Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 2.Pér. 31.1885

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EXPOSITION DES PASTELLISTES FRANÇAIS

A LA RUE DE SEZE

’y a-t-il pas comme une réparation,
bien due à un art charmant, et trop né-
gligé, dans l’exposition de pastels que
vient d’organiser un groupe d’artistes et
'amateurs. Nous applaudissons, pour
notre part, à la formation de ces so-
ciétés qui facilitent la mise en lumière
de telle ou telle branche de l’art, presque
délaissée souvent dans la cohue des sa-
lons annuels, et en favorisent le déve-
loppement. Un jour, ce sont les aquarellistes qui nous convient à sa-
vourer les brillantes variations qu’ils exécutent; puis sous le nom
de Blanc et noir, à l’instar de ce qui se passe depuis longtemps à
Londres, c’est à la gravure et au dessin à nous retenir; demain
nous aurons l’exposition des miniaturistes ou des animaliers. Pour
l’instant, on rend hommage au pastel.

Chaque année, la Société des pastellistes français, limitée à trente
adhérents, présentera au public les nouvelles œuvres de ses membres,
et la réunion sera, au point de vue moderne, beaucoup plus complète
que celle-ci. On auraCazin et ses mélancoliques paysages ; MmeMade-
laine Lemaire et ses fleurs chatoyantes ; Clairin, Benjamin Constant
et leurs sujets orientaux, beaucoup d’autres encore, et l’on ne peut
douter d’un retour défaveur du public vers ce procédé primesautier
et gracieux.

Très en faveur au xvme siècle, très prisé des belles dames de l’é-
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