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GA^ETXE DES ARDENNEG

7 Mal 1916

Paris, 1" mai 191G, soir.

A 1» suit» du violent bombardement d'hier à l'ouest de
la Meuse, l'ennemi a dirigé, en fin de journée, une puis-
sante attaque, en formation dense, sur les tranchées con-
quises par nous au nord du Mort-Homme. Nos tirs de bar-
rage et nos feux «te mitrailleuses ont cause des pertes énor-
mes a l'ennemi, dont loas les assauts ont été brisés.

Au nord do CurrrttTes, deux contTe-attoques allemandes,
menées vers la mCnie heure 'sur la traneliée enlevée par
noua hier, ont fié également repooesées. Au cours d*<tie
troisième tentative, l'ennemi, -qui nWiit pHs pied dans nos
lignes, n'a pu s'y maintenir et a été refoulé aussitôt avec
des pertes sérieuses. Bombardement violent et continu de
la cote 304 ainsi que de la région de Vaux.

Nuit calme en Woëvre.

La auerre aérienne : Dans la nuit du 39 *u 30 avril, no» esca-
drilles de bombardement ont lancé de nombreux projectiles sur la
gare de ravitaillement et de munitiona de Scbjslopol (sud do
Thii-ticouri), aur la voie ferrée flTtnm, sur dea bivouacs prés do
Spincourt cl sur lei garca d'Aprcmont, Grandpre, Clmllerange cl
Voniiert. Do Tlombfeux éclatements ont elé signales "sûr let voies
ferreca et plusieur» mtertdies no trtiit 'déclarés au cours de cello
Opérniton.

L'ÉVIDENCE

Un lecteur français noua écrit :

Si leur servira obligatoire finit par passer, nos Alliés
3'outre-Manche y auront mis le temps I Rappelons quelques
étapes :

LoïfJ Kitchcner a dit adresser un appel ou palrîolisme
Ses hommes mariés ; il leur a demandé de mettre la cause
nationale au-dessus de (ont et de tVînrcAer.

Par contre, à la Chambre des Communes, Sir Arthur
Markham a plaidé la cause de ces derniea, rappelant la pro-
messe ejui leur a fcté ft!tc par M. Aîqulth et lord Dcrliy
qu" « ils ne seraient pas enrôlés avant que tous les ci'liba-
tairet aient été appelés ».

Les célibataires continuent de rechigner : l'année 191& n'a
pas vu moina de 35o,ooo marragts, soit pins de 4o 0 l'heure,
en comptant les nufta — un record III D'autres font valoir
des « scrupules de conscience « qui n'en finissent plus, quand
ils ne se répandent pas en menaces comme oct industriel qui
fermera ton usine, occupant plus de S,000 ouvriers, ai....

■"•on ftls e*t enrôlé. 'Bref, Ici hommes rrwriés veulent bien
marcher, quand 'tous les célibataires marcheront ; -mtiis
eerrïme l« (Wlibalarrcs ne marchent pas, les hommes mariés
ne marcheront pas. 'Ils marchent tous sans tnarthtfr —
comme dans l'opérette — et la situation est d'un comique

Kelicté.

Surgit le député conservateur Kennedy suant sang et eau
à expliquer que l'industrie anglaise manque de bras et qu'il
Ta falloir diminuer d'un demi-million d'hommes les effectifs
de l'armée anglaise. Ce que ces bons Anglais nous donnent
de 4a main drdite, Hs noos le retirent de la main gauche :
▼«ici des etflibutaires, rendez-nous tes horrrrnes maries.

Pendent qne les ministres, lt» hommes d'Etat, le Cham-
bre des Ccfffrfftonei et tort -le SaiM-Frnitfoïn discutent, sa
livrent à des palabres longs corhme'aVs Joftrs sans pain, nos
aoldais te font tuer et nos blessés vertenl leur é-ang généreu-
sement ; tout supportent les fatigues et les souffrances d'une
campagne qui dur*-do^m* plus de dix-huit mois, et la France

s/épurse et les François____ non 1 nous »e leur feront pas

- celte injure I — et nos 'gouvernants ne votant pas, ne com-
prennent pas 1

Ils ne voient pat, ils ne comprennent pas, ou plutôt, ils
•ne veulent pas voir, ils ne veulent pas comprendre que l'An-
gleterre a pour but de nous diminuer, et qu'après la guerre,
constituant alon une armée de céhbatarres et d'hommes,
mariés, une armée véritable, une armée nationale, fraîche,
n'ayant pas souffert, plus nombreuse que la nôtre, par consé-
quent plus forte, elle nous tiendra à sa merci et que sel
dents, déjà longues, seront encore <pln longuet, et que ton
exigence tera encore plut forte, ton appétit plus vorace, ta
■oif.plus msàtfa'ble.

