Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 2.Pér. 29.1884

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LE CHEVAL DANS L’ART

QUATRIÈME ET DERNIER ARTICLE1

VII.

GESTES

La. physionomie du cheval se traduit par
les attitudes de la tête. Les agents prin-
cipaux qui concourent à la rendre active
sont : le feu du regard, les contractions de
la bouche et des narines, ainsi que la mo-
bilité dos oreilles. L’excitabilité nerveuse du
sujet accuse une note plus ou moins ex-
pressive; il est donc nécessaire d’étudier
l’importance de la tête, non seulement sous
le rapport de sa forme, comme contour
linéaire, mais aussi comme indice du carac-
tère et de l’énergie du cheval.

La tête qu’on préfère est légère et sèche avec la peau fine et sensible,
elle a de grands yeux expressifs limitant un front large et plat, prolongé
par un chanfrein bien suivi et lisse, se terminant par des naseaux suffi-
samment dilatés, afin que l’air arrive franchement dans les poumons; dans
ce cas, il y a chance que le cheval ait un tempérament nerveux et aussi
sanguin, si les veines tracent des sillons apparents. Les beaux chevaux
asiatiques répondent à ce modèle.

Le caractère de l’animal se reconnaît au mouvement des oreilles :
lorsqu’elles s’inclinent fortement et fréquemment en arrière, il faut le
déclarer mauvais, surtout si, en même temps que celles-ci se contractent

\. Voir Gazelle des Beaux-Arts3 2° période, t. XXVIII, p. 407 et t. XXIX,
p. 46 et 242.
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