Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 9.1861

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MOUVEMENT DES ARTS ET DE LA CURIOSITÉ

Les plaintes dont nous nous étions fait l'écho à propos de la distribution des cata-
logues ont été en partie écoutées. M. Clément, l'expert en gravures, les fera désormais
distribuer à domicile par un de ses employés, et M. Escribe, le commissaire-priseur,
les enverra directement parla poste à tous ceux de nos abonnés qui lui donneront leur
adresse exacte, à Paris et en province. C'est là une excellente mesure et qui, nous
l'espérons, sera imitée par les autres commissaires-priseurs. Ils connaissent, par leurs
bordereaux de vente, non-seulement les adresses mais encore le goût de tous leurs
clients. C'est donc à eux plus encore qu'aux experts qu'est réservé le gros de la distri-
bution. Les experts en conserveront toujours un certain nombre en dépôt, et l'homme
pâle qui arpente le grand couloir de l'hôtel Drouot avec une gravité maladive, en pourra
distribuer encore aux âmes fortes qui osent l'affronter. Il est même incroyable que l'on
n'ait pas cherché plus tôt à se soustraire à l'impôt qui était prélevé ainsi sur l'expert
distributeur. La poste est le plus impartial et le 'plus exact des intermédiaires. Si
MM. Pillet1 et Delbergue-Cormont se mettent également en contact direct avec leurs
clients, nos abonnés n'auront, pour faire la demande, qu'à consulter le bulletin que nous
publions à la dernière page.

VENTE DE LA COLLECTION LEROY D'ÉTIOLLES.

Nous ne saurions parler de la collection Leroy d'Étiolles sans faire à notre collabo-
rateur, M. Burger, dont les brillantes qualités d'écrivain nous sont si sympathiques, un
procès, non pas de fond, mais de forme. En consentant à rectifier (en trop petit nombre

1. L'absence d'unité et d'ordre, dans la distribution des catalogues, nous prive aujourd'hui du
plaisir de recommander autrement que par cette note le plus remarquable catalogue de curio-
sités qui ait paru depuis vingt ans. M. Albert Jacquemart a consenti à répandre, dans le cata-
logue des objets d'art et de curiosité de M. d'Aigremont, cette érudition profonde, abondante et
gracieuse dont les lecteurs de la Gazette ont eu si souvent des preuves. C'est à la salle des ventes
que nous en avons appris l'existence; c'est à l'obligeance de M. Malinet que nous devons l'exem-
plaire que nous venons de parcourir avec tant d'intérêt.

Que ce soit plus tôt ou plus tard, gratuitement ou à prix d'argent, nos obligations envers nos
lecteurs nous créent le devoir de nous procurer tous les catalogues, et nous ne faillirons pas à
notre tâche. Mais il y a dans ce fait une injustice évidente envers la Gazette des Beaux-Arts,
toujours si favorable à l'hôtel Drouot, et l'on fait un tort réel aux clients des commissaires-pri-
seurs, en les privant d'une publicité qui s'adresse à l'élite des amateurs français et étrangers.
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