Quant i l'armée qti'érle est encore en train'de discuter —
célibataires ou mariés ? volontaires Ou involoMifires ? —
elle ne pourra être a moitié prêta que dans aix mois, Ver»
eeptembre : les grands combats, tea grandes batailles auront

eu lieu et l'AJipl-.'lcrrc aura gapné sur nous deux ans d'éco-
nomies de vies humaines et d'argent.... deux ans I

Que sera rctlc année de soldais majoré eux, rccrulés par
force, sans rien de ce qui fait li-s véritables soldais prêts à
ver*cr lotir ••ang, ù faire le sacrifice tlc-lcur vie, tous les sa-
crifices ?

« Une armée, voire en peuple *n armes, n'est pas une
chose qu'on puisse décréter d'un trait de iplunic . »

t'est inic vérité vraie comme on niiome, comme deux el
detix (ont qunlre, comme le pin* comt chemin d'un point 0
un aulrc est la ligne droite, cl des vérités comme cellc-li ne
te drsentvnt pas, parce qu'on ne disent» pas IVvtdVrKe, parce
qu'on ne discute pas que la lumière éclaire, que le soleil ré-
chauffe et que la lerre tourne.

u On n'improvise pus des armées.... La Bévoluliun clU-
mtmr, qu'on ctte souvent, n'en a pas improvisées .- erfe a
fait une première guerre avec un /tomme 'supérieur, qu'un
hemenr he^nrd avait jètf ttftM sa main, le général Ditmnu-
riez, qui commandait ïitrmee royale. C'est avec cette arroge
qûc ta Révolution a remporté ses premières victaires. /Tua
tard, elle a ru de longs revers, jusqu'au jour où elle a pj
avoir de viHtn7>tes~ Ctmte's. »

ConîrrtVfrr-ious ccTlc véYilé i*

Elle fut feMêt du habt'de la rnn;inc française le i*r msrs
lét^i, par M fluors Iri-meme, par le k LibértfteOr du terri-
tbire ».

LA SUE'RWE "A'ÉïîfEM MË

Attaques contre l'Angleterre et la Rascie.

Berlin, 4 mai 1910 (d(fîe.lel).
Dntis (a nirildu □ -au 3 mai, Une eseadre He d Tig-eaMej
tic iintifrc a ailaqiïc l.i n'gam mbyenne et wpleTiriionule Ha
la côte Lsl de l'Angleterre. Lors de celle alluque, les diri-
geablre ont bombardé coplcascnrent et avec succis visible,
ides htinque», des liair|s-foiirn'ïau'v et drs «islbllafiCns de
chemins du ft?r près de ftliddlcbomugh et de StCKikton, des
établissements industriels près de Simderl,-md, la place ma-
ritime fortifiée dsraftiepool, aiarsi ^uc des vnis-wauv de
gnerre anplais te trouvant à l'entrée du trrth of Forth. Tous

dirigoubti ssont renlrés dans leur pott d'oripin» en depil
d'nu bombardement vrolcnl, ù l exteption du u L 30 t> qui,
par suite d'un fort vent du sud, fut poussé a%ec force vers le
nord, tomba en détresse, en mer, cl périt près de Slaioiiger.
L'équipage entier fut muré.

Le 3 mai, dans l'après-midi, un de nos avions de marine
attaqua avec succès une batterie de côte anglaise prêt de
Sandwich, au tud de l'embouchure de la Tamise, ainsi qu'un
aérodrome a l'ouest de Dcal.

Dans la Mer Baltique l'activité de nos avions de marine
fut également vive. Une-escadrille d'hydravions jeta à nou-
veau des bombes sur le vaisseau de ligne russe « Slawa u et
un sous-nyuHn ertnemr nu Moonstmd. Des ermps portants fu-
rent constatés.

Une attaque aérienne contre notre station maritime de
Pween ne causa aucnn flégït militaire.

