Philostratus, Flavius [Hrsg.]; Philostratus <Iunior> [Hrsg.]; Callistratus <Sophista> [Hrsg.]; Vigenère, Blaise de [Übers.]; Artus, Thomas [Übers.]
Les Images Ov Tableavx De Platte Peintvre Des Deux Philostrates Sophistes Grecs Et Des Statves De Callistrate — Paris, 1629 [Cicognara Nr. 1933-2]

Seite: 694
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<5s>4 prothes ilavs.

qui combattirent deuant Troye, tant ie suis possedé de ces demy-Dieux
dont nousdeuisons. Vign. Puisquedoncquesvous y estes ainsi attendf,
desk>geons desormais d'Aulide,où la verité est que les G recs sastemblerent,
&C enfournons nostre propos par Prothesilaus. Or deuant qu’ils s'achemi-
nastentàTroye, laMyfîe estoit sous l'obeïstance de Telephus, lequel com-
battant pour les siens, fut bleste d’Achilles : carvous auez bien peu voir cela
danslesPoëtes,quine l'ont pas paste soussilence. Maisde croireque ceste
contrée-là pour auoir esté incogneuë des Grecs fust par eux saccagée, cui-
Z dans qu’elle fustdes appartenances du Roy Priam, ce seroit reprendre ce
qu’Homere a escrit du deuin Calchas, d’autat que si euxnauigeoiest selon
les aduertisfemensdes predidions, &C seregloient parlessciences diuinatoi-
res, comment est- ce qu'insciemment ils allerent aborder en ces q uartiers-là,
ou bien qu’y estans arriuez ilsignorerentque c’estoitlechemin pourallerà
Troye? mesmement qu’ils rcncontroient tant de bouuiers &de pasteurs
emmyles champs, desquelsilspouuoient prendre langue, carteste region
esttouterempliede pasturages iusques àla mer : &C ceux qui nauigent ont
accoustutné, ce me semble, de s’informer des estragers d u nom des contrées
où ils abordet. Mais s’ils nefirent rien detout cela, ny ne s’enquirent, Vlystes
ôcMenelausestans au precedentallezenambastade àTroye, ôCquiveirent
lesmursd’Ilion,ne l’auroientpasbienrematqué, cemesemble,si l’on eust
depuispermisàParméedefairevnetellefaute à laguerre,quede s'alleriet-
ter àladesbadéeàtrauers vneprouinceennetnie pourla piller &C fourrager,
au rnoyen dequoy ce fut sciemment que les Crecs laccagerent les Mysiens,
ayans oüy dire qu’ils postedoient le meilleurpays de cousles mediterranées,
&craignantque ceux qui estoient proches d Ilion ne fustent appellez à la
participation du peril. Mais cela ne lèmbloit pas tolerable à T eiephe come à
celuy qui estoit fils d’Hercule, &: quant &C quant homme vaillant &C belli-
queux, &C qui commandoità vn peuplearmé, de maniere qu’iî rintprest,&C
leua force rondclliers, &Cgens de cheual en la Mysie à luy subjedfe, car it
commandoit, ce me semble, à toute ceste estendue de pays qui est le long de
la marine, &àluy s’astocierent d’abondat pourcombattreleshabitansdela
A A hauteMysie, quelesPoëtesappelIent les Abiens: &C ceux qui gardoient les
tV'iW haratsdes iumens dont ilsboiuentle laiéf. Ledesseindes Grecs au restede
roderainsi de costé &C d’autre parlamer, ne fut pas du toutincogneu &celé,
^ carTlepolemedepeschavn mestàger à sonfrereTelephe survn Nauire de
charge Rhodien, pour luy faire entendredebouche tout ceque lesGrecs
auoient complotté de faire en Auiide, parce que lvsage des lettres&de
^ ^ l’escriture n’estoit pas cncores trouué, si que toute la region mediterranée
se vint liguer à cesteguerre, &C queles peuples de la Mysie, &C de Ia Scythie,
estoient desormaisÆn campagne. Certes, Prothesilaus m’a concé que ceste
rencontre fut lâ plus forte que les Grecs eurent contre les peuples de l’A fîe,
voire plus griefue que tous les faidls d’armes qui furent exploidlez à T roye,
car &C en gros &en particulier c’estoient tous hommes esprouuez ceux
qui vindrent au secours deTelephe. Et comme les Grecs celebroient les
Eacidessur tous autres,les Diomedes,&C les Patrocles, demesme lenomde

Telephe
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