Société de l'Histoire de l'Art Français [Editor]
Bulletin de la Société de l'Histoire de l'Art Français — 1920

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devrons la maintenir à ce taux ou s’il faudra l’augmenter
temporairement.

La question que nous posons ici est très importante :
c’est celle de l’avenir des publications scientifiques en
France. Il ne faut pas nous dissimuler que les événements
récents n’ont pas été favorables aux hautes études inté-
ressées. D’abord, un certain nombre des nôtres sont tom-
bés, dont la carrière promettait d’être féconde. De plus,
ces obstacles matériels tendent à réduire les possibilités
de publier. Nous devons redoubler d’efforts pour mainte-
nir la culture française à son ancien niveau. Dans cet
ordre d’idées, je vous rappellerai que, dès maintenant,
nous ne sommes pas restés inactifs. Nous avons repris le
projet de Congrès d’histoire de l’art dont vous aviez adopté
le principe en 1913. Il serait prématuré de vous donner
aujourd’hui des détails sur cette manifestation internatio-
nale dont l’initiative revient à la France, mais nous espé-
rons qu’elle pourra avoir lieu à l’automne 1921 et qu’elle
réunira à Paris les principaux historiens de l’art, tant de
France que des autre pays invités par nous.

Nous attirons également votre attention sur l’effort
tenté par les différentes Sociétés de sciences philoso-
phiques, historiques, philologiques et juridiques. Préoc-
cupées des conditions de travail qui leur étaient faites dans
les circonstances présentes, elles ont conçu le projet d’une
Fédération qui leur donnerait auprès des pouvoirs publics
l’autorité dont elles ont besoin, qui leur permettrait de
résoudre plus facilement par la force que donne le grou-
pement toutes les questions qui se posent vis-à-vis des
imprimeurs et des éditeurs. Votre Comité étudie l’affi-
liation de la Société de l’Histoire de l’Art français à cette
Fédération et il ne manquera certainement pas de lui
apporter votre adhésion s’il lui apparaît qu’un tel orga-
nisme est de nature à contribuer .au maintien de la cul-
ture française dans Père difficile où nous sommes entrés.

Ne nous dissimulons pas que les années qui vont venir
seront dures et que, pour bien accomplir le devoir qui
nous incombe, nous ne devons pas nous contenter, comme
par le passé, de publier deux ou trois volumes par an;
nous devons aussi rester en relations constantes avec
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