Un de nos sous-marins a abattu, le 3o avril, devant la côte
da Flandre, un avion anglais, dont les passagers furent re-
cueillis par un destroyer ennemi.

tfetllla Vttr la perte du « L tftt ».

Christiania, 4 mai 1916.
Le journal q Aflenpostcn u donne les détails suivants :
» Le Zeppelin avait usé, dans le violent contrèrent, toute
ta provision de benzine. Huit hommes, qui furent jetés hors
du dirigeable, lorsque celui-ci heurta'un rocher, allumèrent,
à peine Hcbaut, dû cipsrettcs. L'équipage entier est provi-
••oirernetit'imerné & Ma4de, à l'exception de quel^net blessés,
fui sont très bien aoigtsés i l'héVpital. Lorsque le dirigeable
fut iearendu lur mer, on craisynil qoe le vent ne l'enlevât
de 'tiouvtjau. Bes solttats norvégiens s'empressèrent d'atta-
oheT'le acppelm. Let Allemands sont des hommes grands et
*figottreis>x. Quelques-uns ■avaient l'air un'peu transi de froid.
A'part cela on n'airriit pu constlier qu'ils venaient de sur-
vivra à tme catastrophe épouv»nt<able, ïls sont très taci-
■tnrrres et refînent tonte communication. Les autorités norvé-
giennes ont prit possession de la carcaWe. »

D'après un télégramme do l'Agence lélégraphique nor-
végienne, lo zeppelin heurta un roiher, se brisa en deux et
tomba dans le Fjord. Un torpilleur qui l'avait suivi le long
de la côto survint et sauva l'équipage. La catastrophe a eu
lieu près de Hafsfjord ; la ville la plus proihe est Molde, où
b;a Secours ont été organisés.

■ÉCHDS D'ANGLETERRE

L'insurrection irlandaise.

Voici encore qi#elqnes renstigrtemchls de sonn e ungta'ie :
Londres, 2 mai 10IG (officiel).

A 5 heures du soir, tous loi rebeilr* de Dublin a\ant
capitulé, la sécurité est ■-•oinplète en ville. Les rebelles de la
campagne ae rendent aux colonnes mobiles.

On comptait hier soir, a Dublin, 1000 prisonniers, dont
&8g ont été évacués lirer soir en Grande-Bretagne

On annonce de Queenstown qoe l'on comptait qae lotîtes
'fci armes He ia ville'de CoTk s^raietit rendues aujourd'hui.

Pendant *a nuit du So avril au i"t trUai, les Tobeiles
d'Enniscorthy ont offert de Tendre les chefs et les armes,
pourvu qu'il soit permis aux simples partisans de regagner
leurs foyers. On leur répondit qu'ils devaient se rertdic sans
condition-*, oc qu'ils acceptèrent a 6 heures du matin.

Dans ia journée an annonce plusieurs redditions. i;ne
«blcmne'de'gendarmes a fait aujourd'hui sept prisonniers a
MM

Le calme r«gnc en général à Wicltlow, Aïklow, Durlnvtn,
BagnolstoMi, 'VVexford, NeW'Raaa, dans les comlél de Cork,
Clare, Limenck, Kcrry, et dans tout l'Ulster.

James Conolly n'u pas été tué mardi comme on l'a
annoncé, mais blessé et fait prisonnier en mtme temps que
Pearse.

.Parmi le* p/ttlrïotes insurgés, une comtesse "Matlfiewicz a
joué un grand rôle. D'après le « Daily Mail )> cé\\e ci-CK'cu-
pail, trrec 1 20 'hommos, le Collège do>médecine. Samédi, elle
Mhi an drapeau «nnonçant que la gumtson rebelle >sc Ten-
drait à 11 heures. Les rebelle? défilèrent. La comtesse mit
bas les armes de façon théâtrale.

Les «lé»jl5 sont évalués a plus de 60 millions de francs
et on se demande si le .gouvernement supportera les frais.

Le palais de justice de Dublin est intact, mais la biblio-
thèque est fort endommagée.

D'après un télégramme du 3 mai, adressé au « Journal
de Genève », la Ville de Dublin reprend gradueIrernent son
état normal. On proeMe au dérylaiement. Le îeite du sftd'de
l'Irlande est également ■calme.

