Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 5. Pér. 1.1920

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LES SALONS DE 1920

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par la pensée religieuse et par l’adaptation de cette pensée au milieu de l’église ;
car il faut que l’esprit, entraîné vers les choses saintes, soit par la foi, soit
par un goût de l’idéal, s’avive et s’avertisse dans la mystique et dans la litur-
gie. L’art religieux, épuisé par les déclamations décadentes, doit se rajeunir
dans la simplicité des formules.

Coll, et phot. Di'uct.

LA MEILLEURE PART, PAR M . MAURICE DENIS
(Société Nationale des Beaux-Arts.)

Ainsi l’a compris M. Ducuing en un petit Chemin de Croix peint sur bois noir
avec la monochromie de l’or, admirable malgré ses maladresses, où des mou-
vements dramatiques font penser à Simone Martini et à « meister » Francke.
Des étoffes, des bannières, des vêlements d’église nous intéressent aussi,
surtout la chasuble verte au grand Crucifié brodé de Mlle Desvallières,
et, marquetés, les précieux canons de la messe de M"e Richard. M. Desval-
lières, lui, penseur abondant, montre dans sa peinture passionnée, véhémente,
une force altière qui se perd dans des complications déroulantes. Je préfère
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