Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 2.Pér. 25.1882

Seite: 165
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FORMES, COULEURS ET MOUVEMENTS

ans un travail que la Gazette des Beaux- Arts a publié
il y a quelque temps, j’avais essayé cle déterminer les
propriétés expressives du mouvement des yeux dans
les arts du dessin. J’ajoute aujourd’hui, sur les pro-
priétés physiologiques des lignes et des couleurs, sur
la représentation des objets en mouvement, quel-
ques observations qui se rattachent à l’étude précédente.

I.

DE QUELQUES PROPRIÉTÉS PHYSIOLOGIQUES DES LIGNES.

Quand on étudie avec soin ce qu’on appelle, d’un nom fort mal choisi
d’ailleurs, les illusions des sens, on constate que certaines d’entre elles
s’imposent à nous d’une manière constante. La plupart des erreurs de
jugement de cette catégorie peuvent se déduire de la loi suivante, formu-
lée par Helmholtz {Optique physiologique, p. 720) :

Toutes les différences nettement perceptibles paraissent plus grandes
que des différences égales, dont la perception est plus difficile.

Par exemple :

ABC

I-1—-!—S—!—!—1—1—1—I

Des deux portions mathématiquement égales de la ligne ABC, la
partie BC paraît plus grande que AB, parce qu’elle présente un certain
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