Universitätsbibliothek HeidelbergUniversitätsbibliothek Heidelberg
Overview
loading ...
Facsimile
0.5
1 cm
facsimile
Scroll
OCR fulltext
t> Année. — N* 117.

PRIZ i B CENTIMES

Charleville, le 10 Décembre 1915.

Gazette des Ardennes

JOURNAL DES PAYS OCCUPÉS PARAISSANT TROIS FOIS PAR SEMAINE
On «'«boniiB dan» tou» les bureaux do posta

L'ITALIE ET LA GUERRE

Le Parlement julien Tient de M réuni
foi* depuit qui l'Iulie etfen guerre «ne
à-diro depuis ]■ a3 mil. Quelques inclden
le Chambre o'ett pu iioulmt iur le pro



Ipek cet eti
«non* furent



Lu Foncei



dent l'erc ; Cer





Irriduclible. Qu.nl a ceux p
luisent préféré nir l'Iulie a
coOteuie et plui i - r ■ r. ■ i ! —
où l'ai aveuglement lin < le
' i persistant det offen.

jlistes une opposition
pirtit bourg toi i, qui
une neutralité moinr

■"■le: I Saliudra, l'in-

i Alliéi n

Le moment ne eeml.lt loulefoi, pu .(nu encore, ou la
peupla lUlien «m où on l'e conduit. Le gouvernement
garde n rntjorilé ptrlemenliirt, tl Cal k elle qu'imi ...
MU. Sonnino et Salandra. N'ayant pu annoncer à cette
majorité et au pays impatient le inccet politique qu'eut été
la plie* de Goen, — succès qu'en dépit de tea suprême*
cflort) le général Cadoro* n'a pu obtenir jusqu'ici —
M. Sonnino a eu recours t une révéteuon aenaaiionrrelle,
deiUoée t frapper 1 Imagination du publie.

Il a annoncé que l'Italie MÉ adhéré M pacte de Londree
du 5 tepltmhre 1914, par lequel la France, l'Angleterre et
la Huteit, «t plui tard le Jipon ae sont engagés mutuelle-
ment 1 ne pu conclure de peii sépirée.

C'ait 1» un petit fait qui ne changera pu gnnd'choee
à la aitualion créée par U déclaration de guerre de l'Italie
1 ton incknne alliée l'Autriche. SI l'élit de guerre, qui
n'exitte V" encore entre l'Iulie et l'Allemigae, deTiil
devenir effectif 4 ti tuile de l'adhésion ililieons au pic le
anglaii, cela ne changer* nullement la poiltion réciproqoa
dts deux groupe» de Puiuancca qui sonl en guerre.

Celte adhésion signifie tout simplement que le gourerne-
meot italien t'eil enfoncé davanUge dani ta dépendance
politique de l'Angleterre. L'avenir dément
théâtrale dt louhgner la a solidarité a d<
pluiet un ligne de /aibleisc que de force, lurtout de la part

implacablement tournis iu bon pltitir dt l'Angleterre.

Les Puissances ce/iimlti, ellei, nom pu eu «eaoln,
pour unir ieurt •//ortt el /aire triompher îeurt armes tur
tout les fronts, d'un partit traité dt joiidarité. Lei Ja:tt ont
prouié que leur mua, I laquelle tout v—n ee joindra la
Turquie et It Bulgirie, n'en eat pu moine inébranlable.

Dana le camp dee Allié■ on était mécontent depuli quel-
que lampe de l'Ilelie; on lui reprochait da faire ■ ta guem
t part ■ at di et déaolidariaer de la cauta du Alliét. Or ai
Ici Allie* ont beaoln de l'Italie, celle-ci en eal également
arrivé lu point où elle n'ait plue lr» lùra d elle-mejoe.

Eo adhérant iu ptcU dicté par l'Anglelent, le gourer-
Bonent italien a fait un gcele; rien de plut. Or ce ne tont ni
lee grandea parolee ni lea gestes de ce genre qui ont fait dé-
faut Jutqu 1 ce jour k la tralégia du Alliée 1 Si le « tfolin ■
■'Imagine que « Irait de plume cet ■ un événement gui ni
peul çat démo rainer l'edueraeire ■, Il dévoile, une doute,
l'ûtlenlion du goutenument Silandra, mail quant a l'e'/el
produit iut l'Allemagne el iet lldelee alliée, H te (rompt
lourdement / Ce genre d' t événements a ne tturtit plut

Ptteoai do no i autre choie. II. Sonnino 1 annoncé en-
core que l'Iulie allait prêter ton concourt direct k le Serbie.
Otte aide à la Serbie ut en quelque aorte le point capital
du dite ou n minietéricl. Depuli dee mois on diteuie tur

l'Italie

forme l'effectue ra-l-eSe r C'ei
jours pu dit clsirtmenl. Ce qu'on sait, e'etl que llulia
commencera par ra.iulller ce qui jette de l'armée eerbe.