Les 'insurgés des ^uehfawt'provinces où la rébellion s'était
manifestée se sont aussi vendus, «portant i 3000 le nombre
des prisonniers. Les plus notoires de ces prisonniers ont été
transfères dans les prisons aBglai-scs. Dans les hôpitaux il y
a plus de 600 blessés, parmi lesquels i! y a beaucoup de
femmes et d'enfants.

Pour le moment, l'émeute est donc maîtrisée. Pour le*
rebelles, elle a eu de graves conséquences. M. Asqufth a dé-
clare à la Chambre des'Commurres que trois des chers insur-
gés, Pearce, Clarke et Mocdonagh, qui avaient signé la pro-
clamation républicaine, ont été condamnét à rnrJrt par le
conseil de guerre, fli ont èlé fusillés le 3 mai. Trois autres
insurgés furent condamnés k trois an3 de prison.

Ln outre, le nombre des tués est très élevé. D'après une
information officielle, 188 personnes tuéet te trouvent dans
lei hôpitaux (66 soldats, iaa msurgés et elY(h). 179 bâtir
ments furent détruits par le feu.

■Démission ée M. Btrrell.

Londres, 4 mai RH6.
M. Bitrell, nrinislre d'Irlande, a démissionné. 'U a'dé-
claré s être trompé sur la gravité du mouvement u Sinn-
Feinn et ne pas avoir prévu la possibilité de tels événe-
ments. Et c'est pour cela qu'il maintient sa démission, mal-
gré les vives adjuralïons de M. Redmond.

Commentaires infâmes.

Il s'agit du « Figaro », naturellement. Oetle'feuille-qui
te prétend l'organe de la bonne société française, ose publier
un petit article ignominieux, dont nous rtproduhwns, i
titre documentaire, les lignes survantes, qui ae -passent de
tout commentaire :

«Sinn-Feini. Ces deux mots — devise du parti cxlrémisls
irlandais qui vient de faire quelques sottises k Dublin, sous l'ins-
piration do l'Allemagne — signifient : s Pensez a rie-us ! >

a Pensez a nom ! >

On dirait d'une suscription do carte-pétale illustrée, envoyé*
i l'occasion d'une féle ou d'un anniversaire.

« Pensez tt nous ! c Cela rappelle lo t l ergns mein hi'chl », le
• no m'oubliez pas ! ■ les myosotis, la peble fleur bleue, toute la
sensiblerie attendrissante et douceâtre do l'hypocrisie boche.

C'est avec le uergut mein niehl, lo «no ra'oublici pat!», ta
« pensez a noua I » sur les lèvres cl sur la première page de leur
carnet do campagne, que ces gens-la pillent, incendient, cotent et
attai titienf. > v

Voilà en quels termes un grand journal de Paris parle
îles patriotes irlandais versant leur sang pour leur indépen-

aWe.

La conscription.

M Ajquith a déclaré le a mai, à la Chambre des com-
munes que le gouvernement 'imiterait la Chambre à régler
la question du recrutement en une seule et unique mesure.

La Chambre sera saisie d'un projet de loi établissant
immédiatement le service militaire obligatoire pour tous les
hommes en fige de porter les armes.

Le 3 mai déjà le projet a été soumis A la Chambre. Le
nouveau projet (Onlient les paragraphes du bill rcliré,
mais il ajoute le service obligatoire pour tes hommes marié»
entre 18 et 4i ans. Ce dernier arrêté n'entrera en vigueur
qu'après un mois, pour donner aux moris en question de
s'onrftler volonlairemenl."(l)

La Ghambrc des communes a adopté le projet en pre-
mière lecture Nons reviendrons sur !'affaire.

LES IRLANDAIS D'AMÙUWftE

Dans plusieurs villes des Etals-Unis, les Irlandais
d'Amérique ont organisé de grnndes manifestations de
sympathie pour les patriotes qui scwml soulevés în Irlande.'
Une grande réunion publique, organisée à New-York par
diverses sociétés irlandaises rassembla 3o,o8g manifestants ;
6000 antres personnes ne trouvèrent plus de place.
L'assemblée vota'd'enthousiasme une résolution exprimant
l'espoir que Pirlande serait 'reconnue comme puiuanca
Iwlltgérante, «ltrée aux puissances centrales. L'ÀUemafm-3
fut remenmée des sympathie* qu'elle .accorde à l'Irlande,
comme jadis ta France à la jeune République «nsérioaine.
John Devoy, directeur du aGaetic American >• fcMtJM que
l'Angleterre n'osera faire eaéeuter Sir Catement. Peu
importe d'-iilleurs, tlit-il, le nombre des chefs pendus ou
fusillés. De nouveaux chefs se dresseront.

