La chronique des arts et de la curiosité — 1914(1916)

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N" 27. — 1914.

BUREAUX : 106, BOULEVARD SAINT-GERMAIN (6e)

25 Juillet.

LA

CHRONIQUE DES ARTS

ET DE LA CURIOSITÉ

SUPPLÉMENT A LA GAZETTE DES BEAUX-ARTS

PARAISSANT LS SAMEDI MATIN

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!_,© IETu.riQ.éro O fr. 25

PROPOS DU JOUR

s bien des mois que la ques-
l des cascades de Gimel est
attue, aucune décision n’a en-
iété prise. Le sort de ce magni-
fique paysage, qui est une des parures du
centre de la France, dépend aujourd’hui du
préfet. Tandis qu’il délibère, les Amis des
monuments et des sites ne sont pas demeurés
inactifs. Ils ont saisi les sociétés constituées
pour la protection des paysages ; ils ont rap-
pelé les lois existantes ; ils ont fondé une
association nouvelle, celle des Amis de Gi-
mel, qui de Paris veille sur les destinées des
superbes cascades de la Corrèze.

La difficulté vient, comme on sait, de ce
qu’un industriel a le projet de dériver les
eaux et d’utiliser les cascades pour créer une
force motrice. En vain plusieurs riverains
ont protesté, en vain le classement du site
a-t-il été réclamé. La loi ne protège que les
propriétés dont le propriétaire demande le
classement, et elle laisse les voisins agir à
leur guise. Si bien que les cascades de Gimel,
sauvegardées en partie et là où les riverains
Font voulu, ne cessent d’être menacées dans
leur ensemble

Ce qui complique encore le problème, c’est
que la municipalité de Gimel, pour des rai-
sons complexes, se montre favorable aux
projets dévastateurs. Peut-être l’illusion de
donner à la contrée un développement indus-
triel incertain lui fait-elle négliger l’avantage
assuré qu’elle possède dans un site célèbre.
Peut-être des questions toutes locales obscur-
cissent-elles le problème pour les habitants.
Toujours est-il que l’administration commu-
nale ne donne aucune aide aux défenseurs
des cascades : bien au contraire, elle a pris
son parti de les sacrifier.

Dans ces conditions, c’est de la décision
préfectorale que dépend le paysage. Déjà le
préfet a interdit de continuer les travaux
commencés parce que la loi ne permet pas de
modifier le lit d’une rivière sans autorisation.
Mais cette autorisation a été demandée. En
la refusant, le préfet répondra aux vœux de
tous ceux qui, depuis plus d’un an, font
effort pour conserver un des paysages les
plus pittoresques de notre pay*, une richesse
naturelle, un spectacle de beauté.

NOUVELLES

*** Ont été inaugurés pendant la dernière
quinzaine :

Le dimanche 12 juillet, à Montdidier, une
statue de Parmentier ;

Le même jour, à Boulogne-sur-Mer, un
monument à la mémoire du poète Auguste
Angellier, œuvre du sculpteur Marquestè;

Le même jour, à Mortagne, un buste du
sculpteur et médailleur J.-G. Ghaplain, œuvre
du statuaire Denys Puech;

Le dimanche 19 juillet, à Douai, un monu-
ment du sculpteur Jean deBoulongne (d’ordi-
naire appelé à tort Jean de Bologne), œuvre
du statuaire Descatoire.

Le même jour, à Lyon, un monument à la
mémoire de Sully Prudhomme, œuvre du
sculpteur Marius Cladel ;

Le même jour, à Bièvres (Seine-et-Oise),
un monument à la mémoire de Juliette Dodu,
l’héroïque télégraphiste de Pithiviers en 1870,
œuvre de la duchesse d’Uzès ;

Le 8 juillet avait été inauguré à l’Ecole Po-
lytechnique, le monument commémoratif de
la participation de l’Ecole Polytechnique à la
défense de Paris en 1814, œuvre du statuaire
Corneille Theunissen, qui figura cette année
au Salon des Artistes français.

*** Les pièces de l’armure de Philippe II
dont la France a fait si inconsidérément don
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