Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 3. Per. 19.1898

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BONNE SFORZA A NAPLES

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or au marteau» ; sa coiffe était chargée de branches semblables, et
elle avait « un beau collier avec une ceinture d'or au marteau».—
Enfin, Madame Isabelle de Requenses, vice-reine, femme de l’illus-
trissime vice-roi Cardona. Madame la vice-reine était arrivée au
Château Capouan sur une haquenée, « dont la housse de brocart
avait des franges d’or ». Elle portait « une robe partie de toile d’or
et de toile d’argent, couverte de coquilles Saint-Jacques en or battu,
et une coiffe de satin bleu garnie de perles et de pierres précieuses. »

Parmi les gentilshommes, on peut citer : Prosper et Fabien
Colonna, le prince de Salerne, l’archevêque de Salerue, de la maison
Poderico, don Raymond de
Cardona et don François-
Ferdinand d’Avalos, marquis
de Pescaire.

A « 22 heures », entrè-
rent six évêques en chape,
qui se groupèrent autour des
évêques de Parente et de Cra-
covie. Ce dernier « fit les
cérémonies » et un second
ambassadeur de Sigismond,

« après s’être profondément
incliné devant Bonne, lui
passa au doigt Panneau nup-
tial et lui baisa la main droite.

Puis il mit les deux mains
d’icelle Bonne sur son front
et les porta de nouveau à ses
lèvres, et fit encore un grand
salut. Tel est le rit polonais
des fiançailles, à la teneur d’une loi du grand Constantin, prise aux
usages des Espagnols de la Bétique. » Un juge et un notaire, en la
présence de tous, lurent le contrat de mariage. Bonne embrassa les
dames et les jeunes filles, accepta en souriant les compliments des
hommes, et, dans la salle même où elle se trouvait, déjeuna assise
avec quelques princesses. On servit aux autres invités d’immenses
pots de confiture, et l’on ouvrit les salles où était exposé le trous-
seau sur des tables à tapis de velours.

Ici, le bon Passaro se surpasse. Il décrit chaque drap, chaque
coiffe, chaque chemise !... Nous transcrivons ce curieux passage, qui

BONNE DE SAVOIE, PAR ANTONIO CA 51 PO
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