Dans l'atsembléc des amis <dc la liberté irlandaise à
iMaMaolfHaétts, le juge Cohalon, du tulmnal suprême de
'New-¥ork déclara : a Toute la situation est dominée pur le
lait que l'Angleterre a été battue dms cette guerre. Toute
ta campagne de rmrrsetifjes et de tromperàes a échoué.
Aux yeux du monde, de ses-alliés, de tesïtmir et des Heutrca
l'Angleterre n'apparaît nullement comme dléfenseur des fai-
bles et àes peiites nationr-, mais bien comme ie vieux tyran
'Qu'elle a temjaurs été. Peut'On tmagirifr un rôle plus mépri-
sable qtie celui joué actuellement par liedmond ?

LES1 PHAfllSIENS DU PATRIOTISME

D'un article de M. Henri Cer.'j , :, dans un grand journal
•parisien :

« Pour de certains hommes, enclins nui excès de paroles,
je ne sais qu'une martifestulion digne de tetirs exigences,

— Qirtlie manlfttttatton ?

— L'exemple. Ainsi Tit 'Régulus. Comme M. Barrés, ci
•jRomain souhaitait de fntre tomber lu genoux l'ennemi de sa
patrie. Mais negulm se-battit. Il mourut sans {aiUesse.

— Que neprechea-voMs à-M. 'Barrés ? De tenir le langogi
viril d'un homme qui vent le triomphe de la France. Prenei
igarde ! Tot.-e philosophe vous entraîne h de tristes lophis-
•mes. Sons vous en rendre cciipte, vous dénigrez le
patriotisme des gens de l'arriére.

— Je loue M. Barrés d'être patriote. Je ne lui reprocha
que de l'être sans, goût. Les rodomontades ne siéent point
dan^ les cités paisibles quand on se bat aux frontières. Tel
propns, magnifique aux lèvres d'un soldat nVst, loin du
péril, qu'une odieuse effronterie.

— Weis sac a, papier I je vous répète que le président
He ta Llgucdes patriotes n'est point d'a^e a guerroyer. Nos
loin fonl le partage des^tôtoyeris. 'M, 'Barrés est avec ceux

ide aon lamps. Vous chercherez en vain, parmi les rangs de
iiws défenseurs, iln barbe patriarcale d'un nouveau Deciua
■Mus

NÉCROLOGIE FI A1M p Jkl S H

srCDrctfeTfe'S

MV. Marquis Louis; Campo Coïso Aioevt; 'Ebtrl Lettûj
Dépigny Louis; Diounot Georges. (Tout 'des cbftaborateur»
de l'Agence Hanta.)

MM. Marland Charles; Prevert, tui au bbi* La Priiraj
Viltoin fleouf, taré à Vaugucf*. (Tous 'Vu trois du groapt dé
Prùvins.)

MM. Lambert, tui à Cartncy ; Château., lui en Alsaca,
(Tous les deux de la section de Pantin.)

ItfM. Picdttd ffrnext, moM dr'B tnara/ Ptcaad ffrniU, (in*
U 9 mai; Picaudf Lion, tui le -àfl juin. (Tout trdti 'dt Mônt-
«ur-Wonnel (Jnr*,).

MM. Cote André; Satda Êddttard ; *ftrt>< Bàoaetrdf
Raynaud ^Iphon«. (Tous les qUatre'St la Chafflore tyndi*
este ouvrière des pâtissiers de la Seins.)

MM. les abbés Caytsialt, Afura* Léopotd, Gètclin Ma-
Hhieu, Condamine Jofeph. (Tdxu quofn 'du 'tlfo^ts dt
Rodes. )

M. James N. Merander, aheiin préafdini dt ta Société
d'assurantes sur ta iHe « l'Eqhmtbla n, 9ici*i à 'Tuitedo, A
soixnnle-dix-sept'dna.

M. I« dur d'Ascoli, chambellan de S. M. la reine d'Italia,
^éUcfâé à l'âge de quamnU-httli'an*.

Le grand «culpteur italien Ddtifd Calandra vient de sue-
tomber à-Home, auto «dites d'une -syncope cardiaque.

