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Musées Royaux des Arts Décoratifs et Industriels <Brüssel> [Editor]
Bulletin des Musées Royaux des Arts Décoratifs et Industriels — 1908

DOI issue:
No 1 (1908)
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https://doi.org/10.11588/diglit.27141#0033
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DES ARTS DÉCORATIFS ET INDUSTRIELS.

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en rabattre et il nous semble établi, pour plusieurs
raisons, que lacques Voys n’a pu avoir vécu qu’au
xvixe siècle et, dans ces conditions, n’a pu fabriquer
la demi-armure de Madrid. Le poinçon de celle-ci
est donc indéterminé et, par la même occasion,
celui de notre armure de joute l’est également.
Au surplus, rien ne prouve que J. Voys fût Fla-
mand.Toutefois, et ceci est un renseignement inté-
ressant, il semble permis de croire, grâce notam-
ment à des renseignements fournis par des
inventaires et à cause de la présence d’inscrip-
tions en vieux flamand sur la demi-armure de
Madrid, que celle-ci est l’œuvre d’un fourbisseur
flamand. Le poinçon qu’elle porte serait donc
celui d’un artiste flamand : il en serait de même
alors du poinçon figurant sur les brassards de
notre armure de joute.

Une observation non moins intéressante a trait à
notre armure de guerre renforcée pour la joute,
datant de la seconde moitié du xvie siècle et qui
passe pour avoir appartenu à Philippe II. La
partie supérieure du plastron de cette armure
porte les poinçons ci-contre, qui
figurent également sur une armure
de guerre ayant appartenu à Phi-
lippe II, et faisant partie des col-
lections de l’Armeria de Madrid. Cette armure,
décoréede bandes gravées à l’eau-forte et dorées sur
lesquelles alternent des flammes, des fusils et des
croix de Saint-André, se trouve reproduite dans
un précieux manuscrit de l’Armeria « l’Inventaire
enluminé de Charles-Quint ». Au dos de l’esquisse
reproduisant cette armure, figure une mention
manuscrite en caractères du xvie siècle, portant :
« Ceci est le modèle de l’armure aux croix de
St-André qu’a à faire maître Wolf, armurier de
Landshut, auquel fut porté une copie de cette
esquisse, à Augsbourg, au mois d’avril 1551 '. »
Renseignement précieux qui permet d’attribuer, à
coup sûr, l’armure en question du Musée de Ma-
drid à Sigismond Wolf, de Landshut.

Les poinçons qui figurent sur le bord supérieur
de cette armure de Madrid sont donc ceux de
S. Wolf, c’est établi aujourd’hui du reste, et, par
conséquent, à n’en pas douter, c’est également à cet
armurier que nous devons attribuer notre armure
de Philippe II, du Musée de la Porte de Hal,
puisqu’elle porte les mêmes poinçons qui, jusqu’ici,

1 « Es esta pintura de las armas de bastones de guerra
que a de hazer mase bolfe, armero Delançuete que lleva
otra tal desde Agusta en el ano de 51 en el mes de
Abril. »

Cf. Catâlogo histôrico-descriptivo de la Real A rmeria de
Madrid, por el Conde Vd0 de Valencia de don Juan,
p. 87, note 1; Madrid, Hauser y Menet, MDCCCXCVIII.

avaient été donnés à Wilhelm de Worms le
Jeune. Tel est également l’avis de notre collègue
et ami, M. Edgar de Prelle de la Nieppe, conser-
vateur de notre Armeria.

G. Macoir.

DONS.

Nous avons reçu pour nos collections :

De M. Lucien Delmoitié, des souvenirs mor-
tuaires du xvirie siècle, quelques-uns imprimés sur
des cartes à jouer ; une ancienne mesure (un pied);
une chemise de Léopold Ier (avec couronne
royale) ;

De M. Stéphane Gsell, directeur du Musée
national des antiquités algériennes, quatre monu-
ments lapidaires provenant de Mdaourouch et por-
tant des inscriptions de dates très différentes,
offrant des exemples instructifs de l’écriture et du
formulaire épigraphique dans l’Afrique romaine e't
byzantine ;

De M. Carlo Popoi.ani, médecin à Damas, des
vases et divers objets intéressant notre collection
céramique ;

De M. Paul Gaudin, directeur du chemin de fer
de Hedjaz, à Haïfa, un lion en terre cuite, phé-
nicien ;

• De M. Misson, vice-consul de Belgique à Damas,
un phallus de pierre, trouvé en Arabie ;

De M. Joseph Destrée, conservateur des Musées
Royaux, une penture de porte, du xvie siècle, en
fer forgé, ornée du fusil de Bourgogne, dit bri-
quet ;

De M. le vicomte Abbate de Favignana, deux
planchettes d'un sarcophage de l’époque romaine,
avec figures, et un grand fragment d’une toile de
momie, de la même époque, avec peinture de la
partie supérieure d’un Osiris ;

De M. Pelle, antiquaire à Bruxelles, 22 carreaux
en faiënce de Delft, tous différents, du xvne siècle ;

De M. De Bremaecker, des ossements et des
poteries anciennes découvertes sur la plage
d’Heyst ;

De M. Ambroise Delacre, une élégante balance
de bijoutier; objet mignon et de nature à faire
joli effet dans notre vitrine de poids et mesures,
choses dont nos pères prenaient texte pour pro-
duire de vrais bijoux, ingénieusement présentés
et joliment décorés ;

De M. Van Seymortier, pharmacien à Aude-
narde, un mortier en pierre, destiné à prendre
place dans notre « reconstitution d’une pharma-
cie » ;
 
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