Cahier, Charles; Martin, Arthur
Mélanges d'archéologie, d'histoire et de littérature (Band 3,4): Nouveaux mélanges ... sur l'moyen âge. Bibliothèques — Paris, 1877

Page: 136
DOI Page: Citation link: 
https://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/cahier1877bd3_4/0160
License: Public Domain Mark Use / Order
0.5
1 cm
facsimile
136

MÉLANGES D'ARCHÉOLOGIE.

pourrais emprunter quelque chose à D. Tosti*; mais, outre qu il offre assez peu de détails
pour l'époque qui nous occupe, ce pourra devenir l'objet d'un paragraphe spécial sur les
promoteurs des bibliothèques L
XII' wc/c. Gerken signale ^ un homéliaire qu'il avait vu à Francfort-sur-le-Mein, et où
avait inséré son portrait dans une lettre capitale, avec cette inscription : « Guda,
K peccatrix mulier, scripsit et pinxit hune librum. " Agmès, de la maison de Misnie,
abbesse de Quedlimbourg; on avait conservé d'elle un ji/dRant/m orné de lettres d'or b
Louis de Weissbrunnb Dudon, et copiste de Fulde". A Monsee, le calligrapbe Lui-
told que l'on a voulü substituer au savant Honorius d'Autun, parce que ce moine allemand
avait transcrit plusieurs ouvrages de notre écolâtre bourguignon son contemporain b
A Mallerstorf (ou Eutting) une copiste irlandaise, dit-on, s'appelait Leuckardek ce siècle,
du reste, fut un des plus féconds en copies de tout genre, comme nous le verrons plus bas.
Il importe donc d'en signaler encore plusieurs noms, outre ceux que l'Allemagne vient

de nous donper.
Eustase de Bénévent est nommé par d'AgincourF; au Mont-Gassin une bénédiction du
cierge pascal était transcrite en 1113 par le diacre Bonilace'", et à Florence on cite un
Bartole Fontinus, auteur du ms. des Saturnales de Macrobe ".Quant au Portugal, je ne puis
indiquer que Pelage Garcia, chanoine de Sainte-Croix à Coïmbre en 1163; mais la célébrité
de cette abbaye .sous le B. Theotonio, donne Heu de croire que le y produisit
plusieurs ouvrages remarquables"'; labeur et régularité marchant presque toujours du
même pas dans les monastères, lorsque l'impulsion part de haut.
our la France , il nous est plus facile de réunir un contingent mieux ag-
gloméré. Anchin avait Jordan, Baldric, Lambert, Benauld
Sugerus (ou Sugeris)". A Marchiennes, c'étaient André, Gui, Amand'b
Gérard (ou appartenait à l'une ou l'autre de ces abbayes'b
Wibald, abbé de Stavelo, transcrivit (ou Ht copier peut-être) un saint
Jérôme ù? A Saint-Amand, travaillaient Amaury, Folcuin,


I. Storia detta Badia di Monte Cassino, t. H,
p. 316; ett. I, p. 287.
/ t \ ( / 2. Encore un projet du temps passé, dont je
/ * \ ne garantis plus l'accomplissement; au contraire.
3. Gercken, op. c., iv, p. 180.—Jansen., op. c.
Bien que le nom de Guda ne fût pas rare chez les peuples
d'origine germanique, la coïncidence assez exacte de l'épo-
que, et du titre de peccutràc que prend cette copiste, con-
duirait à soupçonner une signature de la fondatrice du
premier monastère de femmes établi en Suède (Gudholm,
dans la seconde moitié du xt" siècle). Sœur du roi de Suède
Stenkill II, Guda s'était mariée avec son cousin Svénon, roi
de Danemark. Mais, séparée de son époux royal par l'évêque
de Brême, elle se retira en Westrogothie où elle fonda l'ab-
baye dont nous venons de parler. Cf. Gebhard, op. ett.,
§ 2t (p. 24). Ornhjelm avait promis l'histoire de ce monas-
tère, et je ne saurais dire s'il a tenu sa parole.
4. Kettner, ap. Jansen, t. Il, 28.
H. Ziegelb., i, 549. —D. Pez, TAesaur., t. II, p. xix, sq.
6. Klemni, op. e.
7. Cf. XVilmans, ap. Pertz, Script., t. X, p. 123. Archiv
dcrGcsollschaf'tfiir... deutsche Geschitskundc, t.V, 328.
8. Monumenta boica, t. XV, p. 249, sq. ; et 260, sqq.

9. Peinture, p. 76.
10. J.-A. Ramboux, ReitræpesMr EMMSt<yese7tteùte des Mtt-
telaters, Taf. 33.
11. Gercken, Retse, t. H, p. 21.
12. Il s'agit des CoM/ëreHces recueillies pur Cassiez, au-
jourd'hui à la bibliothèque d'Oporto. Cf. L. Cibrario, Ricordi
d'awa wissione... ai re Carlo Ai&erto (1850, p. 29). A la fin
du ms. éclate ce gémissement d'un travailleur qui voit bien
que sa récompense n'est pas de ce monde, et ne se résigne
que tout juste en sachant ce qu'il lui en coûte :
« Scribere qui nescit, nuHum putat esse laborem. H
Gf. ibid., p. 30 ; 132, sgg. Ce n'est pas à dire que cet opus-
cule du docte Piémontais puisse prétendre à une grande
autorité dans ces matières; je le cite faute de mieux. Comme
dit le proverbe : « Quand on ne trouve pas de grives, on
prend des merles, w
13. Escallier, i'Aè&aye d'AweitiM, p. 101, svv. ; 107, svv. ;
111, 113. Plusieurs travaux de ces religieux existent encore
à la bibliothèque de Douai. Cf. Dehaisnes, op. cit., p. 42, sv.
14. Escallier, i&id., p. 115, sv.
15. UnGerardasdela même époque (Douai, n°277) pour-
rait bien être le même que ce Girardtdus.
16. Cf. Biblioth. de l'École des Chartes, H' série, t. 111,
loading ...