Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 17.1864

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GAZETTE DES BEAUX-ARTS.

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R. Weigel, dans son Knnstkalalog, n° '19,432, augmenterait cette série de trois autres
gravures sur bois, représentant des motifs analogues qui ornent un volume de Stabius.
Nagler, dans ses Monogrammisien, page 202, émet une opinion dont nous lui laissons,
ainsi qu’à Passavant, toute la responsabilité. Suivant cet auteur, Albert Durer a pu être
engagé par Stabius à exécuter les trois nouveaux labyrinthes mentionnés en môme
temps que les autres, ce qui serait en contradiction manifeste avec les assertions de
Durer lui-même, qui ne parle que des six — Knolen — 1.

Enfin, Passavant, au n° 206, page 493, nous fait connaître un modèle de tapisserie
en deux feuilles, ouvrage de Durer, et qui se trouverait à Francfort-sur-Mein, chez
M. Cornill.

Au moment où nous finissons ce travail, nous recevons d’Allemagne la cinquième
livraison du Peintre-Graveur de feu M. Passavant, publiée depuis peu à Leipzic, chez
Rudolph Weigel. Le nouveau volume posthume du savant Allemand, que nous regret-
tons tous, contient les résultats de ses recherches sur l’ancienne école de gravure en
Italie, recherches qui ont amené M. Passavant à des conclusions souvent inadmissibles.
Ce n’est pas ici la place de relever les confusions étranges de dates et de personnages
ainsi que les erreurs historiques et les fausses appréciations dont fourmille d’une façon
trop regrettable son article sur Léonard. Nous ne saurions cependant laisser passer sans
les signaler au passage les arguments spécieux qu’il emploie pour établir la priorité
des labyrinthes de Durer sur ceux de Léonard. M. Passavant, sans consulter ses pro-
pres souvenirs, déclare d’une façon absolue que ces enlacements sont un «genre d’or-
nement qui n’a jamais été particulier à l’Italie, tandis que l’usage s’en est maintenu en
Allemagne jusqu’à nos jours pour garnir les vêtements et les casquettes. « Les vestes à
brandebourgs et les casquettes aussi pittoresques que débraillées des étudians d’Hei-
delberg n’auraient jamais pu s’attendre à un tel honneur!... Mais tout cela n’est pas
sérieux, et nous respectons trop la mémoire de l’illustre biographe de Raphaël pour ne
pas croire que, s’il avait pu relire ses notes avant de les faire imprimer, elles auraient
été complètement refondues.

I. Voir Brulliot, et surtout Lampe : Reliquien von A. Durer, p. 113.

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