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PRIX i G CENTIMES

Charleviile, le 26 Décembre 1915.

Gazette des

JOURNAL DES PAYS OCCUPÉS PARAISSANT TROIS FOIS PAR SEMAINE
On ('abonna dans tous le* bureaux de posta

11, li.i

ft Mit lis Mutiles

La • Goielle n ■ rrp'roduit dam ton dernier numéro
le communiqué officiel turc, rendent compte des drr-
ru'en combst* qui te déroulèrent lur Ii presqu'île de
Gillipoli, et qui iboutiivnl 1 ]■ défaite et iu réembsr-
quemenl précipité d'une grande partie du rffrctifi
allié* qui, comme on Hit, occupaient de» partiel de
la oûte, où Ui avaient pu l'établir tout la protection de

Le* crainte* qu'on attachait dana le* cercle* alliéi
au réUbliMemenl de la communication directe enlit
l'Allemagne et l'Autriche d'une pari, et la Turquie
d'autre part, commencent * *e réa'

__ii la leu formidable de 1* lourde mil-

lerie *> terre et de la Botte alliée, psateut k leur tour
k l'attaque *t rejettent le* ruiihitseurs bon d* truri
positions d'Anaforta el d'Aiï-Bournou. PrtaipiLam-
■wnl, lea Anglais et leur* allié* fnnçiii abandonnant
ae* parages, qu il» *?*ient déjk promia à d'autre», en
laiitanl derrière eux d* grande» quantité* d* muni-
tion» el de matériel de tout genre.

I! «al R*l qu'en Angleterre on répand la misa de
U retraite ■ atratégique > et Tolontaire. On prétend
avoir retiré de plein gré le» troupe*, qui pourtant
étaient deatinée* i réaliser le sève téculaire de l'allié
rua** délirant l'établir k Coniten tin opte ' On dit avoir
abandonné volontairement l'aventure, dam laquelle
. l'Angleterre ■ au entraîner la France et qui roui* k
aelle-ci, ainti qu'au autres peuple» auiitiairea, — (el*
que le* Canadien», le» Australie™, atc. -— a'énornin
Mcrifior* de M ug et d'argent.

L héroïsme cl I* tcsrnce militaire de» Turc» ont
bri»é erlle enlrepriie de conquête que I* preiie inglo-
triacsisr annonça et accompagna pendant dei moi»
de aea Victorieuse» fanfare.

Rien n'eit plu» imlrtictif, en elfel, que de relire
aujourd'hui I* longue *érie de cri prophétie* non réa-
litée*, et que ccui-lè même qui lea déclamèrent »onl
en train de démentir 1 cette heure par leur retraite pou
glprieute.

VOIcl quelque* exemple! do ce», innombrable*.
■ rêve* d'Orient », forgé» dau» loi rédactions pari-

II J * Juite un an, le So décembre I9H, le <« M alinu
publiait un article de fond intitulé » Plut de Turr
quie la — où il él*il dil entre autre :

• En /némr (m.pi que la quetlion d'il Uace-Lorraine .
que la queilian de Pologne, que la queifion dMufri-
ehe, il faut résoudre aujourd'hui, el pour Joujour», la
nu-ill* çueilton d'Orient.

■• Importable d'ajourner an* fol* de plu» I* diipirl-
tlon de U Turquie d'Furupr. Lr contïnenl doit tire
celte foi» déb*rr*i»é.

■ itndrinople il la Thracf tant de» proiei qui l'o/-
frtnt i la Bulgarie, pourvu qu'elle quille le ailfaje d*
rAulrichc dam lequel elle n'a recueilli que l'humilio-
lion ri la de1,aile.

