Fougères, Gustave
Mantinée et l'arcadie orientale: Contenant 80 gravures dans le texte, 6 heliogravures, 1 phototype et un plan de Mantinee hors texte, plus 2 cartes en 6 coleurs — Paris, 1898

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-MANTINÉE ET LARCADIE OIUENTALE

démoniens (1), d'Areus et des autres alliés, — traité valable à perpé-
tuité, conformément aux conditions apportées par les ambassadeurs.

Le traité sera gravé par les soins du secrétaire de la prutanie sur
une stèle de bronze, et exposé sur l'Acropole près du temple d'Alhéna
Polias. Les autorités prêteront aux ambassadeurs qui se sont pré-
sentés le serment relatif à l'alliance, suivant les rites.... (2).

Le succès ne répondit pas aux espérances des coalisés : les
affaires publiques sortirent de cette lutle plus confuses et plus
instables que jamais (3). 11 ne semble pas néanmoins qu'Anti-
gone ait usé de représailles contre Mantinée à cause de sa parti-
cipation à la guerre de Chrémonidès. Quant à Sparte, elle ne
désarma pas tout d'abord : mais ses forces s'épuisèrent dans un
duel sanglant avec Aristodémos, tyran de Mégalopoles (4). La
Ligue Arcadienne n'existant plus (il n'est pas question des
Arcadiens dans le décret de Chrémonidès) (5), seule la Ligue
achéenne, après la réforme de sa magistrature suprême (6),
devenait susceptible d'une action puissante. Avec Aratos, elle
allait affirmer ses droits à la prééminence. Le subtil Achéen
se substitua à Sparte dans la lutte contre les tyrans, contre
la Macédoine et dans l'alliance égyptienne (7), avec cette diffé-
rence qu'il réservait ses sympathies aux démocraties régulières.
C'était donc en lui que les villes devaient chercher, surtout
après la délivrance de Corinthe en 24S, le point d'appui de leur
liberté. C'est ce que fit Mantinée.

(1) Àreus I", roi de Sparte, était allé, en 272, combattre en Crète pour les
Gortyniens. ( PI ut. Pyrrhos, il).

(2) Voy. pour les serments, le n" 83 du C. 1. A. II.

(3) Droysen. Hisl de, VHellén. III, p. 240.
fi) Pausan. VIII, 27, 8. — Plut. Agés. 3.

EUS avilit peut-être été supprimée après 32t. Mais on ne saurait invo-
quer, en faveur d'un renouvellement ultérieur de la Ligue arcadienne, le
décret des Dix-Mille en l'honneur de Phylarchos. La date de celte inscription
est encore incertaine. Il y a plusieurs systèmes : celui de M. Foucart, qui
lient pour l'année ii't {Inscr. du Pélop. 340»), celui de Klatt {Forschlingen.
p. 89, sij.) qui conclut pour une date incertaine, antérieure à ils, celui de
Droysen {Hellénisme. III, p. 501), qui propose la période 251-238 : il avait
d'abord été approuvé par Dittenbèrijer (Sylloge, p. 261), qui s'est ensuite
llbid p. (i(il) prononcé pour le IV" siècle. (CI. Swoboda lllieiu. Mus. XLIV,
p. 337, 2).

(li) A partir de 255, on ne nomme plus qu'un stratège, an lien de deux.
C'était renforcer la direction de la Ligue eu la concentrant. (Polyb. II, 43, 27
- Strab. p. 385).

(7) Plut. Aratits-, 21.
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