Philostratus, Flavius [Hrsg.]; Philostratus <Iunior> [Hrsg.]; Callistratus <Sophista> [Hrsg.]; Vigenère, Blaise de [Übers.]; Artus, Thomas [Übers.]
Les Images Ov Tableavx De Platte Peintvre Des Deux Philostrates Sophistes Grecs Et Des Statves De Callistrate — Paris, 1629 [Cicognara Nr. 1933-2]

Seite: 620
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grmd effort, îvn â'vn cofté\ l’autre d’vn autre, du berctau ou eftoit couçhévn petit ensant noutteau nay, qni
sans s’en eftouuenter autrement, d’vn courage tont asseuré enprenoitvn de chaque main?& en les eftreignânt
iessaifoit estendre & rendre ïcftrit. En apres estoit le cruel ly&n de lasoreft de Nemse, fter &puijsant, qne
Hercules Parmenien aagé d’adolefeence, empoigne de fes robuftes bras nerueux, &ltiy faisant tirerla langue
de destrejjefiquil baue & efcume, monftre de rugïrprofondement, & rendre les derniers abbois de la mort, car
il Eestousse de viuesorce : Puts le defnuï de fa deftouille-, dont de lâ en amnt il fe Jèrt divne mànteline. Vby~
drey estoit auftisiguréea lafontaine deLerne, auccques diuerfes teftesJèrpeMÏiïes, dardans des langues a
troispointtes, mais lapluspartde ceshnres estouuentablesgijôient ja par terre, &enlcurlieuen renaissoient
d’aùtres enplusgrand nombre, vnpar troppemble trauailpour Hercules, & tôufiours d recommencer', ftans lt
fecours d’Ielaus, qui d mejhre qùon lesconppe les brusse anecques vn stambeàu, tantqtie ce monftre estdu tont
esteint: maù au refteffi venimeuxqu’ilsatfoit mourirles perjonnes & les animaux de safeule haleine ,voire
quand bien on n’euftque marchéfur sa trace, maispar lemoycn deUinerue il envient d boUt, &de fon Jiel
empoifenne sesftefches, qtti dcputs surent caufe deJa tres^ doulourense mort. D'autre-f art sepouuoit Id voir ce
tant redoutable sanglier d’Erymanthe quigastoit toute l’Arcadie, eftcumdnt surieufementparfdgueule, dont
s’aduancoientde tres-acerées &trenchates dessenfes, comme vn rasoir: maismalgrê toutcelà il letroujsefur
ses eftaules, & leporte tout en vie d Euryfthée. Jôuintement, eftoit ce tant leger cersauxpieds d >airain,& ra-
meure d’or du n/ont Menalus, qui perdoit tomles heritages des mïsrables laboureurs de ce contour-ld, ou le
diuin Heroe leprend de visteftè d la courjè, & en sait comme dnsanglier. L es Stymphalides fuiuentapres, oy-
seaux monftrueux, qui de leurpuanteur&rapines inseffoient toutela region, lors qu’il les vientponrfuiure ct
cotips dessefehes, dont lapluftart font defiapar terre, & les 'autres encores en l’air,partie tranfterjèz, d’ontre en
eutre,& monftrans de choir,partie qui a tire d’aistes,gagnentpays, &fe fQrlongnent dc leur euidenteruine.
Les eftableries d’Augeas n’y estoient ausii oublièes, ou croupistoitde longue-main le Jîens amaste la demaintes
années, deplufteurs milliers de bestes dcorne,que îinsatigable chasopion cure & nettoye en vnjèul iour,parle
tnoyen d’vn bras dusseuue Acheloé qù'ily deriue,& les Nymphes Jont Id aupres s’ejmtrueillans decet ouura-
ge. L A ft pouuoit voir encores vn taureau efchanffé iettant feu &slammepar la bouche & les naseaux, au~
quel il rompt vne des cornes, qui esttont austi-tost remphe dcfleurs & desruictagespar les mestmts Nymphes.
C’eftceluy auecques lequel s’estoit sorsaicte Pastphaé en îiflede Crette, qùil auoit defolee entierement, & il
îamena vis d Euryfthée, qui le lajcha dans le territoire d’Athenes, ou ilsit insintsrauages, tant queTheséele
tnit d mort en laplaine de M arathon.

