Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 3. Pér. 34.1905

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LES TROIS DROUAIS

(deuxième article1)

A partir de 1750, Hubert Drouais dispa-
raît à peu près de la vie publique. Il figure
encore aux Salons de 1753 et de 1755 avec
des portraits en miniature sous le même
numéro; on le voit assister presque jusqu’à
ses derniers moments aux séances de l’Aca-
démie de peinture. Dans les registres de
comptes de la maison de Condé conservés à
Chantilly on trouve la mention suivante :

27 septembre 1757. — A Drouais, peintre, à compte des portraits par
luy faits pour leurs Altesses Sérénissimes (le prince et la princesse de
Gondé), 600 livres.

sans qu’on sache de quels portraits il s’agit. Voilà tout ce qu’on
connaît de l’artiste dans ses dix-sept dernières années. Il s'efface en
quelque sorte devant son fils, qui occupe la scène avec éclat.

Est-ce à dire qu’il soit resté inactif pendant cette période? Nul-
lement; mais sa clientèle, de plus en plus étendue, lui donnait assez
d’occupation. Dans les derniers temps surtout, il s’était consacré
presque exclusivement à la miniature; selon le Nécrologe, il y avait
même acquis « une célébrité que ce genre procure rarement ». On
peut trouver singulier que cet artiste ait fait un si grand nombre
de portraits sur vélin, alors qu’on n’en rencontre nulle part ; mais
il faut considérer que ces portraits ne sont presque jamais signés,
et que trop peu sont déterminés avec certitude pour qu’on puisse
analyser sûrement les procédés de l’auteur et faire l'attribution des

1. V. Gazette des Beaux-Arts, 1905. t. II, p. 177.
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