Epictetus
Manuel D'Épictete, Et Extrait De Ses Autres Ouvrages — Dresde, 1799 [VD18 13767356]

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dans ses songes tnême. Si l’homme le plus
parfait s’examine sur ses règles, il aura honte
de lui-même et ne pourra se supporter.

Le grand attachement qu’Épictete avoit
pour sa Secte ne l’empechoit pas de rendre ju-
Ttice à ceux qui s’ètoient distingués dans les
antres. II admiroit sur-tout Diogène, et rien
n’est phts beau que le portrait qu’il nous en a
laist'é. II se nioquoit des Pyrrhoniens ou
Sceptiques qui doutoient de tout, et qui sou-
tenoient qu’on ne connoilsoit point de vérite',
et i! en faisoit sentir le ridicule par un seul mot:
Ç)ue ce quils jjreteudeut Joit vrai, ou jauxt
liisoit-il ; il eft douc uue verité couuue.

II s’attachoit sur-tout à combattre Épicure
comme le plus grand ennemi de la Sagelse et
de Dieu même, et par-là comme le plus dan-
gereux corrupteur du genre humain. lamais
personne ne l’a simal mené. Comme cettemal-
heurense Philosophie, qui Hatte tous les pen-
chans de l’homme, ne trouve encore aujour-
d’hui que trop de Sectateurs, il ne sera pas in-
utile de ratsembler ici les reproches que ce ver-
tueux Philosophe lui a faits, et de faire voir
inême l’horrenr que cette doctrine itnpie ex-
cita dès sa naisiance, et qui ègale l’indigrtation
si vive et si juste qui aniinoit Epictete contre
son Auteur.

Dans le XX. ch. du II. Liv. d’Arien, cePhi-
losophe reproche à Epicure de soutenir, qiüil
u'y a naturellement aucune Jociéte entre les
hommes ; que Us JDieux ne fe ruèlent jjomt
des chofes hurnaines ; et qu'il u'y a d'autre
hien que la volupte. Sur quoi il s’ècrie: Ali
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