Si llUlie l'ett ù peu pretté* pour courir 1 l'aide de la
Serbie, c'eit qu'elle était tant doute au raisons.Tout d'abord

l'Adriatique. EuauiU il ut certain qui l'IULia t'ut rendu
compte depuis tlx moli que toute ta force militaire ne terttt
pu de trop pour tenter lu tuprémes efforU contra
llnebranUble front aulrichien. Finalement on ne peul
ignorer 1 Borne lee difficulté* que prétente une expédition
e* Albanie. Cu difficulté, la e Journal dt Genève > lu

Pour débarquer leun

j.e. à

sue, lea Allié,

tlon dana

I* m* dent lu daux aulru 1
balkanique. Dam l'Adriatiqi
albuiaia tont unii, mail, p<

eut précaire et n* peut tire q

a On Toit par II que le ravitaillement du r
l'innée eerba par l'Italie ne tera pu chou 00mm
plut Ion* raison terait-il diffldï*. d'envoyer à
l'Adriatique un corps expéditionnaire a leur tecoi
aittution extrêmement défaroribl» dant laquelle a
lllalia dtni cette mu fermée ut précisément un r
eiptux motife qui l'ont pouué* k la guerre. ■

Oui, malt, catu guerre, «Ion l'aveu da U. Sala:

■ 'embarque pour l'Albanie, 0* ne teri certtinen
pour y établir lu Barbet, mail bien plutôt pour i'i
« ♦carlar lu Orau 1

BULLETINS OFFICIELS ALLEMANDS

Orud Quuuar génaril, ï décembre 1119.
Tki&tre dt la guerre i l'Ouest.
Prte de Ben-v-iuBtc un imporlinl coup de mine
a rétuai. La tranchée française l'eat. effondrée, en CA-
tarrant le* Menants; une mine ennemie preique
oomplittroent achevé* a été détruite.

A l'est d Anborire (en Charopagne) «nrlron aHo
méIra* de la tranchée franoaita aitncé* ont été prit,
environ 60 priionnieri lorohèrent entre nue miina.

e d - .' ri
«m changen

Thiitri dtlagutr
Dci lenUlivet de l'ennemi
ilraillcutci

Au nord-cal de Sou»i 11, la position tur la hauteur
193 fut arrachée aux Fronçais sur une étendue d'envi-
ron 5oo raitrci. Quatre contre attaques furent repoua-
iéee. 1 officier. 120 hommei furent faits priionnieri
el 3 mitrajlleuici prise*.

rhédlre de la guerre i i'Eif.
Sur le front du
Croupe d'armée du }eld-maric>ial von Hindtnburg.
quelques poussées de faibles détachements russci

ietée».

Thiitre dt la guerrt a

Près d'Iprk SO caiiom e
guerre lurent captures.

Hier environ 2000 prisonnier* ont élé fait*,

llaifcom.

grand matériel de

BULLETINS OFFICIELS FRANÇAIS

■urprite.

Entra Somme el Oise, au nord-oueit de Fay, lulii
minia. Noua artulerie a démoli dei abrti, du contlj
tluni et un dépAt d'approriaionnemeoli au nord de I

Combala 4 la grenûds dant la lorêl d'ApremonL
Dan* le* .Vosges, un court bombardement da The
arrélé pu le feu de not batlerlat, n'« cauté que des déglla

il de Drenoy el dan*

Nuit relativement calme.
Quelque* obua de groa calibre k
la région de Saplguéul

"Vguquoi*.

La pluie torrentielle a géné le tir de l'artillerie.

Parti, 1 dlctmlir* ms, toir.
La mauvitt temps continue A génir le* opération!.
Canonnade Intermittent! *ur diver* point* du Iront "
On liguai! quelques contact* de patrouillu en Arlola.
Lutte di minée aatei rira en Argcnne, k 1* Haute Cbt-
f^uchée et aux Epargei.

En Woévre, ndre artillerie, par un tir bleu réglé, a d*.

