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Institut Egyptien <al-Qāhira> [Editor]
Bulletin de l'Institut Egyptien — 3.Ser. 9.1898(1899)

DOI issue:
Nr. 7
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Piot, Jean-Baptiste: Le quatrième congrès pour l'étude de la tuberculose
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https://doi.org/10.11588/diglit.12695#0290

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BULLETIN DE l'iNSTTTUT EGYPTIEN

adresser ces reproches aux quatre Congrès de la tuberculose qui ont
eu lieu depuis 18S8, sur l'initiative de mon confrère et ami,
M. Butel, de Meaux. Tous ont réuni un grand nombre d'adhérents
dans toutes les parties du globe ; tous ont été suivis avec le plus
louable empressement; l'ordre du jour de chaque séance, toujours
très charge, montrait la somme considérable de labeurs acharnés
que s'étaient imposés les congressistes afin d'éclairer le champ assez
restreint de nos connaissances sur la tuberculose, et il n'est que
juste d'attribuer à ces Congrès, ainsi qu'aux œuvres de la tubercu-
lose qui en dérivent, l'immense courant d'opinion qui a, en quelque
sorte, imposé aux pouvoirs publics de presque tous les pays d'Europe
l'admission de la tuberculose parmi les maladies contagieuses et
l'adoption de mesures prophylactiques sévères pour en empêcher
la propagation.

Le dernier congrès, présidé par mon ancien maître, M. Nocard,
a obtenu un succès au moins égal aux précédents. L'alliance entre
la médecine de l'homme et celle des animaux, proclamée par le
regretté Verneuil qui affirmait l'unité de la science médicale, l'éga-
lité de ceux qui la cultivent et démontrait la fraternité qui règne
entre tous ses représentants, cette alliance a produit les meilleurs
résultats sur le terrain commun de la médecine expérimentale où
les deux médecines se rendent de si nombreux services.

Le cadre de plus en plus étendu des maladies microbiennes fournit
à chaque instant la preuve de fécondité de la cette alliance, et pour
ne citer qu'un fait à l'appui de cette thèse, j'invoquerai la décou-
verte sensationnelle de la tuberculine de Kockh qui, par elle-même,
ne serait plus aujourd'hui qu'une curiosité de laboratoire, sans
aucune utilité thérapeutique, si elle n'était devenue en vétérinaire,
surtout par les admirables travaux de M. Nocard, le plus précieux
et le plus fidèle moyen d'assurer en même temps le diagnostic pré-
coce de la tuberculose animale, et d'appliquer ainsi les mesures
prophylactiques permettant de supprimer dés leur apparition de
nombreux foyers tuberculeux.

Je n'essaierai pas de vous analj'ser même sommairement la cen-
taine de mémoires présentés au dernier congrès ; ce serait, de
propos délibéré, vouloir abuser de votre patience. Aussi me bor-
nerai-je à synthétiser les conclusions des mémoires, des discussions
 
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