Philostratus, Flavius [Hrsg.]; Philostratus <Iunior> [Hrsg.]; Callistratus <Sophista> [Hrsg.]; Vigenère, Blaise de [Übers.]; Artus, Thomas [Übers.]
Les Images Ov Tableavx De Platte Peintvre Des Deux Philostrates Sophistes Grecs Et Des Statves De Callistrate — Paris, 1629 [Cicognara Nr. 1933-2]

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764. PALAMEDES.

c‘cstoieht eux qui âuoient esté authetirsdumal: &C nous, disoit-il, nous res-
sentansdeleuroutragesommesicy venuspournousen venger: Parquoy il
faut e^adre nosprieresauSolcil à sonleuer,iuy sacnfians vnbeaupoulaia
p blanc non dompté ciacores. CequelesGrccsapprouuerent, ayans esté per-
suadez desraisonnemensdePalamedes. Mais Vlysscs prenant laparole: Ec
qu auons-nousaftàire, va-il dire, ny de lacrifkes ny deprieres, ny d’autres
tdlesquellessuperstitionsquepeut aüeguerPalamedes? car toüt cela nest
quvnsigne6Cpresagedccec|uidoitinfailliblemcntaduenir. Dautre-part
tout ce quiest au Ciestouc ce qui depehd de Fextrauagate confufîon, 6u de
îordrereglédesastres,Iupîterlesçait5quila eûablydelasorte^&la inuen-
té. Mais toy, ô bon Palamedes, il est beioimque tu appliques tes meditations
fantastiques à de moindreschoses,&auras beaucoup medleur compte de te
reteniràlaterre,que deratiociner ainsiauciel. A quoy Palamedesfit respô-
se : Certes, si tu estois sage &C sçauant, VlysteSj tu cognoistrois quc nul hom-
me^pourdostequil soit, ne sçauroitdiscourirdes choses celestes, s’il nen
cognoist encores plus des terrestres, dont ie ne fais doute que tu ne sois bien
despourueu: caronditqu'encrevousautresIthaquoisnaueznysaisoiis,ny
terroir proprepourles distinguer : desques.es paroles Vlysscsse trouua touc
q scandalisé : &C dés lors Palamedes commtnça àse munir &C preparer contre
ses machinations &C enuies. Or comme en vne autre congregation vn trou-
j_j peaudegruësfust venuvoleraudessus,ainfî quecela aduientbien soutient,
V ly sses iettat son regard sur Palamedes : Ces gruës-là, va-il dire, tesmoignec
aux Grecsque ce sont elles qui ont trouué les lettres, &C non pas toy. À
quoy Pàlamedes: le nc mevantepas dauoir trouüé leslettrcs,au contrai-
re, cesont ellesqui m'onttrouué: cariadisayansesté misescomme cn de«
post dans le sacrc manoir des Muses elles auoient bcsoin d vn tel personnage
que moy, dautant que les Dieux par mes conscmblables ont accoustumé de
les mettre en cuidéce ÔC pratique, Ces gruës doncques ne sapproprient pas
les lettres,mais se retenans à leur naturelle ordonnance volent ainfî : car eîles
sen vont enLybicpour y guerroyerlesPygmées, maisquant à toy, tu ne
sçauroispasparlerdordonnance, parceque tu nefaiscommunémentque
troubler Tordre és rencotres ÔC escarmouches, voulat par là taxer, ce crois^
I ie bien, Vlysses,de ce que s’ilapperccuoit quelque part,ou Hecftor,ou Sarpe-
don, ou Euée, soudain il quittoit là son rang, pour saddresser en autre en-
droit plus aisé &C de moindre affaire. Et comme il eust esté surmonté dc Pa-
lamedes plus ieune que luyen lavoguedes assemblées, il luy opposa Aga-
memnon,alleguant qu’il luy subornoitlesGrecs,pourlesattirerauparty de
Achilles. Prothesilaus dit de plus, qu’vne autredüsention &C querelle sallu-
ma entreeuxpourvnetelleoccasion. Les loupsparfoisdescedansdumont
Ida,se venoiêt ruer sur les vaiets &C les goujatsqui portoiët le bagage de sar-
mée Grecque, &C les bestes de somme qui estoieut attachées le long des tetes.
Et côme Vlysseseust eommadéaux Archers &: tireurs dcdardsde s en aller
donner desius,Palamedes alla dire : Certes,Vlysses, c est Apollon qui fait ces
animaux-làjCÔmevnpreambule annôciateurdelapeste,ainsique lesmulets
&cks chiens,lescnuoyàtpremieremetcôtrclesmaîades,pourlabeneuolece

qu’il
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