.Consfanlinopl* »era libre el libre la passage du
ditmitt. Elle va crouler en/in celle muraille oljamane
qui séparait la Ruine (I l'Atie du monde occidental.
Ce mit plus leulemenl par le canal de Suer que l'achi-
mincronl (ei échangei enlre l'Kurope el l'Orienl, e'irt
par la Mer Noire el Ici UnrdantUii, c'eil par le golft
Penlque (I Bafldad, e'tit par Smyrne, Damai el Bey-

i Iflc de ljj

el à tHahe^de t in j (aller au nid d'Jdalia, où elle a

■ Far on lin ru lier prodige, Ù va rire donné k noir*
lé publique de reprendre I* toile de» croisade». L'ceuvr*
qu'assit préparée cent quatre-i inct-douie ani de rloml.
nation frinque, c'mI notre gouvernement de libre-
prn*éa qnï se trouve chargé de la mener à ** fin. » j

Le miîme - Malin >, parlant do l'échec de U mal^
hrurrusc allaque navale du 18 mara inib, qui coûta à
la Ûotle alliée trois mirasse j, ériivait dans son nu-
méro il 3*1 :

■ Lu drapeaux ûlliéi n'en cnnlinurronl-pnj moin*
de jhtter mr la) déiroift el de remonter de proche en
proche /mqu'o Conslanlinnulr. L* r'rsnce et l'Angle-
terre j ont engagé leur parole nir aera lenue. *

Ceilain» jourmli,!.* psrliruliérrmrnt inuginstif*
brodèrent aur l'aventure dr» lUidinrlln leur» faniiiJ
air* Ici plua ours. Tel Hervé qui écrivit, en lé
• Guerre Sociale - du il juin l|: '

• Comlanlinople lueeombanl en quinie ;our»,... ^
Comlanlinor/I», donl la ehule lera le plur grot icéne-
mtnt mililaire de la guerre depuii la bolaiiU dt la

El, quelque» temps aprèi, dans la n Court So-

Finalement, citoni encore un artidt d'un dei pltn
gtands joutniuï paritieM, Le iS septembre 191H
1' ■ Echo de Para n publiait le» aflitmation» îuiianlci
de son eorrespondanl paiticulirr i Home :

• U. Garrnmi, Vex-ambatsadrur d'ilalit à Comlan-
linoplr, de retour i floine, a /ourni lu (roirermemanl
dti iulorinationa exacte* \!) lur la Mlualion intiriturt
an Turquie, in/ormn(ioni parliculiiremenl prcVieujc»
don* le moiuenl acluel. Ù'ajitit loui Us renseigne-
ment! qui pan'tennenl ici, 1* rétislince de 1* Turquie
eM i bout.......

u Enver Pacha a élé obligé d appeler nui Ici crmei
det en/anlt de dix-iep! an» el dci hurnmei de cinquante
an*. Le conlingenl de reicruri qu on eil en Irain d'in*-
(ruire o//re le plui biiorre nw'iaiipr de toldali el d'uni-
/orme». Pour habiller la nouorilei recruei, on a di
réquiiilionner j'uiqu'aux coiliime» de Ihédlre, de tortt
qu'on roil dei iol<fai3 lurcr habllléi en huguenolt de
iéeyerbecr (l). La armej font pai tille ment dtfaul. 0,1
udil dai aendarniej ollomuni arme"i dt Jmili dt ilia»"i
ou de uieux Irornbloni délaché) de quelquei pono^
plie* (I). .

— n Cei dernien lempi, l'i^parilion dn inui-mnrini
anglai» dam (a mer de Marmara a jeté la panique dan>
L'onilanlinople. Le* Turc», qui prévoient 1* chute pro-
chaine de* Dardanelles, lo'il en Irain de tortUier bav
Sle/ano el l'fi'e dei Princet. A prit ta prit* dt la prer-
qu'Ue de Callipolt, ili eiptrenl tenter une'dernière dè-
/en»e deuant Conrlanlïnople.

