Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 2.Pér. 29.1884

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LE CHEVAL DANS L’ART

(troisième ARTICLE 1.)

IV.

CONNAISSANCE DE L ’ E.XT É R I EL R.

Le bat le plus élevé de
l’artiste est d’émouvoir en
atteignant la perfection que
devrait donner la nature
dans ce qu’elle a de beau.
Les modèles choisis parmi
les hommes répondant le
mieux à ce désir ont des
imperfections et même des
défauts qu’on doit tendre à
supprimer, en ne s’éloignant
que très peu de la forme
réelle, pour la rendre vrai-
semblable par l’accumula-
tion des qualités sur un seul sujet. Il est donc nécessaire de ne rien
ignorer des rouages et du fonctionnement de la machine, afin de la per-
fectionner dans le sens de la plus-value de son effort.

Raphaël définissait l’idéal comme étant, non la chose telle que la
nature la fait, mais comme elle devrait la faire.

Les peintres de la Renaissance nous offrent le remarquable exemple
de leur constante préoccupation de chercher le beau, pour l’espèce hu-

1 ■ v°h Gazelle des Beaux-Arts, 2e période, t. XXVIII, p. 407 et t. XXIX,
p. 46.
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