Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 2.Pér. 20.1879

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LA FAÏENCE D'ARNHEM

(COLLECTION EVENEPOEL, DE BRUXELLES)

I

ous ceux qui collectionnent les faïences du Nord,
et principalement les pièces de provenance belge
ou hollandaise, connaissent ces brocs délicats, ces
cafetières élégantes, ces corbeilles et ces pla-
teaux gracieux, décorés de personnages en costume
Louis XV et d'ornements rocaille, qui portent comme
marque un coq bleu tracé sous émail. Ces pièces
sont rares et, par conséquent, fort recherchées.
Elles méritent, du reste, de l'être, car leurs formes
sont toujours d'un goût irréprochable, rappelant celles de la vieille
argenterie, et leur décor, tracé par des mains habiles, affecte une
légèreté et une distinction qu'on rencontre rarement dans les faïences
hollandaises.

Jusqu'à présent, on n'était pas exactement fixé sur la provenance de
ces belles céramiques. M. Demmin, qui, le premier, je crois, s'est
occupé d'elles, les avait dans le principe attribuées à Amsterdam. « Un
savant israélite allemand de Breslau, nommé Herzog ou, en hollandais,
Hartog, et connu sous le nom adoptif de Harlog van Launy associé à
un certain H. Brandeis, avait établi une fabrique de faïence en 1780, au
Flake-Feld (?), près de la porte de Weesp 1. La fabrique cessa d'exister
vers 1785. Cette faïence, qui est généralement lourde et en camaïeu,
est devenue aujourd'hui introuvable. Elle est marquée d'un coq en bleu
sur le cru, au grand feu.

1. La Weesper poort sans doute, aujourd'hui convertie en barrière. C'est là
qu'aboutit le chemin de fer rhénan.
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