• Quant d l'ambaisade d'Alltmagnt, tilt a été Iran*-

a rousUntinople. eomin» on I* rolt, offre U sprc-
tacle d'un* ville prête k «e rendre el où l'on attend d'un
moment k l'aulre Uarrivée de l'ennemi- L'agoni* d* k>
Turquie * commencé.....■

Il y a un peu plu! de troi» moii que ces ° informa-
tions exacte* ■ parurent dam 1' • Echo de Parii ». (Tnt-
11 pas édifiant de le* relire aujourd'hui ; Hélas, com-
bien le métier de prophète esl pirfoil rompromeltanW

Cei prophétie! exagérée! de la piei» alliée correa-

Londrei et k Pirii. 11 est hor» de duute que l'altaque
de* Dirdanelle» fut comidérée comme l'un des grand*
«tout* dan» le jeu itralégique de la Triple-Entente. Lit
buta poursuivit étaient multiple*. Lea puisiancca i'e
l'oueat comptaient pouvoir établir une communicatlrOo

par Ici gljcn. <
balkanique* Hp
tique, laquelle D1*, en'effet, pas été fi

fournir à l'Anglcter. _ ....
la Buisic. I^a « Détroits n uux moins de l'Anglelcne
eurent >■!.'■. mi .-IT.-r. m gnge iiiécicui, propie i lanc
.imorcheni If» llusu s C'ux ci uiir,iient-il» finalement
obtenu l'objel de Irun plus ardenlca convoitises } C'e-t
là une aulre quetlion, dont il est permis de douter, eu
r»i»on de» leçons de l')ii>twrr anglaise. /

Preliquement elle rit rendue, d'ailleurs, porfoilc-
menl illutoire pir le» lail) I

Dani les cerclci gouvernants et journali.lique» de
l'Entente, on excelle d.ms l'irl des - retriiles stratégi-
que» m, adroiL'menl fri écs en licloires 1 L» tactique
emplovcc, celle fois ennue, ; Londies el 1 l'aria, pour
Toiler l'échec d'une entreprise *u»i fatale pour le
preatige de la Heine dr» mets, n'étonnera donc per-
•onne. Mail qu'eu peimm, ctlle foi», la H unie bl!c
qui consentit le» plu» sanglant* lacnlicr» et qui sup-
porte la plus terrible inisére, lu «urtnul, OÙ se* arméèa
en retraite dévastèrent leur propre pojs ? Elle qui. se
leurrait d'obtenir, en récompense rie s-s servile*
rendus k l'Angleterre, la libre sortie de la Mer Noiie ;
donl h clef est a Conslantinople P L'abandon de Galii-
poli par 1rs « libérateur* » anglais ne lera-t-il pas
crouler définitivement le chJlcau decnilcsdessuprSuic»
espoir» rusws.

Avec l'irdeur et la rapi.iilé d une flamme la nou-
velle va se répandra dam wol 1 Orient musulman, déji
•ttenlif à l'écho de la récente défaite anoaaise de Klési-
phon, qui délivra ll.igdid de la menace britanuique.

Et quelle impression l'abandon de l'aventure des
DardinelJet va-t-ellc faire sur Ici nculrca qui ont *u
vaillamment résilier, jusqu'il.i, aux appels insinuant»de
la lirine Albion ? Verront-ils toul-à-faït clair à pré-
»enl î Distingueront ils dcunilivcinenl lu forte réalité
dei phrases creuses donl l'Anghtcire et ici auxitiaiie»
cherchent i 1* voiler.

Celte clairvoyance définitive, c'est en Grèce luilout
qu'elle produira se» effets salutaires Le peuple g.ec
•aur* gré à ion mi devoir eu la Gère énergie de lui
épargner l'erreur Tutoie d'une participation i la guerre
aux cûtés de l'Angleterre. Il lauro apprécier la logeisa
et le clair jugement milit.iire de Biin <tat-major, qui
n'a poa été dupe, comme M. Véuirélos. de» avance»
anglaise!, destinée» j culminer l'armée et la flotte grec-
ques dani la funeile aventure de» Dardanelles.