Armée d'Orient. — La ! décembre, faible bombardera fut
4 la gare di Krlvololc Echange de quelques coups de

Le 3, eur le Iront di la Cerna, da nombreuiti recoo-

/j Aux personnes appartenant au per-
sonnel sanitaire français, cl dont lea
services 11e sont plus nécessaires ici.

Dans l'exécution de celle décision, le
Haut Commandement allemand se laisse
guider avant tout par des considérations
humanitaires et désire que les personnes les
moins aisées soient les premières û en pro-
filer.

Dans la région de Cliarleville-Mézières et
environs, 500 personnes seront■ autorisées a
participer au voyage.

Les habitant* désirant obtenir l'autori-
sation auront a la requérir au plus lot à la
mairie. Les personnes ayant oblcnu* l'auto-
risation devront se tenir prêtes pour le
14 décembre.

Après ce voyage, aucune autre occasion
de quitter les départements occupés n'est "à
prévoir pour les temps prochains.

Remarquons Ilnalement avec gratitude
que, comme toujours en pareilles occasions,
la Suisse et son gouvernement ont tenu à
apporter leur concours noble el précieux à là
réalisation de cette décision humaijiiuiro.

AVIS

Le Haut Commandement allemand, ee
conformant a une proposition approuvée par
le gouvernement français, a décidé ce qui
suit;

Un certain nombre de personnes indi-
gentes non suspectes, surtout de femmes et
d'enfants, sera autorisé à quitter la France
occupée pour se rendre en France non occu-
pée. Le voyage se fera dans les mêmes con-
ditions qu'au printemps passé.

Cette autorisation embrasse toutes lés
parties de la France occupée et sera accordée
aux catégories suivantes de personnes :

a) Aux femmes et enfants privés de leur
soutien et ne pouvant subvenir seuls
à leurs besoins.

b) Aux enfants que la guerre a séparés
de leurs familles.

e/ Aux malades, surtout aux poitrineirefl,
qui ne peuvent trouver ici les soins,
nécessaires et suffisants.

d) Aux femmes et enfants des classes'
aisées, dont les moyens de subsistance'
s'épuisent.

e) Aux hommes hors de l'âge militaire,
qui sont Incapables de travailler et
dont l'entretien est 6 lu charge des
communes.

LES RÉSERVES FRANÇAISES

trmcnUl ippdtQt toui let drepesux 1
oui svoui donné un bref rétamé de
lenttire. Noui arom cité le pillage ei

s M. Turmcl contre In embusqué*. I

! rc/m

point ttni ipprébenslons l'appel de tea -uprémi

poration de ta clmse 1917, l'sppcl d
dans toutet let régiont, jutquet et y 1
la mobiliiition procbiine au clatseï
nouvelle ICTiaion des exemptés el rél
let services luxilLairct....

a Clll beaucoup. Et la nation nr
faine inouiéiutle el un prcjunil (r-.oi-i.s
cation du fardeau déjà II lourd dt

1 On applique, dit-on; ' ' '

Dalbirx. Non I On li dé-

1. te n'eult pat ui

deJ»*mobil2éei.P

11 Vraiiemblablcmcnt, dans l'intérieur et dans Js sone

bommet i récupérer .pour le front ; mais celle reprise de
foreei, lutqul iritenl mil employé™, drteit permettre d*
reculer l'appel dei eulanti de la classa 1917.

u Qu'on débusqua vigoureuiement Ira embusqué! el les

cbetttt, toulNe pays t'en réjouin. Mais c'eil pour lui une
■urprise tJ'tp n rendre que cet scie de justice, fait pour illsger
un peu let ebirges des trop jtunei ou trop Titilles classes,
l'tcoompogno de nomeiui appels, de uourelle» cooToca-

■ linore-t-en que blei

VftMrtN

i on déustr
,-H,q nu),u„
Que de ser-i

e mojsns 1 Qui

1. Cet appel de plus;

ns et de* lemi-vlelllarda aant dea maort* ira
rtent uni ittslntt prefaoda à la tli écaiemieBi 1

1 Ménsgeont nos ré» en et d'hommes.
■ L'on *e plaint déji de 1* cherté de l'exiiten
t-ello devenir I Qua d'exploitations, que d'slfii
. nouveau sa trouver brutalement pirslyséea :

b Ce. si

iVaUea

1 Depuis le début dei hotUlilél, lad roi ni s 1rs lion mlli-

■ Elle n'a pas regard* si alla an lurill l'emploi, ni il.
fmte d'un ouUlliga sultitant, ills ne gaspillait pat 11 trésoé
dont nous darriont être li plu* ivuea : celui da notre popu-
Istion il réduit*.
" • Va-l-illa penétérer dan* cet erremenli «t les iffram

