Philostratus, Flavius [Hrsg.]; Philostratus <Iunior> [Hrsg.]; Callistratus <Sophista> [Hrsg.]; Vigenère, Blaise de [Übers.]; Artus, Thomas [Übers.]
Les Images Ov Tableavx De Platte Peintvre Des Deux Philostrates Sophistes Grecs Et Des Statves De Callistrate — Paris, 1629 [Cicognara Nr. 1933-2]

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«04 L E S I O y E y R s.

entreùrù de garamir Iafon en toutesfis entreprisèsypour la bonne 'uolontc quelle luy portcit, de's l’heure que
voulant ïcy bas ejprouuer les cœnrs des perfonnes, elle fè deguist en sorme dt vieille quiprioit les passans de la
wiettre outre *vne riuiere, & comme tom les üutres nen tinjsent compte, lafen seul luy sit cefte courtoifte, dont le
«voulant recompenfer, comme ellepreueut quil nepourroit venir a bout defon entrepnfee en Cokhosfens l'ayde
xfemoyende Medée, ellerequit Fenmde la vouloir rendre amoureusede luy,cequi lesauuade tomlesdan-
gers qui luy eftoientprepare&. Carayantlabouré le champ auecques les taureaux, driceluy fèmé des dents du
ferpent, dontfeproduïrent sorce gens d’armes,par i’admonestement de la rrincejfe, il ietta vnegrojfepierre
au milieu,(urquoy ilsse mirent a s'entrebattre&fe tuerles vns les autres. Puis ayant enkué U toifeon d’ordu
Temple ou elle efeoitpendut, il senfuit auecques Medée.

C e tableau au reste est intitulé Les IoVEVRS,â sçauoir aux Astragales ou bibeIots,qui
sont les osselets du talon des pieds de derriere d’vn mouton, oü qui à leur imitation sont faids
d’iuoire oü d’ebenejayansquatrefacestant seulement, carlesdezqui sont enforme deCube
enont six: maisiien aestétraidécy'deuantauTablcaude Venus Elephantine. Plinexxxiiij.
8. parlantdesstacüairelsenbronze, &:deleursouurages,met cecy dePoiyclctj cequi semble
serapporteraucunement à cesioüeurs: llsttauftdeux ieuncsgarçonstousnuds,iouansaux bibelots,
&de là appellez, AJhagaliscondes, qui sontau Palais de l’Empereur Titm, lequel chef-d’œuurepLufeurs eftU
mcnt estre leplmparfaicl de tom autres.

Ganymede sls du Roy Iros, sut le plm bel ensant de fen ftecle, sdon H omerc au 20. de iTüade,
^csioç c/s ctù ^üç 'trdjJïç ct^v/^pvéç cJ^è^uovS, &C„

T)t Iros najquirent trois ensans
Jlws, odjfaraCy Ganymede,

JLe jltts beau de tows les mortels: *

Lequel iadts les T)ieux rautrent9 _ *

jifn qtt il feruist d’efchançon
A Jupiter, pour Jon exquije
Rare beauté, & conuersajl
La haut auec les celejles*

lupiter rayantdoncquesprisenatfedioncomme iiehastoit sur îe mont Ida (Strabon 13. met
que ce fut en vn iieu de Harpagie, ou selon ies autres au promontoire Dardanien ) le fit en~
leuerau Ciclpar vne aiglc j laqueile pourvn si signaléseruice, ii transtataau rang desAstres,
l’ayantaüprecedent choifîe sur tous autres oyseaux,iors que ies Dicux se ies departirenc entre
eux,comme lunon fit îepaon, & ce parce que saiglevole le plus hautde tous autres, si qu'on
ditquelleva esclorresespetitsdansle girondeIupiter,qui, dés cequilssont horsde lacoc-
que, regardent fermemët eontrele Soleil sans fleschir ny ciignçrlesyeux. Orles Poëtesaile-
guent qu’il y eut autres-fois vn Roy en 1 Isse de Cos nomméMerops, lequel eut àfemme vnc
belle Nymphe dide Ethemée, qui s’estant monstrée nonchalante à reuerer &: scruir Diane, ia
Deesse la poursuiuit à coups de siesches,mais Proserpine la transpcrta toute en vie aux Enserss
dequoy Merops eut tel regret qu’il se vouioit donner lamort, &c lunon en ayant pitié, Ic con-
uertit en aigle, & le mit au Ciel,de peur que si elle i’y eust transtaté en homme, se refîouuenant
tousiours de la dcsconucnuë de sa ehere espouse, il ne baignast incestàmment, &: mal à prcp os,
la terre de larmes. Mais Aglaostenes a escrit que Iupiterayant esté enleué de Candie, où ii
auoit csté nay, fut dc.là transporté à Naxe, où estantparuenuenaage viril, comme il estoit sur
Ic poind de s’acheminer à la guerre cotre les Titanes, s’apparut vne aigîe auecques îa foudre,
ce que prenant à bonaugure,ii i’auroitdepuis euë ensa recommendationtuteîle.Lesautres
disentqueMercure s’cstantenamouréde Venuspoursonexceilentebeauté, sansenpouuoir
auoir raison, il se consommoitde despit&: de fascherie, iusques à ce que lupiter qui en eut pi-
tié vnc fois que ia Deeste se baignoit dedans le sseuue d’Acheioë,il luy fit rauir l’vn de ses pac-
tinsparvne aigle, qui FallaporterenEgypteàMcrcure, làoùVenus l’ayant poursuiuie pour
le r’auoir, se laistacnfin alleràluy,qui pource bien-fai£fc transtata l’aigie auCiel, où elie a
quatre cstoilles, l’vne en la teste fort luysante, en chacune des deux mahuttes ou moignons
des aisles, vne, &: en la queuë vne. Quant àla ssesche qu’elle a cs pieds, on dit que c’est cellc
dont Apolion mità mort les Cyclopes, pource qu’ils auoient forgé lasoudre dont Iupiter tua
sonfils Esculape. Eile a semblablemcntquatre estoiles, l’vneaussicq, l’autre àlapoin£te, &:
vne à chaque empcnnon. Mais Ouide au dixiesme des Metamorphoscs,dit que cefut Iupiter
propre qui rauit Ganymede, transmué en aigie.

Rex feperum Phrygÿ quondam Ganymedis amore
Arftt, & inuentum est aliquid quod lupiter esse
Jsiuàm quod erat malkt : mlla tamen alite verti

Dtgnatur
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