Lu eOTTttrssr Giorgio Casati, née Antoinette Negronl
,lPfàti Morofjni, ddtnt du pdlàt» de'S. "M. 'la reine flfttrf/uerfts
d'il'dt'.', décidée à Casena. Elle était la-mère de la marquas
Anna del Mayno.

Iff. 'Dbrrrn^e, notaire à LWde, •déeédi dans cvfie ville, à
l'ige de soixante-quatorze ans.

M. John Long, 'ancien ponvernetir du IWatNichilseffi tt
lecrctaire natal, sous let présiden%es de'MM,'Mue Ktnley et
'Th. PoHser-Ti, sticcrtnida à ttlngham à 'tirte dnffine de
'poitrine.

Sir Claude Macdoncld, qui fut ministre-de Grande-Bre-
tagne à Pékin et itmhl*Milrrtr-à'ToUlr\.

lit te général Éo/«, aide de ca)np de S. TH. te roi Albert.

M. Grigr.ire Winaqz, échvvin de ta V*\U de Soigniet, ftli
de l ancifn sénateur U'iricq:, décédé en Belgique,

nous continuons ci-dessous ta puWltHrai 'M #le il'a^s

sM. 'le dotteur en médecine Edouard d'Ailhaud, baron da
Gaitelet 'et de Vrfrolej, décidé 'à Cireste (Basses-Alpes), U
14 septembre, âgé de soixante-deux ans.

M. J. ^nquefil, juge de paix de i™ claste à Sami-Denû,
père de-M* Georges ^ru^ueftl, directeur du « Courrier fran-
çais 1.

a M. Léonel-Valbert de Masson d'Autume vient de succom-
btr A Dijon, dan* ta vingt-troisième annte.

■M, 'Marcel BàlllOn, violoniste de grande valeur, est dé-
cidé à St-Martin-Viaubie, des suites d'une longue maladie.

M. Charles Bailly, 'stcrtlaire général de la préfecture de
l'Oise, décédé à l'âge'de cinquante-neuf Un*.

M. Is baron Paoul Bceckman, décédé à Sainte-Anne■lis-
Marseille, à IVte/e de soixante-neuf ans.

M. Charles 'Blanc, conseiller d'Etat, ancien préfet da
police, décédé A iWonirnaur (Hautes-Alpes), dans sa etn-
.guanfe-heutnéme année.

M. Pferre-Ferdinand Donel, chef de bureau Ou mmf*-
lira des finances, décidé en son domicile A Parft, 94, ru*
Dauphin*, dans sa quarante-septième annie.

*M. le Ofcdmifi V. 'rrenry Caltief-flojnfaf, ancien député
et conseiller général de l'Aveyron.

M. Champeval, IVcriuafn connu de l'hisloire limousine,
auteur de carfitrafrct ei He ifitHonna/nei nflîjfft'ofjvj appré-
cié*.

M. Jcan Rnptiste-UubeTt Chaumont, contrôleur général
dt première Classe de l'adntinistrallbn de l'armée, à l'ilge de
soixante-trois an».

M. Emile Crestin, projeteur honoraire de mathémati-
ques spéciales, A Verraïllcs, à l'âge de toixante-douxt an*.

M. Dufoussat, ancien sénateur républicain de la Creuse,
décédé à l'âge de soixante-douze ans.

M. le baron Guillaume-Maurice-Alexandre de lleeckeren
d'Enahutzen, décédé au château d'Orly, le 19 septembre,
dans *n - :n-ri :'('■■ 'mmannfr_

M Edmond Févclat, chef de la con.ptolWIttf de la So-
ciété foncière lyonnais, dé.-édé à l'.lgr de *-'rinte-quatre
ans.

mortuaires enfiriniês à .rllltMs .grands Journaux, ftifeta.

M. Jossph Eynaud, chanoine honoraire, curé de Sttint-
Ftavren, <féce*d< à'Manetlle.

M. le docteur Finlay, correspondant étranger de l'Aca-
démie de médecine, dans sa quatre-vingt-troisième annie.

M. le lieutenant d'artillerie Georges Flersheim, ingénieur
trèê distingué, tui en cours d'expériences, à Wippc-Cabaret
(Belgique), te ià août.

