Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 2.Pér. 25.1882

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LES

ANTIQUES DE L’ERMITAGE IMPÉRIAL

A SAINT-PÉTERSBOURG

(deuxième et deknier article '.)

C'est dans le dernier tiers du ive siècle et
dans le premier du me que les relations des
villes grecques du Bosphore et des princes

scythes leurs suzerains avec Athènes et les
autres cités commerçantes de la Grèce furent
les plus régulières et les plus intimes. A la
faveur de l’extension vers le Nord des limites
du royaume du Bosphore, en même temps que
de l’accroissement des besoins du marché athé-
nien, par suite des événements politiques que
j’ai indiqués plus haut, l’exportation des blés
récoltés dans les plaines du Tanaïs et du Borys-
thènes prit une importance plus grande que
jamais et jeta des sommes plus fortes sur les
places de Panticapée, de Phanagorie et d’Olbia.
Les rois du Bosphore et ceux de leurs sujets indigènes entre les mains
desquels étaient les terres de l’intérieur profitèrent peut-être plus encore
que les négociants des villes grecques de la côte de ce développement
commercial. — Princes et grands personnages de leur cour commen-
çaient déjà à se familiariser avec les choses de la Grèce, à s’essayer à
sa langue, à prendre goût à son luxe et aux œuvres de ses arts. Pour
mettre à profit le débouché qui s’ouvrait chez ces adeptes tard venus

t. Voir Gazette des Beaux-Avis, 2* période, t. XXIV, p. 468.
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