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Dodwell, Edward
Views in Greece — London, 1821

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https://doi.org/10.11588/diglit.793#0041
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ENTRtiE DE LA TOUR DES VENTS.

AU sud-cst d'Agora est la Tour octogone tics Kuit Vents la Clepsydrc d'Andronicus
Cyrrhesles, d'ecrite par Vitruve, appelcc Ilorloge par Varron, et qui c.toit effectivement
alors le ehronometre hydraulique en meme terns que le barometre de l'antique Athenes,
Cette tour est plus dignc d'admiration pour son originality que pour sa bcautc. Elle a
t'chappe aux observations de Pausanius, tandis que Stuart, dans dc nombreuscs planches
rend justice a CC considerable et coniplct monument de l'antiquite.

Sur le linteau qui fait face au nord-cst, on lit, sur un fond rouge, la fameuse inscrip-
tion Arabc, " La Illali, Allah, Mahaincd u resold ullali;" ce qui signilic: II n'y a de
Dieu que Dieu, et Mahomet est son prophete.

I.e plancher dc l'intericur porte sur la partic basse de la rornielie, a plusienrs pieds
au dessus dc raneien pave*. Les murs de niarbre sont hlanchts d'unc nianierc uniforme.
Le M ihrab ]>cint en ligncs pcrpendiculaires vertcs et rouges, indiquc, par sa position, la
direction du Kaaba ou oratoirc tie la Mecque. De cliaque cote du Mihrab est un ciergc
et b\ se voit aussi I'etendard vert du prophete. Le Koran est depose, dans la niche, et
un modcle de Vcpee a deux tranehants d'AH est suspciidii au mur.

C'cst devant ces objets que les Derviehes cxecutent leur dansc circulaire, tlurant
laquellc les s]>ectiiteurs trouvent qu'il est d'autant plus difficile de rcster serieux, qu*il
seroit tres dangereux de paroitre autrcnient. .Les Derviehes ne sont par sculs acteurs
dans cette monicric, car les autres Turcs pcuvent sc niettre dc la partic. Assis en rond
sur le plancher, ils commeneent par louer Dieu et le prophete. Les mouvements tie
leurs tetes et de leurs corps qu'ils font en avail t et en arriere, et en mcsiire au son de
deux petits tambours, les sculs instruments qui les aceonq>agnent, indiqiicnt la ferveur
dc leur devotion, jusqu'a ee qu'enfin la fureur dc rcnthousiasme s*empare de toute
rasscmblee. Alors tons sc levent spontanement, et tournant sans cesse dans leur acccs
de fren6sie, ils parcourcnt rapparlement tandis que le sheikh, ou chef, attir6 dans le
sanctuaire vert, et portant un grand turban blanc, les excite de la voix et au son de son
grand tambour. Cette euricusc eeremonie a one grande resscmblance avee les fetes des
Corvbantcs, qui dausoicnt, en I'honneur de Cybcle, au son de leurs cymbalcs, jusqu'a
tombcr en d'elirc; donse dont la description donnee par Apulee et par Strabon est
rcmarquablcment applicable it celle que les niodcrnes Derviehes Atheniens pratiquent
nujourd'hui.
 
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