C'est là un langage qui diflére sensiblement da l'opti-
misme (aolic* at irretponubl* di II presse puiilstn* ; mala
U a 11 mérita d* se rapprocher dannttgi di la lériU.

le cowuiBUEii a m ki um mmm

Lt nominslion du c;énéril lettre su poste de commis,
dsnl en chef des armées frsncsitcs est dlTertemenl appréciée
dans ls presse et par t'oplnkm. Les uns y saluent la voloolu
d'introduire plut de méthode dans la direction d'ensemble
sur les différents fronls. 11 l'sgil surtout de leipéditiou
d'Orient, dont le général Joffre de.ri détonnais prendre
également la responsabilité, qui semble évidemment trop
lourde su gouvernement qui l'y engages. Le 1 Rappel ■
écrit k ce propol ; *

. S, on s-aswafs sa OstMs, il Iiul i. (airs avec la.
klilltllllllll pour rtuiur. Si l'en ns fM pat leurnir ce. mavsm
au corps eM«l,l,onn.1rn d'Orient, il l.ul k die. el le (sir. ss.oir.

t grnérultuime e//ecli/ au général 'offre. Il écrit

c vijeTgéuérales. il écrit : q ^

iré par la nomination du général Joffre 11 trouve que
(rois /ronla fin France, aux SMar,, tl aux Dardanelles;
esl trop pour Ut dtaz épaules d'un MStl cl même générait.

Quelc^iaes vérités

Dan* 1* a Bruit t fou «
signe A. Gel publie un Inlé
« Vérill », dont voici lei

soophobii

un exemple. Elle stt pi 1
i-r 1: devoir rirau saisi cette su la Ten unis
tn Fraotl, tel il qui n'est pu nationaliste I
ett réputé 1 B*chi », si ban patriote tut il.

Ùda Inlltuli a PAotilrme
; l'riisloire, depuis 1S70,

erra russo-Japont
a tl le* hiUiana*
Itul'halli danitl

gtrmiurJphabs,

D* ■

iSStj, I

n plein.

Li Ligue des Pilrlolet, en pleine emorescence, 1

msjor du nstinoslism* ponliliait, clunaol la revanche.
Deroulcdc, la btrde du nitioniUami (un sincère), étiit d*
loules les fSiea, enlrstnint 11 peuple par sa liconde et tea
t Chanli du Soldat 1. Puis vint l'épopée ou plutôt l'équipée
boulingisle : Il (allai! uni idole. Uni nrue miliuin 1
Longchtmpa, un chevil noir et un cbinleur de café-oon-
«tri (Pautui), worértot, en sSSS, Boulanger, • sauvtnr ■
du pais I La général a La Revendu ail s Gai el content 1
bel homme, ayant tout oe qu'il faut pour plaire, il n'avait
aucuni de* qualité* qui cancUriient un dictateur. Il eut
fallu un énergique ; hs banni, qui souvent fsit bien les

tmbsll'l un moment, retombe bien vite I tarie, il aux là
douleur de constater l'Ingratitude humains lt vil m Irai un
do ciux qui lui deviil tout (Judat Mirtneu), tout couleur de
reporUge, Il diiséqutr vivint dint lia Coulisses du Boulais-

9 Lt granl DS*Uor aa la gtrmantphible aH bs ai—M. Cmf
lalna ■■ vU qot é> eti*. Lt Utin, lt Fraociii, le Pariai eo
■urtout, M pali dt Ttrbalism*. da mots roaOsaU at da pbr*-
•e* errutet; J'il blm dm tom tnteodu 1 Paris dea leotMU*
da I' ■ inlrantlf**»! 1 ■'•urier (en dégstsUnl l tugueulade
quotidienne da Boehaton) 1 a II en a un coup da guassk. ee
oochosl-Jél ■ pandarl qu'eus partanairt rapondall '- s Caat
un rude bougr*l *

U .:n.-érli* **t-*Iit Iipuaga gi états rrteatsl I! « t"-
mil é'aa sV*iMti turtoul il l'<
eanaa seaiutiottnillas ; o*U* da * Malus a
 
Annotationen