Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 2.Pér. 6.1872

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LES PALAIS BRULES

TUILERIES b

XXV.

ean Ballant, que la mort de Philibert De
l’Orme faisait appeler à la direction de
l’œuvre des Tuileries inachevées, n’était
pas un nouveau venu dans ces sortes de
grands travaux pour le compte des rois
ou des princes.

Il n’avait guère moins de soixante
ans, lorsqu’au mois de janvier 1570 il
fut mandé par la reine1 2; et depuis long-
temps déjà il était attaché au contrôle
des bâtimentsjroyaux. C’est lui qui, par
lettres du 25 octobre 1557 et du 8 juin 1559, avait été commis pour en
contrôler les dépenses3. Comme architecte toutefois, il ne semble pas
qu’il y eût encore été employé.

Son temps s’était consacré, sinon tout entier, du moins pour la meil-
leure part, au service du connétable Anne de Montmorency. 11 avait con-
duit pour lui, comme « maître maçon », — c’est le seul titre qu’il prenait
sur les actes4,—la construction du château d’Écouen, et, fidèle au pays,
par souvenir de son seigneur, il n’avait plus quitté le village que ses
travaux avaient doté d’une merveille.

C’est à Ecouen qu’il écrivit, en 1561, ce curieux Recueil d’horlogio-

1. Voir Gazelle des Beaux-Arts, t. IV, 2e période, p. 450 et 466, et t. V, p. 97
et 309.

2. Archives de l'art français, t. VI, p. 317.

3. Léon De Laborde. La Renaissance des arts, t. I, p. 453,456.

4. Archives de l'art français, t. VI, p. 308.
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