Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 3. Per. 19.1898

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GAZETTE DES BEAUX-ARTS

citadelle de Lille. Un peu plus tard, il réussit à se faire attacher à la
cour de Charles VIII de France, fut envoyé par ce prince à Rome, en
1491 ^ à litre d’ambassadeur, et reçut de lui, à quelque temps de là,
le titre de secrétaire (1495). L’artiste diplomate se trouvait encore
en France en 1503-1504.

Les deux médailles de Maximilien et de Marie de Bourgogne,
« les plus belles effigies princières jusqu’alors produites dans les
Flandres et les pays du Nord », dateraient, d’après M. de la Tour,
de 1477 et de 1479. En 1479 se place la médaille de Jean Caron-
delet (originaire de Dole) et de sa femme, Marguerite de Chassez.
Nous relevons ensuite les médailles de Jean de la Gruthuse, con-
seiller de Maximilien (1312), de Jean Miette de Lille et de Nicolas
Buter (vers 1482), plus tard évêque d’Arras1.

Un peu plus tard., en 1 495, voici le médaillon de (Jninton Massys2.

Autant de révélations d’influences classiques.

N’exagérons rien : longtemps, en ces parages, la Renaissance ne
sera qu’une fantaisie, un caprice, un luxe à l'usage de l’aristocratie,
une broderie délicate sur une vaste nappe, une fleur perdue dans
une forêt. Nulle part ailleurs l'incubation ne sera aussi laborieuse.
Ce retard tient à la différence de tempérament des deux races, non
moins qu’à l’absence d'artistes transcendants pendant toute la
morne période des Romanistes. Mais aussi avec quel éclat la
Renaissance ne s’aflirmera-t-elle pas, lorsque enfin paraît le grand
Rubens! Les Flandres n’avaient rien perdu à attendre si longtemps.

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d. De La Tour, Jean de Candida.
2. Pinchart, p. 4-6.
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