Société de l'Histoire de l'Art Français [Hrsg.]
Bulletin de la Société de l'Histoire de l'Art Français — 1910

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très heureux de savoir ce qu’est devenu le portrait de la
jeune Dauphine « peinte dans une rose », exécuté en
1770 et exposé quatre ans après à l’Académie de Saint-
Luc. A propos de ce travail, Vincent de Montpetit eut les
honneurs d’une mention dans le Mercure* et dans la
Galette de France1 2.

« Ce qui rend ce tableau plus précieux », disait le
Mercure, « c’est qu’il est peint dans la manière éludo-
rique, inventée par le sieur de Montpetit, pour rendre la
peinture à l’huile inaltérable et transmettre aux siècles à
venir, avec toute leur fraîcheur, les traits d’une princesse
qui fait le bonheur et l’ornement de ce siècle. »

Il y a dans ces pronostics une étrange ironie; il est
fâcheux que la peinture éludorique, parmi tant d’attri-
buts, n’ait pas eu aussi le don de résister aux intempé-
ries humaines, plus destructrices, dit-on, que toutes les
autres3.

— M. P. Vitry signale que des portraits de Mme Victoire
pourraient se trouver dans la famille de Champchevrier.
Cette famille, qui compte parmi ses ascendants un inten-
dant de Mesdames, a possédé deux bustes de Mme Vic-
toire par Houdon.

— MM. Tourneux et Furcy-Raynaud fournissent
quelques renseignements complémentaires sur Vincent de
Montpetit.

Un fragment du tombeau du musicien Henry du Mont
au Musée du Louvre.

(Communication de M. Paul Vitry.)

Parmi les derniers fragments rapportés des chantiers
de Saint-Denis au Louvre en 1898 et provenant sans doute

1. Octobre 1770, p. 172-174.

2. Vendredi 28 septembre 1770, p. 318. Nous devons cette
indication à M. F. Bruel, attaché au Cabinet des Estampes.

3. Les habitants de Brest, toutefois, ont eu la chance de voir
des spécimens du genre éludorique dans une exposition rétros-
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