Société de l'Histoire de l'Art Français [Editor]
Bulletin de la Société de l'Histoire de l'Art Français — 1912

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désormais indispensable aux planches des Plus excellents
bastiments de France de Du Cerceau et il insiste sur les
reproductions d’un modèle en bois du château de Cham-
bord sur lequel on avait beaucoup discuté jusqu’à présent
sans en connaître l’image. Sans prendre parti dans la
grave question de l’attribution du célèbre château royal,
il semble vraisemblable de rapprocher ce patron, qui dif-
fère en bien des points de l’édifice construit (par l’emploi
du plein cintre dans les ouvertures, le dessin des colonnes
et pilastres, ce projet est d’inspiration très italienne), du
texte bien connu des Comptes des bâtiments (t. II, p. 204)
où est marqué un paiement à Dominique de Cortone,
architecte, pour des « patrons », parmi lesquels celui du
château de Chambord.

M. Paul Vitry signale l’entrée au Louvre de trois
importants bustes en marbre du xvme siècle. Le premier
est un legs de M. Albert de Vandeul qui en avait réservé
l’usufruit à ses neveux et héritiers, MM. Levasseur, et
que ceux-ci ont libéralement cédé au Louvre sans plus
attendre. C’est le portrait de Diderot par Houdon, exposé
au Salon de 1771, dont le Louvre possédait déjà la terre
cuite. Le marbre avait appartenu à M“e de Vandeul, fille
de Diderot et grand’mère du donateur1.

Les deux autres, qui proviennent aussi directement des
familles des personnages représentés, ne sont malheureu-
sement entrés au Louvre qu’à des conditions singulière-
ment plus onéreuses. C’estle bustede Malesherbespar Hou-
don, signé et daté de 1784, une des plus belles effigies que
nous ait certainement laissé le maître, bien qu’il n’ait pas
figuré au Salon et n’ait été signalé jusqu’ici par aucun des
biographes de Houdon et, d’autre part, le buste d’Helvé-
tius par jl-J. Caffieri, au revers duquel se lit l’inscription :
Claude-Adrien Helvétius, né en janvier 1715, mort le
26 décembre 1 y y 1, fait par J.-J. Caffieri en *772. C’est
donc un buste dont le marbre tout au moins fut exécuté

1. Voir l’article de M. M. Tourneux dans Les Musées de
France, 1912, n” 1.
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