Cette- clnirvoyincc de ceui qui ont la direction des
destinée» hellénique» ne jwuira que l'aiguiser k la vuu
de celte armée de Gillipoli, cruellement décimée,
abandonnant la presqu'île de I» mort pour venir débar-
quer lur le au] grec, i Salouique 1

BULLETINS OFFICIELS ALLEMANDS

Thi&lrt dt la guerre i l'Oueif.
Dont an chaud combat, le* brave* régiment* de )■
Si**" brigade de lindwehr reprirent hier la lèle da
HartuiaumneiUrlupl. L'ennemi subit de* perte* »n-
gl*Dlr* eitriardlnilre* et laisu £3 ofliclen et 1&3Q
huuimei prl-iunnicr» entre nos maini. Non* somme*
encore en train de nellujrr quelqurit houlu de Iruuchée*
■ar I* versant nord, où te tiennent encore de* t'ran-
r*l*.

L'Indication du coinmuninué Innenis d'hier auir,
disant que le 21 décembre, dans les combat! pour I*
prloe de la tête, du UartuunnsweUrrkopt, 1300 Alle-
mands auraient été lait» prisonniers, est exagérée an
moi»'de moitié. Le tout de nos pertea, comprenant

Ions les morts, blessé* el diaparui, u chiffre, salant
qu'on peat «'en rendre compté jusqu'ici, k environ
1100 homme*.

Thédln de la guerre aux Cal/iam.
Aucun événement d'importance particulière.

TMdlre dt ta gaerrt à l'Ouest.

U Icu de l'artillerie ennemie a été vif par en-
druits, tuiloul dans lea Vosgci.

Une nllaque noclurnc.k la grenade, coulre noire »1-
tuation de hauteur au nord-cit de Souiin, fut facile-
ment repou»»ée.

La poli lion »ur le llartmannswfilerkopf a élé com-
plèti'iiK nt reprise, jet Français sont également expulse*
des bout* de tranchée situées sur 1* pente nord de la

thiaire

BULLETINS OFFICIELS FRANÇAIS

mandes, d'où partait un! émission d» gai lullocanli dirigea
vers la.iront onglaii, * l'est dTpre». Aucune Bltaqui d'in-
laniarl* n* s'tal produit*. *
Ues a vue s tnnemii ont lurvolé ce matin la région 0»
Popanngh» tt ont jeté une dizaine de bombe»; uns lemm*
B été luit, une femme el deux enfant» oui été blliséa

En Artuu, ootr* artillerie a diiparié de» travailleur» 1D-
nenu* dans le tacteur de Thélu», au nord d'Aria». L'ennemi
a lancé un* centain» de proJecUle* aur Am*.

Enlrt Somme et One. nos engin» de tranchéei ont détruit
un ouvrage iMemand dans la région d* Dancourt

Entra Boissons il lie uni, cotre ortillirie a pris \ aatUi
' lleries d* l'enniml repérés k l iai

■ au Dac

paflM,

r d arLlleri

premièrei lignes
donné d'eicellinl* n

Dan» la région da 5*inl Miliiel, quelque» tlri beureux iur
Chauvunoourt uni amené une riposte de l'artillerie rnntnilt,
qui a élé arrétéi net par notre leu.

Dau» la nuit du 18 au 19 d&einbre, une da noi iicadrill**,

de Meli-Sablona 51 olma da 90 et ï obui di loi Un da'soa
appareil*, arrêté par uni panne de moteur, a pu atterrir lui
incident dani nos lignes, prei d< Dieulouard, au *ad di t'ont-
k-Mou»son. .

Armée d'Orient. — Rien 1 ajouter au précédent commun!-

En Artois, combat! k la grenade au nord du boi* n
Hacha.

Eotr* Sommi M Oise, lutte d'artillerie dan» 1* régloD à
Fay. Houa avona .Mil tu illenci uns batlirli wooim
prêa d* Sajnl*-Léocad* {sud de Moulln-iuui-Touvinl).

Sur I* nvi nord de l'Aisne, nou» avon» évacué tuer Jeu
la aoirés le polit poite qu'un.coup di main nous avait pai
nus d'snlivar par surpris* li 15 décembre, au sud-ut d
Vailljr. La ilsmi-iocliun qui l'occupait eil rentrée dani oo

li^i.t

» de Mortmar* ci

* La-Pré

d* rlctproque dan»
t [LnrraiDe).