M. Théodore Fleury, ancien député'de la Mièvre, 'âfëédi
A fiellac, chez son /il), sous-préfet.

M. le -comte Frochot, conservateur des on u rt forita
en retraite, vient de s'éteindre, dans sa quatre'VingMroi-
sième année, à Goumay-sur-Marne.

M' la rijarntNse L. de Grandmaison, décédée dans sa
cinquantième année.

M. J.-B. Grosclaude, ancien juge au tribunal de com-
merce.

M. le docteur Guttard,-ancien interne des h&plt&ux, api-
ctaliïte en dermatologie.

ft/. le comte de Kerdrian, commandeur de l'ordre dt
Chartes H! d'Espagne.

M. tl ilfiarn Krcin, i'iircfiffccle bien connu, auquel ort
doij notofiuneni l'Etien-T/icutre et le Hammam, UÂ décédé
dans *a propriété d'Epernon.

Ht"* Jeanne de Lncrotisille, membre de ta Société -du
Gens de lettres, a succombé à Une longue et doulourèus*
maladie. .

M. Edmond Lnîné, ingénieur agronome, ancien*prépara-
teur de chimie à . nslitttï national agronomique, chef da

la sfaliOit ur;/,(ino'/fiii;iic de 'Puris.

M. Gtislava Lumourouj:, maire de Saint-André-dc-VaU
borgne, dérédé à l'âge dcsoixantemciif ans.

M. Victor Leroy, bibliothécaire dn chef de'la Ville d'An-
gers, a succombé dans sa soixante-dixième année.

M. M-uneht, ancien conseiller municipal et vice-prési-
dent de la Société de secours mutucte'de. Mauléon-Barernsse.

M. Gabriel Corbin de Mangoux est décédé dans sa soixan-
tième dnnée, au chiteuu du Creuzet (Cher).

M. le docteur Jules de Lavlllutte, celui qu'on appelait le
médecin-d-s pauvres, vient de mourir subitement, ÉMs sa
soixante seizième année, à Paris.

M. le vicomte de Marcé, capitaine d'artillerie en retraitât
tricidé au château de Vaux.

M. André Mickaî-Lmtiichère, conseiller général de l'Isère
et maire de Saint-Qeorrc-*n-Veilerèche, décédé à soixante*

douze ans.

M. Gaston Nicod, conseiller général de l'Ardicha, prL
sident'du tribunal de ffommerce, décédé le 18 septembre.

M. Louis Pauliat, sénateur du Cher, est dicidi A l'âgt
de soixante-dix ans.

flf. Louij'/tdolpne Perruchot, colonel d/artillerit en re-
traite, dicidi à Mornant (Rhône), le b septembre, dans sa
guatre-umof-qwilriéme antWe.

M. le comte d'Andrée de Renoard, président de cham-
bre honoraire, décédé à Alger le a8 aodi-

■Af. fîomarmJfi, ingénieur général de i** cloate, du gènta
maritime, décédé à l'âge de soixante ans.

M. Albin Rotet, présidentde Va commission des affaires
extérieures de ta Chambre des députés, m été tué aten* un
accident d'automobile.

M. 'le comte Etonne de SaitU'Gtnfft, ministre plénipo-
tentiaire, décédé à Vdgef-de cinquante-neuf en», «u château

de la Gémerais, près Segré.

M. le comte Henri de èHmpigny, maire He Ghézy (Allier),
capitaine-commandant nu '3* eftotseurt à cheval, A Gier-
•mont-Ferrand, est mort des suites d'un accident de cheval.

'M. U comte de Sarrazin, a succombé aa ehdfeou de la
Croi* f/n(Tre-et-Lo/reJ. Il était le pire du vicomte de Sar-
razin, soldat au 70* territorial, de la comtesse de La Basse-
tiére, femme da lieutenant au ai* chasjeuri, ef le beau-frère
du mar<quls'd'Argent.

M- Edmond The'rry, commandant de cavalerie en rs-
'truite, déeédi au château de Perrtn-d'Hoge, par Bonzat
(Gironde).

M. Ilervi de Turgy, fiU du baron et de la daronru da
Turgy, enlevé dans sa vingtième année A Bénodef (Finis-
tère).

M. le colonel de cavalerie en retraite Raoul de Verrièrea

décidé dans sa quatre-vingt-unième année, en son château de
la Piverdière, commune de Bouchemaine (Maine-et-Loire).
 
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