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Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 3. Pér. 3.1890

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https://doi.org/10.11588/diglit.24447#0104

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GAZETTE DES BEAUX-ARTS.

celui de M. Uaffaëlli, pouvait tirer des nouveaux procédés de gravure en couleurs,
Texte et illustrations ont un ragoût un peu épicé et un peu violent, une franchise
à l’emporte-pièce qui ne seront pas pour déplaire aux amateurs de choses vécues et
observées sur le vif.

Dans le même ordre d’idées il faut citer les Jeux du cirque et la Vie foraine,
d’Hugues Le Roux, illustrés de 200 dessins de Jules Garnier, gravés en couleurs.
Le talent de M. Hugues Le Roux convenait à merveille à celte monographie d’un
monde encore bien inexploré, bien singulier et bien amusant. On y suit le bateleur
depuis sa naissance jusqu’à son apothéose dans la frise du cirque, on y surprend
les secrets du dresseur, du dompteur, de l’écuyer, du gymnasiarque, du clown, et
tous les mystères de ce monde étrange.

Très amusants aussi sont les albums de Caran d’Ache, Nos foldals du siècle et
les Joies du plein air. L’auteur de Y Épopée, qui aime passionnément notre histoire
militaire, a su évoquer en quelques pages et en quelques tableaux caractéristiques
le§ soldats do la France depuis cent ans, les plus fameuses campagnes, les plus
célèbres batailles.

La même maison publie enfin Paris au bois, de Crafty, et un Voyage des Andes
au Para, de Marcel Monnier, avec illustrations de Georges Profit.

L. G.

PUBLICATIONS DE LA LIBRAIRIE FIRMIN-DIDOT ET Cij

Un grand mérite pour un livre est celui de l’opportunité; la Sainte Russie 1 du
cojnte Paul Vasili vient à propos. Pour cent raisons diverses dont je ne retiendrai
qu'une seule, la profonde sympathie qui s’est établie entre ce pays et le nôtre,
da;ns ces dernières années, tout ce qui a trait à la Russie prend immédiatement
un grand intérêt pour nous. On sait la vogue extraordinaire de la littérature russe;
si grand et si original que soit le talent des Tolstoï et des Dosloiewsky, il est
incontestable que nous étions préparés par nos sentiments de préférence nationale
à en exalter la portée, peut-être au delà des bornes do la raison.

De l’art russe nous ne savons rien ou presque rien; le livre, déjà vieilli, de
ViplIet-le-Duc ne nous apprend pas grand’chosc sur le passé; quant au présent,
nous le connaissons par les quelques artistes russes qui vivent ou exposent à Paris.
Or> tous leurs compatriotes s’accordent à dire que ni par le talent, ni par le sen-
timent esthétique, ces artistes ne sont fondés à se donner comme les représentants
autorisés de l'art russe. Si nous passons à l’histoire même de la Russie, de ses
mœurs, de ses coutumes, notre ignorance est bien plus complète encore.

L’ouvrage du comte Paul Vasili va donc « combler une lacune », celte ambi-
tion suprême des auteurs et des éditeurs. Ce n’est pas sa seule chance auprès du
publie■; il aura, pour captiver ce dispensateur de la fortune des livres, l’attrait du
nom d’un écrivain dont les indiscrétions trop bien informées ont fait grand bruit
dans la presse. D’ailleurs, la narration est bien faite et fort attachante en soi;
historiée de nombreuses gravures, elle forme un tout aussi attrayant qu’instructif

■I. La Sainte Russie, par le comte Paul Vasili, 1 vol. in-4° de G00 pages, illustré do
2u0 gravures dans le texte et hors texte et de 4 chromolithographies. Prix : 30 francs.
 
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