Philostratus, Flavius [Hrsg.]; Philostratus <Iunior> [Hrsg.]; Callistratus <Sophista> [Hrsg.]; Vigenère, Blaise de [Übers.]; Artus, Thomas [Übers.]
Les Images Ov Tableavx De Platte Peintvre Des Deux Philostrates Sophistes Grecs Et Des Statves De Callistrate — Paris, 1629 [Cicognara Nr. 1933-2]

Seite: 608
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LES IOVEVRS.

P a r Vcnus cn troisiesme lieu est designé la vie sensuelle 6c voluptueuse, qui se rapporte au
corps où gist la sensualité, Venus au reste est ditte en Grec d'p&Jlrm, d’autant que la semence
genitale cst escumeuse, ou bien que le plaisir charnel s’escoule viste à guise d’escume qui en vn
momentsedeffait&resoultjàmanieredecespctites bouteilles d’eauqui se procréentquand
il pleuc, les Grecs les nommêt 'no^oXv^ 6c austi tost s’éuanoüiisent. Elle est peinte toute nuë,
soit pource qu elle est desnuée de honte 6c vergongne, ou qu’elle s’exerce de nud à nud, ou
qu’elle laiise desnuez de biens,d'honneur 6c de reputation ceux qui s’y abandonnent par trop,
ou que ce vice soit fort mai-aysé à couurir. On luy attribuë puis-apres les roses,pour monstrer
que le plaistr venerien est la pluspart accopagné de force pointures, ce qui auroit meu Catulle
de dire, Jpuc Venmfemedcfoïgnnnsfoucùdansnos cœurs: Ces roses sont rouges 6c poignates, par-
ce que la lubricité est de soy hoteuse, 6c poindpar vn remords de côscience. gt opmme la rose
est fort ddedable pour quelque temps,mais cela ne dure pas longuemét,dc mesme la volupté:
dont legrand Bastie auroit dit, &fort àpropos, que du commencement larose n’auoit_poîstt
d’espines, mais que puis-aprcs elles luy auroient esté adioustées, afin que le plaistr qu’on reçoic
de la volupté, par la douleur qui saccompagne,on se puiste rememorer de son delid, 6c s’en
corriger : les colombes pareillemét luy estoient assignées, pource qüe c’est vn oyseaufort cha-
leureux 6c lascif que le pigeon. Plus les trois graccs,dont les deux ont le visage tourné vers
nous, 6c la tierce monstre les espaules, à cause que le plaifîr à son arriuée est double , 6c forc
stmple quand il s’en va : ou bien pour monstrer que la grace 6c bien-fait se doit recompenser au
double, 6c que quand on la côfere il se faut cacher, pour n’estre apperceu faire celapar vaine
gloire, ou attete de quelque remuneratioiib Venus finalemét est portée nauigante sur vne co-
quille en la mer, pour denoter qu’ordinairemét ceux qui s’y addonnentsonten danger de faire
naufrage, 6c se noyeren vne eau d’amertume. II y auroit astez d’autrcs choses à allegoriser là
destus,dont!apluspart ont esté touchées sur son tableau, au second liure,auec sonhymne:
parquoy il ne reste icy que celuy des Graces.

D O N T

l'HYMNE DES GRACES,
lenccnsems Tit est lestorax calamita.

OYe’Ç-moy
Filles du t

OYe’^-moy Graces bmorables,
Fittes dupuifsant Jupiter,

jiglêe^ & vous Tbalie ausst.

jiymables mercs du soulas,
Et des deleftations chastes :

*De plusieurs sormes, 'verdoyant

Comme vne rose du Printemps.
Vene% doncques^ o Gracieufes,
Qui donne% tres-abondamment
Toutes manieresde richejses:

Vous monfirans propices a ceux
Lesquels font curieux d*apprendre
Les bauts mysteres, &secrets.

Vovs voyez,biencesseuuelaesenduparmy sorceioncs&rofèaux.llentendlePhase,&a miscet k
sictQ&i csbvajtv Mi^iovy à l’imitation de ce qu’és Argonautes d’OrphéejCe sseuue est appellé arun-
dineux, plein de ioncs 6c roseaux. II le descrit au restefort elcgamment, de mot à motpresque
comme Sophoclefait Acheloé en la Tragedic des Trachiniennes,ainst que ie l’ay amené cy-
deuant sur le tableaudeMeles:Duqueldektoujfuïbarbe,&desssocsdepoilypendans,couloiem de
grosfurjonsd*eauvtue,6cc. Quantàlacruche, c’est vnordinairede representerlessseuues&ri-
uieres acoudées sur vn vasequidenote lasourcedont ilsdecoulent,ainsi qu’on peutvoirau
lardmdeBelvederàRomedesfigures duNi!6cduTybre. Ilcnaesté parléverslafindu ta-

Arco,
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