NOËL

Allah lui réservait d'i
n'était pas encore en vue des cité» de 11 p*tiii
bTnarirc fut capturé par le* vaisaeaux d'une *utîe

Elle lombai'l, légère, en nappe immaculée,

Décembre /iniisanf lur la froide cullée,
Quand naquit le Meiiie en un berceau rupueuz.
Il naquit, plein d'Amour, aux lueurs des étaiUs,
Pour instaurer lur terre un peu de sei uerlu* ;
' La noble Charilé, le eachanf tout dei vroifei,
IJumblemenl lecourgble aux: pariai, auf vaincu!.
Il naquU pour donner ou taldat la vaillance
De cumbatfr* en hérot. ai* mourir an croyant.
Ou de vivre pour Lui. fier «f uni dffa il lance.
Craué de I Ln/sni-Uiru. Lumière d'Orienf.
Hoel 1 rtnuit tneor, Na*t 1 pltin da Undrtin,
Sauve VU un. amie. console Uni dt vieux
Qui pliure ni, écoulant ea doux chant 4'alUgrtut :
tiioir* f Claire t Jeiits ! Claire n plut haut dei Ciei

*t moins sûr* encore que le désert, ga
auvent élie comtimment lurpriiâ,
« par le* bt igatiJ». Une tempête sépara
du relie de l'escadre, et il lut pris E
endit tout, équipage et passagers, sjr

Alnunior était un croyant, il fut Irorte
lent pir sou maître que les chréliéni, nuii* .
t pas inoini tout r puir de icnlrci dan» m

ALMANZOR

HISTOUUi D L.\ PHTIT ÈCTFTmS
Par W. ml fi'.

Tiétormiii Alminxor vécut heureux U n* revit pas
le docteur, maii il put rendre encore plniieurl «iule*

ir .(.■!...■■ f

miisacréei, pillée* par 1 _

le petit biliment du reste de l'escadre, et il fut pris pur
un corsaire qui-vendit tout, équipnge et pasiuge "
le marché d'Alger,
- Comme Aima
moins durement ]
il n'en perdit pas

piji et de revoir son nère. Il pats* cinq année» i cnl-
liver et à 1 renier les fleura i »on maître mourrut sasu
héritier : lei bien» furent vendu*, lei eacUves db>
]iersc* aux enchères, rl Aliuauiur fui racbité pir in
marchand qui parlai! lou» les au» avec un convoi pour
un |»jt étrirîgrr «Un de lirer plus d'argent de aa nil>
chindiie humaine. J'étais nidi-mfme l'esclave de te
maichand et je rue trouvais k bord de son navire , ce
fut ainsi que je connu* Aimanaor. Mais admire. 0 no(la
•cigueur, le* voie* m)*lérieu*e* d'Allah : ce futl datas
la patrie d'AJmanior f* MM abordimri, ce' M mr
le inirihé de u ville natale que nous fûmes exposé*,ce
fdt par son père qu'Aimanior se lit racheté. J

Le folieil avait écouté le récit de l'eirlava avec jin
intérêt eijraordinaire ; »a poitrine ic soulevait par x|c-
cadei, sci veux éti 11 celaient, mais I* lin no la se|*-
fiisiit cerUinruient pal.

• Fie di»-tu pas que cet ttaMucr a vingt el un aral î
dem*nd»-t-il en sortant d'une profonde songerie.

—* -toit mon igc, vingl el un ou vingt-

— Et le nom de s* ville natale î Tu ne nous le dii

P"

—"Si je me souviens bien, c'etl Alexandrie.

— Alexandrie I répéta Ali Banou dan* un grand
cri; mail c'en mon fil.I,.. Où esl-il P 11 l'appelle kai-
rain, n'est-ce pa» ) Et tes cheveux sont noirs i Et tel
jeux »ont noiu, n'e»t-ce pas t

— Tu l'as dit, i icigncur.

