Compte rendu de la Commission Impériale Archéologique: pour l'année ..: Pour les années1882-1888 — 1893

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au centre; comme on en voit souvent dans les terres cuites1). L'un des combattants
tenait, évidemment, dans la main gauche, une épée enlevée par une cassure.

Fig. 9. Fragment d'une statuette de terre cuite, non publié jusqu'ici, trouvé, en
1869, dans cette même tombe près de la station Sennaïa, d'où furent extraites les
belles statuettes de Sphinx, Aphrodite, Sirène et autres (voir Compte-rendu pour l'ann.
1869, p. Y—VI); extérieurement ce monument est revêtu d'une couche de couleur
blanche sur laquelle ressort la partie intérieure d'un fronton peint en bleu; la chevelure
de la tête de femme est peinte en rouge-brique. L'image représente, apparemment, une
stèle funéraire affectant la forme d'un petit temple à l'intérieur duquel est peint un
buste de femme à visage plein, à riche chevelure, avec un voile tombant de la tête. Par
son caractère général le monument rappelle les „imagïnes majorum" des Eomains.

Le dessin placé au commencement de la description de cette planche, représente,
à la moitié de la grandeur réelle, le goulot d'une amphore, trouvé en 1882 dans le
remblai d'un des tumulus du voisinage d'Anapa, dans une tombe de pierre pillée. Le
vernis qui revêt cette amphore n'est pas noir, mais brun; la partie inférieure de
l'amphore, comme on le voit à une petite bande qui s'est conservée, était ornée
de cannelures2) d'une exécution assez négligée. La partie supérieure du vase portait
des figures ou, pour mieux dire, des bustes en relief, sculptés avec peu de soin et
d'une conservation plus que médiocre, car la plupart se sont détachés. Au milieu
on discerne encore le buste d'une figure féminine, vers laquelle s'élance Eros; par
derrière, se tient un homme, la main levée au-dessus de la tête de femme; de
l'autre côté on voit le buste d'une autre femme; près de sa tête descendent obli-
quement des guirlandes de feuilles partant de l'ornement qui entoure le col de
l'amphore. Le méandre et la rangée de volutes placées au-dessus sont tracés à l'aide
d'une couche d'argile jaune légèrement en relief. Cette couche s'est détachée par pla-
ces, mais la trace blanchâtre s'en est conservée.

î Voir Ant. du Bosphore Cimm., pl. LXIV, 2 Voir des vases à ornements pareils dans les
3; Compte-rendu de la Comm. arch. pour l'ann. Antiqu. du Bosphore Cimm., pl. XLVII, 4—5.
1876, pl. VI, 8.
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