Bartsch, Adam von
Le peintre graveur (Band 7) — Wien, 1808

Page: 302
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3o3 JEAN BAUDOUIN GRUN.

gramme, îl faut donc croire, que toutes
les pièces qui en sont marquées, viennent
d'un même maître, et ce d'autant plus que
3e dessein décèle le même goût. Il s'agit
seulement de savoir lequel des trois noms
est celui que ce monogramme désigne.

Quelques auteurs modernes nomment
Hans Bresang, mais personne ne connoît
cet artiste. Sandrart (T. II. liv. III. p. 237)
explique ce monogramme par Hans Gru-
newald, et une preuve que c'est de notre
artiste qu'il parle, c'est qu'il détaille, à ne
pas s'y méprendre, comme venant de lui,
les Sorcières (Nr. 55. de notre catalogue.)
Il dit, qu'on a de ce maître plusieurs gra-
vures en bois, et entre autres quelques
femmes nues et grasses, assises auprès du
Jeu, avec un pot de graisse, une fourche
et des boucs, prêtes à partir pour le Sabbath.
Cependant Sandrart est ici en erreur, et
ii est certain, qu'il confond le nom de Hans
Grunewald avec celui de Hans Baldung
Grùn qui est, à ne pas douter, le véritable
nom de notre artiste, ainsi que cela résulte
des témoignages les plus anciens et les plus
irréfragables. Nous avons vu dans la col-
lection du duc Albert de Saxe-Teschen
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