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BULLETIN DES MUSÉES ROYAUX
FOUILLES A BRAY DUNES (NORD)
ELLES ont été pratiquées en un gisement
archéologique analogue à ceux de La Panne 1
et situé à 900 mètres Nord de la tour de l’église de
Bray Dunes-village et à 250 mètres de la laisse de
haute mer 2.
Une distance de 1,600 mètres le sépare du gise-
ment n° III de La Panne.
Il occupe également un fond de dunes et paraît
très étendu. Malheureusement il est recouvert, du
côté Nord-Ouest, par une dune de 4 à 5 mètres de
hauteur.
On n’y trouve pas de poteries grossières et con-
séquemment pas non plus de cylindres et de paral-
lélipipèdes. Toutes les poteries qu’on y rencontre
sont romaines ou barbares.
Foun.t.ES :
Nous y avons étudié plusieurs foyers :
Le premier, enfoui sous une cou»he de om55 de
sable non fixé, avait une épaisseur de omi5 et un
diamètre de im40. Il reposait sur une couche de
om8o de sable jaune stérile et aqueux vers le bas.
Un autre, recouvert seulement de om2o de sable
FIGURE I.
AA. — Sable mouvant.
BB. — Foyer contenant, à certaines places, des quantités de cardiums.
CC. —Sable jaurte stérile.
DD.— Second foyer.
EE. — Sable jaune, aqueux vers le bas, stérile.
FF. — Eau.
meuble, reposait directement sur un amas de car-
diums (C. edule, L.) de om3o d’épaisseur.
1. Voir nos articles précédents : 6e année, n° 1, octo-
bre 1906, p. 3, et 2e série, ire année, n° 4, avril 1908,
P- 35-
2. Ce gisement, tout à fait ignoré, a été découvert
par notre fouilleur Collard.
Un troisième était double (voir coupe, fig. 1):
Un quatrième, enfin, reposait sur une couche
d'argile apportée surmontant un amas de cardiums
fvoir coupe, fig. 2).
A
B
c
D
E
F
FIGURE 2.
AA. — Sable mouvant.
BB, — Foyer avec fragments de poteries, os fendus, écailles de moules
et valves de cardiums.
CC. — Couche d’argile grise «apportée».
DD. — Couche de cardiums.
EE. — Sable jaune, aqueux, stérile.
FF. — Eau.
Récoltes :
Restes de repas (valves de cardiums, écailles de
moules, vertèbres de poissons, dents et os brisés
de bœuf, de cheval, de chèvre,, de mouton, de
cochon, etc.) ; côtes de bœuf ayant été employées
comme lissoirs; tessons de poterie de nuance variée
(rouge, grise, jaune, noire) se rapportant à des
jattes, à des lagènes, à des doliums, à des pots, à
des bols, etc. ; fragments de vases en belle terre
rouge vernissée, ornés de sujets en relief (frises à
oves, personnages, animaux); morceau dttegula;
quelques fragments de vases en verre ; débris de
menus objets en bronze (boutons, etc.); morceaux
de lave de Niedermendig; feuille de plomb enrou-
lée sur elle-même; morceaux de plomb fondu ;
objets en fer : longues tiges, énormes clous, sorte
de poinçon double, forces, applique en forme
d’étoile, petit couteau à soie, ressemblant à ceux
que l’on rencontre si fréquemment dans les tombes
franques ; très nombreux tessons de vases en terre
grise ; peigne en os, orné de gravures ; fusaïole
en terre cuite; petite fibule en bronze ciselé de
forme ansée ; sorte de poinçon plat, en os, orné
de traits .gravés (fig. 3).
Conclusions .
Le gisement de Bray Dunes, dont l’étude s’im-
posait, est, comme ceux de La Panne, un gisement
parfaiiement en place.
üoro
BULLETIN DES MUSÉES ROYAUX
FOUILLES A BRAY DUNES (NORD)
ELLES ont été pratiquées en un gisement
archéologique analogue à ceux de La Panne 1
et situé à 900 mètres Nord de la tour de l’église de
Bray Dunes-village et à 250 mètres de la laisse de
haute mer 2.
Une distance de 1,600 mètres le sépare du gise-
ment n° III de La Panne.
Il occupe également un fond de dunes et paraît
très étendu. Malheureusement il est recouvert, du
côté Nord-Ouest, par une dune de 4 à 5 mètres de
hauteur.
On n’y trouve pas de poteries grossières et con-
séquemment pas non plus de cylindres et de paral-
lélipipèdes. Toutes les poteries qu’on y rencontre
sont romaines ou barbares.
Foun.t.ES :
Nous y avons étudié plusieurs foyers :
Le premier, enfoui sous une cou»he de om55 de
sable non fixé, avait une épaisseur de omi5 et un
diamètre de im40. Il reposait sur une couche de
om8o de sable jaune stérile et aqueux vers le bas.
Un autre, recouvert seulement de om2o de sable
FIGURE I.
AA. — Sable mouvant.
BB. — Foyer contenant, à certaines places, des quantités de cardiums.
CC. —Sable jaurte stérile.
DD.— Second foyer.
EE. — Sable jaune, aqueux vers le bas, stérile.
FF. — Eau.
meuble, reposait directement sur un amas de car-
diums (C. edule, L.) de om3o d’épaisseur.
1. Voir nos articles précédents : 6e année, n° 1, octo-
bre 1906, p. 3, et 2e série, ire année, n° 4, avril 1908,
P- 35-
2. Ce gisement, tout à fait ignoré, a été découvert
par notre fouilleur Collard.
Un troisième était double (voir coupe, fig. 1):
Un quatrième, enfin, reposait sur une couche
d'argile apportée surmontant un amas de cardiums
fvoir coupe, fig. 2).
A
B
c
D
E
F
FIGURE 2.
AA. — Sable mouvant.
BB, — Foyer avec fragments de poteries, os fendus, écailles de moules
et valves de cardiums.
CC. — Couche d’argile grise «apportée».
DD. — Couche de cardiums.
EE. — Sable jaune, aqueux, stérile.
FF. — Eau.
Récoltes :
Restes de repas (valves de cardiums, écailles de
moules, vertèbres de poissons, dents et os brisés
de bœuf, de cheval, de chèvre,, de mouton, de
cochon, etc.) ; côtes de bœuf ayant été employées
comme lissoirs; tessons de poterie de nuance variée
(rouge, grise, jaune, noire) se rapportant à des
jattes, à des lagènes, à des doliums, à des pots, à
des bols, etc. ; fragments de vases en belle terre
rouge vernissée, ornés de sujets en relief (frises à
oves, personnages, animaux); morceau dttegula;
quelques fragments de vases en verre ; débris de
menus objets en bronze (boutons, etc.); morceaux
de lave de Niedermendig; feuille de plomb enrou-
lée sur elle-même; morceaux de plomb fondu ;
objets en fer : longues tiges, énormes clous, sorte
de poinçon double, forces, applique en forme
d’étoile, petit couteau à soie, ressemblant à ceux
que l’on rencontre si fréquemment dans les tombes
franques ; très nombreux tessons de vases en terre
grise ; peigne en os, orné de gravures ; fusaïole
en terre cuite; petite fibule en bronze ciselé de
forme ansée ; sorte de poinçon plat, en os, orné
de traits .gravés (fig. 3).
Conclusions .
Le gisement de Bray Dunes, dont l’étude s’im-
posait, est, comme ceux de La Panne, un gisement
parfaiiement en place.
üoro


