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BULLETIN DES MUSÉES ROYAUX
régulière de notre 7?zz//gfzM, est intervenu à son
tour dans cette exposition d'art ancien, en y exé-
cutant plus de goo clichés, destinés en partie à la
publication de l'album annoncé pour les premiers
jours de l'an prochain, en partie à la simple con-
servation de tant de documents précieux, qu'il
avait été si laborieux de réunir et dont nous allons
pouvoir fournir, à peu de frais, des reproductions
à tous ceux qui voudraient les acquérir.
L'Exposition des arts anciens bruxellois amena,
de notre part, une intervention du même'genre.
Nos musées y furent représentés par leurs tapis-
series les plus précieuses : la Zf^cgzz^ Crozx, le
7?Z^fé/ZZg zfzz C/^ZV.S'7, la Fzbz^g g/ MZ7%h? ^4/ZZZg zzzw
7'A*zz/hzz7 y&sw, le triptyque de la Vierge du
Sablon, la Æ%h%z7/g z7g TVz'zzzz^ozV.
Il n'était pas très indiqué, semblait-il, de nous
priver de ces trésors au moment même où l'af-
fluence des étrangers allait nous amener un sur-
croît de visiteurs. Mais la collection des tapisseries
réunies au Cercle artistique était tellement remar-
quable que nous devions tenir à honneur d'y figu-
rer avec un contingent digne de notre pays. Les
expositions spéciales de l'espèce sont, d'ailleurs,
toujours fécondes en enseignements. La démon-
stration en a été suffisamment faite à Bruges dans
cette exposition des primitifs flamands, que Paris
s'empressa d'imiter pour la France.
Le côte à côte dans lequel on y retrouve des
pièces capitales, apparentées comme œuvres, mais
généralement dispersées sur tous les points de l'Eu-
rope, ce côte à côte, dis-je, permet des comparai-
sons et des rapprochements impossibles sans cela.
C'est une ressource inappréciable pour faire la lu-
mière sur les ouvrages principalement où la facture,
le mode de travail suit la principale source d'où
elle puisse jaillir. Tel est le cas certainement pour
les tapisseries et il en résultait pour nous le devoir
de tenir notre partie dans le merveilleux concert
que fut l'exposition en question. Personne ne s'en
est plaint d'ailleurs, tout amateur prenant quelque
intérêt à la tapisserie n'ayant pas manqué naturel-
lement d'aller admirer nos tapisseries avec les autres
dans l'endroit qui s'indiquait pour cela.
Il en fut de même pour nos retables. Nos
grandes pièces, telles que le retable de Saint-
Georges, celui de la Famille de sainte Anne, ont
certainement été remarquées et appréciées au
Cercle artistique beaucoup plus et dans de meil-
leures conditions qu'elles ne l'eussent été dans nos
propres galeries.
M. le conservateur Destréea pris de nouveau une
notable part à cette artistique entreprise, dont le
catalogue est, du reste, son œuvre.
Je n'ai, d'autre part, pas besoin de dire le rôle
qu'a joué dans l'organisation de cette même Expo-
sition M. Jean De Mot, attaché des musées
royaux. Tous ceux qui l'ont suivie quelque peu
connaissent l'activité qu'il y a déployée pendant
des mois.
Il faut bien que j'ajoute à cette énumération,
que d'aucuns peut-être trouveront plutôt complai-
sante, mais qui n'est, au fond, que justice rendue,
que j'ajoute, dis je, un tertio : l'Exposition rétro-
spective de l'art belge. Là, sans doute, notre con-
tribution en objets ne fut pas bien importante, bien
que nous fussions également représentés à cet
égard, notamment par la jolie maquette du monu-
ment Breydel et de Coninck, par Paul de Vigne.
Mais notre personnel fut appelé à donner là encore
une aide sérieuse. M. Georges Macoir, attaché des
musées, a secondé activement, en qualité de secré-
taire adjoint de l'Exposition, le distingué secrétaire
de la Société royale des Beaux-Arts, M. Paul Lam-
botte, dont l'éloge n'est plus à faire. C'était une
rude tâche assurément que l'entreprise de cette
remarquable exhibition. On sait à quel point elle a
réussi et nous sommes heureux d'avoir pu, par la
présence d'un de nos membres, y contribuer dans
une mesure qu'il ne nous appartient pas de
qualifier.
D'autre part notre service de photographies exé-
cutait pour la Commission organisatrice, sous la
direction de M. l'architecte Acker, les clichés de
monuments et constructions diverses, disséminés
en Belgique qui formèrent le fond de l'intéressante
galerie des architectes belges, réprésentés pour
la première fois, je pense, par des ensembles
<s nature s-autrement compréhensibles et attrayants
pour le public que ces plans arides et ces coupes
énigmatiques qui lui ont fait prendre l'habitude de
fuir, dans les Expositions, les locaux dans lesquels il
les aperçoit.
Toutes les vues ainsi exposées ont été gracieuse-
ment offertes à nos musées. Nous sommes donc
loin de nous plaindre d'avoir été amenés à les exé-
cuter. Ce que nous en disons n'a d'autre but,
comme tout ce qui précède d'ailleurs, que d'expli-
quer une fois de plus comment, durant plus de six
mois, l'activité de notre personnel, s'est trouvée
déplacée, et comment aussi l'apparition régulière
du 7?zz//<?/z'z; s'en est totalement ressentie. Nous
aimons à croire que, loin d'y trouver un grief à
notre charge, on nous fera peut-être quelque hon-
neur d'avoir, partout où nous l'avons pu, mis notre
ardeur et nos soins à rehausser ces belles fêtes,
dont la nation a si justement le droit de s'enor-
gueillir.