— Allah, Allah I... Mais ne l'es-lu paa trompé ï Ei-
lu bien aur que ce soit ton pire qui l'a racheté ) Eit-te
lui qui le l'a afliniié }

— Il m'a dit : u Allah Mil loué eprèi tint d'éjneu-
vei, cur voici « le marché de ma ville natale. 1 B
commo un homme de distinction uéboutliait quelque*
inslsiili plu» tard sur la plu, e, il me dit encore : a ijue
U vue est doiio un don précieux I 11 ni'etl permil de
1 revoir enfin mou pire. 11 L'homme t'approcha, nous

ceux qîe l'Iioiniiie iclicla. Alun il remercia Allah aveo
ferveur el rue murmura k l'oreille : . Maintenant il ne

• pire lui-méiue qui me ramènera dans 1» maison de

— Ce n'eat doue pas mon fil», mon Kalram, • «'écria
Je arheik d'un «cceiil déchirant.

Celle fois, l'esclave ne put te maîtriser plus long-
temps ", det larmes de joie ruisselèrent sur ses jouet, et
il MJ laissa glii.er aux genoux d'Ali an disant :

• C'était Ion flli cependant, 0 «eigneur, car je mis
Abnanror, el c'est toi qui m'ai racheté.

— Fw Allah, voili un véritable miracle, s *'ex-
cluimi l ot de toutes parts.

Et Ici sssitlantiie preisèrent autour d'Ail.
Celui-ci n* trouvait plui une parole, el il fixait aur
le jeune homme dei regarda qui ne pariitaaicnt riea

n Mustapha, dit-il enfin, mei yeux sont Couverts
d'un voila de plcuri et je ne pui* reconnaît]r 1 il *
bien le! Irait* d* m* femme qu'avait mou Kafriai.
Approche et dis-moi si lu le reconnais, a

Le vieillard fit ainsi que le icheik le voulait ; U
étudia longuement le visage du jeune homme, puis U
lui posa Ici main* lur 1* Ûte en l'apostrophant ainsi :
' nKainin, bl> d'Ali Banou. quelle est la senleno*
que moi, Ion maître, je l'ai apprise *u jour de malheur,
quand lu partis pour le camp des soldat* franc* ?

— O mon maître vénéré, répliqua Kalram en lui
baisant humblement la main, lu m'as dit : - Celui qui
aime Allah et qui a une conicience pure ne sers jamais
»seul. même au plui profond de i'adveraité, car il
<• aura loujoun à tes cfllé» deux compagnon» pour 1*
u soutenir et le réconforlor. »

Alor* le vieillard leva vers le ciel un regard recon-
nu iiu ni, puis, ayant attiré le jeune homme d*n* Ma
bra», il le poussa ver* le pire en rcj.tenant :

» Ali, celui-ci est le fils que lu «s pleuré pendant

Le scheik ne se possédait plus de joie ; un* a*
lasser il contemplait Ici traits de celui qu'il avait long-
temps cru perdu pour toujours, et il y retrouvait Ion*
le* trait* du petit kalram enlevé jndi* par le* Franc*.
El les spectateur! partageaient s* joie, car lou* U*
limaient Ali Banou et toui étaient aussi heureux qu*
• ili euiseul retrouvé un fil* après l'avoir longtemps
cru perdu pour toujours.

Usinteiiaul lea chants el le son dei imlrument* d*
mnsique remplissaient la salle comme aux plui beaux
jour» d'iulrefois. Lo jeune homme dut redire *<

beaucoup plus île J' Lui* encore, 1 t luni tép, tirent le*
louange* du professeur d'arabe, el lou» firent le» él "
de l'empeuui qui avait piis Kanam sou! ta piolet
si puiisonte. Il était fort Uni luisqu'on peu» enfla

•e léparer, chacun emportant de riche* p-*---'

Binou avait voulu distribuer k tau* te* aa
(Gn de perpétuer dint leur mémoire le *oi
retour incipéré.
 
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