Bulletin trimestriel des antiquités africaines — 1.1882

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VIII volume du Corpus qui contient les inscriptions de l'Afrique, fait con-
naître le nombre et l'importance de ses découvertes. Nous lui devons la
publication de la plupart des inscriptions de Lamôricière, entre autres de
celle qui nous apprend le nom antique de cette localité.

C'est en 1871, que l'Académie des inscriptions et belles lettres le nomma
membre correspon 'ant de l'Institut.

En 1879, M. Cherbonneau quitta l'Algérie pour n'y plus revenir, il vint
à Paris prendre posse sion de la chaire d'Arabe vulgaire à l'Ecole des
langues Oripntales. Luge et le travail avaient ébranlé sa santé sans tou-
tefois diminuer son activité, comme on peut s'en convaincre en lisant les
nombreux mémoires qu il a donnés à la Reçue de Géographie, au Polij-
bibUon, etc. '. .

Au moment ou la mort vint le frapper vers la lin de l'an dernier, il
achevait d'écrire la légende territoriale de l'Algérie, dans laquelle il
explique l'origine et le sens des noms géographiques employés par les
Indigènes do notre pays. L'espace nous manque pour analyser l'œuvre du
savant q< e nous venons de perdre, ses ouvrages didactiques, grammaires,
dictionnaires, éditions et traductio s des auteurs Arabes, sont entre les
mains de tous les Arabisans. Nous avons parlé de ses ouvrages d'archéo-
logie et de ses études historiques, mais il faudrait feuilleter toutes les
publications qui se sont occupées de l'Algérie pour avoir une idée complète
de ses travaux.

G. Poinssot.

M. FLOR1AN VALLENTIN

M. Florian Vallentin, directeur du Bulletin épi graphique de la Gaule,
est mort le 20 mai. a l'âge de 32 ans, au retour d'un voyage de noces en
Italie, en pleine possession du bonheur, environné de l'estime due à son
mérite et à ses travaux, et précédé des plus bt lies espé ances

Ceux qui savent combien il est difficile, même à Paris, de fonder et
surtout de faire vivre une revue, ont été surpris à bon droit qu'un homme,
jeune encotc, vivant dans un déparlement éloigné des centres d'études,
ait pu grouper, à l'étranger aus>i bien qu'en France, les collaborateurs
les plus distingués ; c'est que, comme savant, par ses travaux antérieurs,
comme homme privé, par son tact exquis, par l'aménité et par la loyauté
de ses relations, il avait conquis toutes les sympathies. Qui donc, après
l'avoir connu, n'aurait pas été tout dispos- à lui (aire plaisir ? Si à ces
qualités on ajoute un réel talent d'administrateur et un dés nt ressèment
complet, on s'expliquera le succès vraiment surprenant, je dirai même
inespéré pour ceux qui ne connaissaient pas M. Vallentin, de l'œuvre
entreprise.

Quoique spécialement destinée à la Gaule, la revue de M Vallentin a
publié d'excellents mémoires sur l'épigrapbie de l'Afrique romaine; à ce
titre, un souvenir et un hommige tout particuliers étaient dus à la
mémoire de son regretté fondateur, par le Bulletin des antiquités afri-
caines.

II. Thkdenat.

Paris. — Imp. centr. de journaux, 14, r. des Jeûneurs. A. Devillaire, dir
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