Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 17.1864

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L GE U V R E

D E

M. FRANCIS SEYMOUR-HADEN

e caractère personnel, cette fierté patriotique
empreints si fortement dans les mœurs et dans
les traits physiques de la nation anglaise, dans
son histoire et dans sa littérature, se retrouvent
dans ses arts à un égal degré. Si, ce qui n’est
point l’ordinaire au moins de nos jours, l’artiste
anglais quitte son île pour étudier sur place
il prend moins la docilité d’un élève qu’il ne
conserve la curiosité toujours un peu sceptique du touriste. S’il accueille
-— comme au temps de Charles Ier—les maîtres étrangers, il observe cu-
rieusement leur façon de rendre le côté extérieur des choses et s’assimile
dans une certaine mesure leurs pratiques de métier, mais c’est sans que
ses vues particulières en soient profondément modifiées. L'influence de van
Dyck sur les portraitistes anglais fut si considérable, qu’elle dure encore;
et cependant qui ne distinguera, à la pose et à l’accent particuliers du
modèle, tel portrait d’homme ou de femme peint par l’artiste anglais en
apparence le plus capricieux? Les Anglais seraient-ils jamais allés, comme
les Flamands du xvie siècle et d’autres encore depuis, s’énerver au contact
d’écoles en décadence au point d’en revenir méconnaissables? L’arrivée
d’une troupe de décorateurs aurait-elle suffi pour jeter leur art national
dans un trouble profond comme celui où le Rosso et le Primatice préci-
pitèrent les Français?

les écoles étrangères,
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