Bulletin du Musée National de Varsovie — 31.1990

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e storiche, e infine schizzi architettonici ed ornamentali16. La prima delle categorie succitate,
disegni anatomici, appartiene alla stessa che gli schizzi del foglio qui ora presentato .Se non
fosse stata la differenza di misure tra le pagine dello Sfogliatazzo (340 X 230 min) ed il foglio di
schizzi (404x256 min), si potrebbe pensare che il foglio facesse parte dello Sfogliatazzo. Se si
scarta questa ipotesi, il foglio di schizzi giovanili di Giorgio Bonola rappresenta un dato im-
portante del suo lascito artistico, in quanto chiarisce alcuni punti e passaggi della biografia e dell’
educazione artistica di questo pittore e scrittore d’arte del Seicento milanese.

16. C. Carena, op. cit., p. 34, nota 3.

Si ringrazia il sig. R. Catalini dell’Istituto Italiano di Cultura a Varsavia per il suo contributo nella redazione italiana del
testo, revisionato da Alberto Rizzi.

Iwona Danieleivicz

LE NOIR ET LE BLANC.

D’UN ASPECT DE LA PEINTURE ACADÉMIQUE DU XIXe SIÈCLE

”Et cependant, n’a-t-il pas beauté et son charme indigène, cet habit tant victime? N’est-il
pas l’habit nécessaire de notre époque, souffrante et portant jusque sur ses épaules noires et
maigres le symbole d’un deuil perpétuel? Remarquez bien que l’habit noir et la redingote ont
non seulement leur be iute politique, qui est l’expression de l’égalité universelle, mais encore
leur beauté poétique, qui est l’expression de l’âme publique; — une immense defilade de croque-
-morts, croque-morts politiques, croque-morts amoureux, croque-morts bourgeois. Nous
célébrons tous quelque enterrement. (...) Que le peuple des coloristes ne se révolte pas trop;
car, pour être plus difficile, la tâche n’en est que plus glorieuse. Les grands coloristes savent
faire de la couleur avec un habit noir, une cravate blanche et un fond gris1”. Baudelaire écri-
vit ces mots en 1846; il croyait que l’héroïsme de la vie à son époque ne cède en rien à l’héroïsme
des tempe passés. Il fit de l’habit noir un des symboles de son temps. Les années 50 et 60 du
XIXe s. témoignent du recours fréquent au noir dans les tableaux. Il s’agit non seulement du
modelé de clair-obscur. Plusieurs artistes opèrent le contraste entre des taches claires et sombres,
ce contraste étant souvent réduit à l’opposition du noir et blanc, et du gris.

Le dernier quart du XIXe s., c’est l’époque où les impressionnistes fêtent leur triomphe, Renoir
et Monet commencent à exposer leurs travaux au salon officiel, plusieurs artistes modifient
le coloris de leurs toiles le dotant de plus de lumière; c’est aussi l’époque où reapparaissent les
tableaux soit monochromes, soit à un coloris visiblement réduit où l’opposition noir-blanc joue
le rôle décisif. Ce phénomène fut vite remarqué par de nombreux critiques et artistes2. En 1905,

1. Ch. Baudelaire, ”De l’héroisme de la vie moderne” (in) Oeuvres complètes. Edition établie et annotée par Y. G. La Dant.ec,
revisée, complétés et présentée par G. Pichois, Paris, 1961, p. 950—951.

2. L. Decamps, ’’Exposition d’oeuvres de l’art exécutées en noir et blanc”, L'Art, 1876, p. 199—202; F. Féneon, ’’Exposition
Internationale de blanc et noir” (in:) Oeuvres, Paris, 1948, p. 145—149; P. Mantz, ”La peinture française. Exposition uni-
verselle de 1889”, Gazette des Beaux-Arts (GBA), III/III, 1889, p. 503—506; R. de la Sizeranne, Les questions esthétiques
contemporaines, Paris, 1904, p. 86; C. Mauclair, De Watteau à Whistler, Paris, 1905, p. 152; A. Alexandre, ’’Les arts fran-
çais à l’âge critique; les Salons de 1889—1900”, GB A, VI/IX, 1934, p. 318.

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