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Musées Royaux des Arts Décoratifs et Industriels <Brüssel> [Editor]
Bulletin des Musées Royaux des Arts Décoratifs et Industriels — 3.1903/​4(1904)

DOI issue:
No 1 (1903)
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https://doi.org/10.11588/diglit.24673#0011
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DES ARTS DÉCORATIFS ET INDUSTRIELS

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sacrée à terminer nos fouilles à Hibeh; commencées

ressantes ; cependant, deux beaux portraits de
momie d’époque romaine forent découverts...
Dans une salle d’une petite construction adja-
cente au mur Est de la ville, on trouva un cer-
tain nombre de statuettes funéraires avec base
inscrite, et dans une tombe de la même époque
le grand sarcophage exposé, un autre conservé au
Caire ainsi que des vases canopes, de nombreux
ushabtis et une statuette de bronze d’Osiris d’assez
grande taille, etc. (i).

Le grand sarcophage dont il est ici question nous
a été généreusement offert par le comité de l’Egypt
Exploration Fund, et les reproductions que nous en
donnons permettront d’apprécier à sa juste valeur
ce don précieux. Nos collections ne possédaient
jusqu’à présent aucun cercueil de ce type dont
les spécimens sont assez rares, eu égard principa-
lement à la fragilité de la décoration.

Ces cercueils sont faits en bois sculpté donnant
à l’ensemble la forme générale de la momie elle-
même enveloppée dans ses bandelettes. La tête
seule est traitée avec quelques détails et vise à être
un portrait fidèle du défunt. Le bois est recouvert
entièrement de toile, et sur le tout on a placé une
sorte de stuc sur lequel sont peints les ornements.
La sécheresse de l’air, les cahots du transport
risquent fort d’altérer gravement cet enduit fra-
gile. Pour notre spécimen, le cercueil proprement
dit a beaucoup souffert et seules quelques traces
permettent d’affirmer qu’il possédait une décora-
tion analogue à celle du couvercle ; quant à celui-
ci il s’est heureusement mieux conservé. Aux
divers endroits où les pièces de bois se rejoignaient
la décoration a souffert, sans que ces détériora-
tions aient en rien détruit cependant, l’harmonie
générale des peintures.

La figure du mort est douce et calme, un léger
sourire errant sur les lèvres, les yeux grands ou-
verts et peints à l’imitation des yeux en émail que
l’on trouve parfois enchâssés dans le masque ; les
chairs sont à l’ordinaire peintes en brun-rouge, la
couleur des hommes, et la barbe soigneusement
tressée pend sur la poitrine, légèrement recourbée
à son extrémité. Le visage est encadré de la lourde
perruque peinte de lignes alternativement bleu et
blanc. Sur la poitrine s’étale un collier imitant les
émaux les plus riches et dont les fermoirs ont l’as-
pect de têtes de faucon surmontées du disque
solaire. C’est le collier Ousekh qui, d’après une
des prescriptions du Livre des morts, devait être
attaché au cou de la momie le jour des funérailles.

l’année précédente... A côté des papyrus, les tom-
bes ptolémaïques fournirent peu d’antiquités inté-

(i) Catalogue of Egyptian antiquities found by prof.
Flinders Petrie at Abydos and DIS Grenfell and Hunt at
el Hibeh, Oxyrhynchus, etc.,... exhibited at University
College, Goiver Street. London, 1903, p. 4.
 
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