mesme place 6C assiette : autrement qui est celuy si mal appris
qui nàpplaudisse à vn combattant ? Or combien que çàit esté beaucoup
de gloire à cettuy- cy dàuoir vaincu par deux fois en sOlympie 3 elle luy est
maintenant bien plus grande, de ce quàyant encore obtenu le mesme au
prixdesavie,ilsoitenuoyéauec le poudrier aux demeures des bien-heu-
reux. Ne pensez pas doncques cecy estre vn cas fortuit3 car ilauoit fort
meurement esté premeditéauantla vidoire : 6£ si vousnignorerezpointla
formedeceduel. Ceuxquisexercentauxcombatsàsàyderdetout6Cain-
si qu’on peut, vsent d’vne bien dangereuse luitte j où illeur est quelquesfois
bdoindeseployer à larenuerse ( chose quinest pas guere seure pour vn
Iuitteur ) &c vser de certaines prises 6C liaisons ; en quoy pour vain-
cre il se faut presque laisser choir. Tellement aisils ont mestier dàrtifi-
ce 6C cautelle 5 pour sçauoir maintenant d vne sorte 5 tantost d’vne autre
estreindre leur ennemy, Car les vnslàccrochentauecle taîon, 6cluy tor-
dent la main ; le choquent quant 6C quant, poustent, frapent, &C se lancent
surluy. Ce lont les ruses 6£artificesdu Fancratiaste,là où son mord dà-

bondanc,
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