Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 2.Pér. 19.1879

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M. DUC.

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ces qualités innées, développées par les goûts de l’artiste, qui sont parti-
culièrement favorables dans un milieu où il ne faudrait jamais s’ou-
blier, même dans l’abandon le plus familier.

M. Duc ne laisse pas d’élèves; il s’est contenté d’être un artiste, et
n’a pas voulu être un professeur.

Cet Athénien sacrifiait sans cesse à ses goûts délicats, malgré de
multiples occupations et sa passion du travail. Abonné à l’Opéra, il était
passionné de musique, et ne négligeait aucune occasion d’en entendre.
Il allait beaucoup dans le monde : on le voyait au théâtre, au cercle,
partout où quelque distraction aimable pouvait s’offrir à lui, et ses vieux
amis ne pouvaient comprendre où il pouvait trouver le temps et la force
de résister à une vie à la fois si mondaine et si laborieuse. Sa constitu-
tion physique se prêtait à cette existence, qui d’ailleurs ne dut guère
connaître d’excès, car il n’aurait pas manqué, s’il eût eu la fantaisie
d’en commettre, d’y être dominé par sa qualité maîtresse, le goût, en
quoi il fut si parfaitement français.

Et c’est sur cette dernière appréciation que je finirai, car elle me
paraît être la marque la plus caractérisée de son talent et de sa per-
sonne.

J.-L. PASCAL,

Architecte.
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