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Dubois-Maisonneuve, A.
Introduction à l'étude des vases antiques d'argile peints, vulgairement appelés Etrusques: accompagnée d'une collection des plus belles formes, ornées de leurs peintures ; suivie de planches la plupart inédites pour servir du supplément aux différentes recueils de ces monuments — Paris, 1817

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https://doi.org/10.11588/diglit.4378#0004
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2 DESCRIPTION DES YASES.

Il seroit difficile de trouver une forme plus élégante et plus simple que
celle du vase n° 21. Les cols de cygne qui en forment les anses en relèvent
encore la grâce. On remarque dans les figures de la panse un groupe très
animé d'un guerrier à cheval, vainqueur d'un autre à pied, qu'il fait prison-
nier, du moins l'attitude suppliante de ce dernier, ayant le fer de sa lance
retourné contre sa poitrine le donne assez à entendre. On ne peut dire pré-
cisément quels sont ces guerriers dont le costume n'est pas ordinaire2.

La forme alongée du n° 3 est encore d'une grande élégance, tant par sa
belle dimension, que par la pose peu commune de ses anses liées à son ori-
fice3. On voit dans la peinture de la panse une stèle, espèce d'autel, ornée de
bandelettes et surmontée d'un vase; auprès sont deux initiés. Ce sujet pris
d'un revers de vase se répète souvent de la même manière.

Le vase n° 4 est de l'espèce de ceux que l'on regarde généralement comme
les plus anciens, parceque les figures en sont noires sur un fond jaunâtre[\
Le sujet de ces deux personnages, qui sont assis auprès d'un arbre, n'admet
aucune explication ; mais on peut juger par la roideur des attitudes et le dessin
des draperies que les figures sont de l'ancien style. On remarque aussi qu'ils
ont le visage, les pieds et les bras blancs, ce qui se voit communément dans
ces anciennes peintures.

PLANCHE IL

Des trois vases que cette planche contient, le plus grand, n° i5, est aussi

peintures sont peu intéressantes, et se lient rare-
ment au sujet principal; c'est ainsi qu'une simple pal-
mette répond aux figures qui ornent le col de ce vase.
D'ailleurs nous aurons occasion de faire connoitre des
revers particuliers.

(1) Cette forme est gravée dans le supplément de
Montfaucon.

(i) On rencontre souvent de semblables sujets iso-
lés auxquels les savants parviennent à donner des noms
tirés des sujets de l'histoire héroïque que leur fournit
leur érudition; cependant comme ces groupes pour-
roient bien avoir été détachés de plus grandes compo-
sitions, qui ne peuvent s'expliquer que dans leur en-
semble , ou enfin n'être qu'une pensée de l'artiste, nous
observerons à cet égard la plus grande réserve.

(3) Cette forme est celle du célèbre vase sur lequel
est peint le combat que les Grecs et les Troyens se
livrèrent sur le corps de Patrocle ; composition de
quinze figures pleine d'action. Il est passé du Musée de
Capo-di-Monte dans le cabinet de M. Hope, amateur
éclairé, qui possède une des plus belles collections que



l'on connoisse. Ce vase est à trois couleurs, il a environ
deux pieds trois pouces de haut. Le sujet est expliqué
et gravé dans les Peintures de vases, tome I, pi. XLIX
et L.

(4) Ce vase inédit fait partie de la collection de la
manufacture royale de Sèvres, qui possède un très bel
assortiment de formes ; il a environ dix pouces de
haut. L'élégance de sa forme, la beauté du vernis, et
sur-tout sa rare conservation, nous font penser que
sa peinture pourroit bien n'être que l'imitation d'une
autre plus ancienne. Les yeux de face dans des têtes de
profil, et quelques autres particularités dont nous par-
lerons quand nous traiterons du style d'imitation , que
quelques savants ont indiqué sans s'arrêter à le carac-
tériser, nous forcent de renvoyer à cette partie de notre
Introduction ce que nous en avons à dire.

(5) Ce vase à quatre couleurs a un pied neuf pouces
de haut. M. Millin en a donné une description très
étendue dans ses Monuments antiques inédits, tome II,
p. 199. Il est gravé dans les Peintures de vases, t. II,
pi. VII et VIII. Il n'avoit point encore été donné avec


 
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