Philostratus, Flavius [Hrsg.]; Philostratus <Iunior> [Hrsg.]; Callistratus <Sophista> [Hrsg.]; Vigenère, Blaise de [Übers.]; Artus, Thomas [Übers.]
Les Images Ov Tableavx De Platte Peintvre Des Deux Philostrates Sophistes Grecs Et Des Statves De Callistrate — Paris, 1629 [Cicognara Nr. 1933-2]

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LES HEVRES OV

Ve les portes du ciel soientcommisèsàla
garde des Heures, laissons- le sçauoir à Homerej
Ôiqu’il soit possesseurpaifîbledecetteopinion:
car il efl: vray-semblablequil ait cbmmuniqué
auecques elies, quand il eut esté admis au ciel.
Mais ce qui est exprimé icy par vne extreme di-
ligence de la peinture, sera bien aisé à compren-
dre à vn autre; pour-autant que ce sont les Heu-
res, qui en semblance humaine estans descen-
duësdu ciel en laterre, &sentre-tenansparles
mains, tourne-boulent l’année 5 dont la terre pleine dVne grandeprudencej
produit abondamment toutes chosesauecqueselleenleur Saison. Ienedi-
ray pas aux Printanieres, ne foulez point rHyacinthe ou les roses; car en
estans foulées ellés paroissent plus delicates 3 & ie ne sçay quoy de plus soüef
syinspirede ces Saisons. Ienediray pas aussîauxHyuernales,nemarchez
point dans les bleds mols&tendresjcar les champs trepignez parlesSai-
lons produisent plus abondamment des elpics, sur la cheuelure desquels çes
blondettes marchent dasseurance:non toutesfois quelles les rompent ny
reployent,ains sont si promptes &C legeres, quelles nenfoncent aucune-
mentlamoissbn. Enfin,eequiestenvousdagreable(Vignes)seveutarre-
ster aux Saisons Automnales, car vous en estes amoureusesj dautant quelles
Vôus rendent belles &C abondântès en vins delicieux. Or ces choses icy sont
comme les labourages representez en lâ peinture : mais voicy dvn autre co-
stélesmesmesSaisonsfortplaisantes,faites dvn diuinàrtifice. Oquelchan*
terest Ieleur, &quel Ie tournoyementdeleurdanseenrondeau, si quenul-
le dentre-elles ne nousapparoist auxespaules,àcauseque toutessemblent
comme danser,Ie bras esseué contre-montj 8çîaliberté de leurcheùeleure
àlabandon sespandantenbasja iouëtouteeschaufféeàforcedecourir; &C
les yeux qui ballent auecques : lesquels nous permettent peut-estre, de dis-
courir de la fidtion, outre &C par-dessus ce que le peintre en a exprimé.
Car il me semble, m cstant rencontré aux Saisons dansantes, que ie suis
meuparellesàlart de peinture. Par-aduanture aussique cesDeesses nous
aduertissenttacitement,commeparvnEnigme, quilfaut peindre auec-
ques saison.

ANNOTATION.

E s 1 o d E en sa Theogonie, fait ces DeesTes icy estre silles de Iupiter &: de The-
mis, qu il espousa en secondes nopces ; les appellant Eunomie, Dicé, ôc Irenej
rvnanime obseruance des bonnes loix,la iustice,& la paixj qui compuisenc
tous les ouurages de$ hommes mortels à vne deuë maturité, chacun en sa saifon
oportune.

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