VERRERIE
Pline le naturaliste raconte en des ternies pittoresques l'inven-
tion du verre. Elle n'a rien de très-vraisemblable. Si le hasard a
pu révéler un si singulier prodige, du moins a-t-il fallu nécessaire-
ment pour l'accomplir une température bien autrement élevée que
celle dont parle Pline. Citons cependant. La traduction d'An-
loyne du Pinet, seigneur de Noroy, parera notre citation des grâces
du langage des premières années du dix-septième siècle et la ra-
jeunira. «En Phénicie, contrée limitrophe de Judée, il y a un cer-
tain lac, qui est au pied du mont Carmel, duquel sort la rivière de
Bélus, laquelle tombe en la mer auprès d'Acre, et a environ cinq
milles de tour. Celle rivière a une eau fort dormante et malsaine
à boire, limoneuse et fort profonde ; de sorte qu'on ne voit jamais
de son limon, sinon quand la mer regorge et qu'elle la fait débor-
der. Alors on voit un certain limon, net et luisant, comme ayant été
Pline le naturaliste raconte en des ternies pittoresques l'inven-
tion du verre. Elle n'a rien de très-vraisemblable. Si le hasard a
pu révéler un si singulier prodige, du moins a-t-il fallu nécessaire-
ment pour l'accomplir une température bien autrement élevée que
celle dont parle Pline. Citons cependant. La traduction d'An-
loyne du Pinet, seigneur de Noroy, parera notre citation des grâces
du langage des premières années du dix-septième siècle et la ra-
jeunira. «En Phénicie, contrée limitrophe de Judée, il y a un cer-
tain lac, qui est au pied du mont Carmel, duquel sort la rivière de
Bélus, laquelle tombe en la mer auprès d'Acre, et a environ cinq
milles de tour. Celle rivière a une eau fort dormante et malsaine
à boire, limoneuse et fort profonde ; de sorte qu'on ne voit jamais
de son limon, sinon quand la mer regorge et qu'elle la fait débor-
der. Alors on voit un certain limon, net et luisant, comme ayant été