E. VAN OvERI.OOP.
BULLETIN DES MUSÉES ROYAUX
régulière de notre 7?zz//gfzM, est intervenu à son
tour dans cette exposition d'art ancien, en y exé-
cutant plus de goo clichés, destinés en partie à la
publication de l'album annoncé pour les premiers
jours de l'an prochain, en partie à la simple con-
servation de tant de documents précieux, qu'il
avait été si laborieux de réunir et dont nous allons
pouvoir fournir, à peu de frais, des reproductions
à tous ceux qui voudraient les acquérir.
L'Exposition des arts anciens bruxellois amena,
de notre part, une intervention du même'genre.
Nos musées y furent représentés par leurs tapis-
series les plus précieuses : la Zf^cgzz^ Crozx, le
7?Z^fé/ZZg zfzz C/^ZV.S'7, la Fzbz^g g/ MZ7%h? ^4/ZZZg zzzw
7'A*zz/hzz7 y&sw, le triptyque de la Vierge du
Sablon, la Æ%h%z7/g z7g TVz'zzzz^ozV.
Il n'était pas très indiqué, semblait-il, de nous
priver de ces trésors au moment même où l'af-
fluence des étrangers allait nous amener un sur-
croît de visiteurs. Mais la collection des tapisseries
réunies au Cercle artistique était tellement remar-
quable que nous devions tenir à honneur d'y figu-
rer avec un contingent digne de notre pays. Les
expositions spéciales de l'espèce sont, d'ailleurs,
toujours fécondes en enseignements. La démon-
stration en a été suffisamment faite à Bruges dans
cette exposition des primitifs flamands, que Paris
s'empressa d'imiter pour la France.
Le côte à côte dans lequel on y retrouve des
pièces capitales, apparentées comme œuvres, mais
généralement dispersées sur tous les points de l'Eu-
rope, ce côte à côte, dis-je, permet des comparai-
sons et des rapprochements impossibles sans cela.
C'est une ressource inappréciable pour faire la lu-
mière sur les ouvrages principalement où la facture,
le mode de travail suit la principale source d'où
elle puisse jaillir. Tel est le cas certainement pour
les tapisseries et il en résultait pour nous le devoir
de tenir notre partie dans le merveilleux concert
que fut l'exposition en question. Personne ne s'en
est plaint d'ailleurs, tout amateur prenant quelque
intérêt à la tapisserie n'ayant pas manqué naturel-
lement d'aller admirer nos tapisseries avec les autres
dans l'endroit qui s'indiquait pour cela.
Il en fut de même pour nos retables. Nos
grandes pièces, telles que le retable de Saint-
Georges, celui de la Famille de sainte Anne, ont
certainement été remarquées et appréciées au
Cercle artistique beaucoup plus et dans de meil-
leures conditions qu'elles ne l'eussent été dans nos
propres galeries.
M. le conservateur Destréea pris de nouveau une
notable part à cette artistique entreprise, dont le
catalogue est, du reste, son œuvre.
Je n'ai, d'autre part, pas besoin de dire le rôle
qu'a joué dans l'organisation de cette même Expo-
sition M. Jean De Mot, attaché des musées
royaux. Tous ceux qui l'ont suivie quelque peu
connaissent l'activité qu'il y a déployée pendant
des mois.
Il faut bien que j'ajoute à cette énumération,
que d'aucuns peut-être trouveront plutôt complai-
sante, mais qui n'est, au fond, que justice rendue,
que j'ajoute, dis je, un tertio : l'Exposition rétro-
spective de l'art belge. Là, sans doute, notre con-
tribution en objets ne fut pas bien importante, bien
que nous fussions également représentés à cet
égard, notamment par la jolie maquette du monu-
ment Breydel et de Coninck, par Paul de Vigne.
Mais notre personnel fut appelé à donner là encore
une aide sérieuse. M. Georges Macoir, attaché des
musées, a secondé activement, en qualité de secré-
taire adjoint de l'Exposition, le distingué secrétaire
de la Société royale des Beaux-Arts, M. Paul Lam-
botte, dont l'éloge n'est plus à faire. C'était une
rude tâche assurément que l'entreprise de cette
remarquable exhibition. On sait à quel point elle a
réussi et nous sommes heureux d'avoir pu, par la
présence d'un de nos membres, y contribuer dans
une mesure qu'il ne nous appartient pas de
qualifier.
D'autre part notre service de photographies exé-
cutait pour la Commission organisatrice, sous la
direction de M. l'architecte Acker, les clichés de
monuments et constructions diverses, disséminés
en Belgique qui formèrent le fond de l'intéressante
galerie des architectes belges, réprésentés pour
la première fois, je pense, par des ensembles
<s nature s-autrement compréhensibles et attrayants
pour le public que ces plans arides et ces coupes
énigmatiques qui lui ont fait prendre l'habitude de
fuir, dans les Expositions, les locaux dans lesquels il
les aperçoit.
Toutes les vues ainsi exposées ont été gracieuse-
ment offertes à nos musées. Nous sommes donc
loin de nous plaindre d'avoir été amenés à les exé-
cuter. Ce que nous en disons n'a d'autre but,
comme tout ce qui précède d'ailleurs, que d'expli-
quer une fois de plus comment, durant plus de six
mois, l'activité de notre personnel, s'est trouvée
déplacée, et comment aussi l'apparition régulière
du 7?zz//<?/z'z; s'en est totalement ressentie. Nous
aimons à croire que, loin d'y trouver un grief à
notre charge, on nous fera peut-être quelque hon-
neur d'avoir, partout où nous l'avons pu, mis notre
ardeur et nos soins à rehausser ces belles fêtes,
dont la nation a si justement le droit de s'enor-
gueillir.
E. VAN OvERI.OOP.


