Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 21.1866

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L’EXPOSITION DES BEAUX-ARTS

A LILLE

'exposition ouverte à Lille, pendant
les mois d’août et de septembre qui
viennent de s’écouler, par les soins
de la Société des Amis des Arts de
cette ville, est la plus importante à
tous les égards qu’ait encore vue la
province. Les résultats immédiats dé-
passent tout ce qu’on avait pu espé-
rer. Il a été acquis pour plus de deux
cent mille francs de peinture, et si
même les acquisitions se sont arrêtées
à ce chiffre, qui représente les deux tiers de ce que l’administration
achète elle-même à Paris à l’occasion des Salons officiels, c’est que le
combat finissait faute d’ouvrages à enlever, mais non faute de munitions
ou de combattants. On peut dire sans blesser personne que presque tout
ce qui était vendable, soit par les qualités d’art, soit par l’accessibilité
raisonnable du prix, soit enfin par le choix du sujet, est resté chez les
amateurs de Lille ou de la région. Il n’y a pas d’exemple d’un succès
pareil, et, dans trois ans, — car la Société a prudemment décidé que
ses expositions seraient triennales, — l’Exposition des beaux-arts de
Lille nous réserve sans doute des surprises encore plus grandes.

Le président de la commission des beaux-arts, qui est aussi l’admi-
nistrateur des musées, M. Reynart, avait écrit dans sa circulaire d’invi-
tation aux artistes français et étrangers: « La ville de Lille, fière à si
juste titre de ses musées de tableaux et de dessins, est restée long-
temps privée d’expositions publiques faute de locaux convenables. Cette
difficulté viçnt d’être écartée. (En effet, un baraquement en planches,
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