S v i v o i T confequemment elabourée d’vn tres-excellent artisice la vaillante & courageust Hyppolite,
qùayant empoignée par Jèslongues trejfespendantes, il iettedu cheual d terre, ou il la deftouille de Ja riche
bandoliere & baudrier,pendantque ftscMmaz,ones s'esjans retirées d quartierle regardent saire,fort eftou-
uantéesysans ojèr secourir leur Royne, dont ilfaitpresent d Thesêe. L a eftoient outreplus ces cheuaux in-
sames ducruel Diomedes de Thrace,qu’il nourrijsott de chair humaine,&H erculespajsant par Id lc leur expost
dans la mangeoire a deuorer, puis les àssomhia îvn apres îautre. Cela esto'tt ftiiuy du triple corps de
Geryon le fort &puiffant, qui expiroitparmy ses bœufs,&fes troîs teftes estouuentables gifoient la. dcjfm les
carreaux, tontes asfommèes d’vnemassuè, auecques vn tres-vilain dogue dJèptpieds traicîé de mefme, le
plus acharné de tous autres, comme femblable a Cerberm dont il eftoit frere, & le bouuier Eurythion qui Je
tanto'ùilîoitdans fon sang. P v I S eftoit ledragonmîsaufti d mortdefes mains dansle iardin dcs Hcfte-
rides, ou sans clorre îœil ilgardoit les preàcufes pommes d’or, qui âe leur efclattante lueurbrunie cussent
peu esblouyrla plm serme veue. E N apres eftoit Cerbere, defon cffroyable regard eftouuentant mcjmes
les immortels, qùvne demefurée vipere couuerte de îimpetueux & rude Typhon auoit chiennè dedans vne
horrible cauerne, nongueres loingde la noire nuicî, ioignant les pernicieufes defolèes portes de îimpitoyablc
Eluton, attaché laponr retenir la troupe des trefeassez* dedans le tenebreux barathre, maîs ce courageux & in-
uincible Jîls du grand Iupiter, nonohstant toutes fes restftances îemmena le long âcs creux bords de Styx
iusques an sleuue de Lethè. Loing de Id estoient sigurèes les bautcs crcftes & profondes baricanes dn
mont Caucafe, ou estoit hè d vn rocher Promethée, lequel il dcliure, ayant brisè les sortes chaines d&nt ily
estoit attachè, & mis d mort a coups de slefches le vautour, qui sans cejfe luy rongecit le foye. D E îautre coftè
esioitfoncombat auecquesles outrageux Centaures, qtti enyurcz, s’eftoient mis en effort de le majsicrer. Et Id
onpouuoit voir laplujpart d’eux roide-eftendus parmy des Pins,d’autres qui les empoignoientpour (è couurir
des coups, & d’autresqui en arrachoient de longuesperchespourfe dejsendre, mais au demeurant tom blejfiz,
& rejpandans force sang, quiJè meftoitparmy levin, & lcs mets deviandcs, le tout renuersè sans-deffus-
dcjsom, auecques les tables, coupes,plats, & escuelles. Nejfm cstoit d vn des coings, qui voulantforcer Deia-
nire aupajsage d’vne riuiere, eftoit de îautre bordpercèpar Hercules d coups deflefekes. E t puîs K^Anthèe,
lequel s 'estant attaquè d luyd la lucîe, &reprenant toujiours nouuelle sorce,si toftqùil estoit mispar terre, il
efleue sinalement tout en l’air,&l’estoujse entre fes vigoureux bras. L a baleine encoresy ejhitpourtraiîîe
d’vne inusitèé grandeur, fur la houche de ÎHellesponte, de laquelîe ildeliure Heftone. E T Bufyrîs majsacrê
en Egypte, ou il fdcristoit lespajsans. E N F i N lefoulagement d’Athlas, qùil ayde d fonftenirle Cielpreft
d tomber sitns ce feconrs. A v E C toutplein d’autres exploiîîs tejmoignans leslabeurs celebresde cetant
signalè Heroè, dont estoit embelly îescu du preux Eurypile, lequel îauotteu de fon pere Telephe Jîls dudit
Hercule.

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