Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 5. Pér. 12.1925

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VUE GÉNÉRALE DE L’ESPLANADE DES INVALIDES

L’ARCHITECTURl

l est entendu que l’architecture d’exposition est quelque chose d’essentiel-

lement factice et que, dans les conditions où la manifestation présente

a été organisée, rien de durable n'ayant été malheureusement prévu, on
ne saurait juger l’art de bâtir de notre temps d’après des constructions
éphémères, forcément indépendantes de loute réalité, de tout programme
vital, privées de loute ambiance naturelle et, fatalement aussi, destinées
avant tout au spectacle clinquant d'une sorte de foire cosmopolite.

N’y a-t-il pas cependant, là aussi, un programme qui réclame ses solutions
propres? Décor de fête, si l’on veut, présentation de magasin el d’étalage,
l’entreprise ne comporte-t-elle pas des problèmes où l’habileté du construc-
teur, de l’ordonnateur et du décorateur peut échouer ou triompher? Le
souvenir des précédentes expositions universelles qui créèrent successivement
des formules plus ou moins heureuses est là pour le prouver : disposition
de vastes plans d’ensemble, équilibre plus ou moins harmonieux des masses,
circulation de visiteurs nombreux autour des points d’attraction, utilisation
de matériaux appropriés aux conditions d’économie et de rapidité
d’exécution, aspect brillant nécessaire dans l’ensemble et le détail, etc.

D’autre part, si factices et provisoires que soient les réalisations, ne
comportent-elles pas une valeur de démonstration, parfois d’échantillons de
tel procédé nouveau ou renouvelé? Ne permettent-elles pas de raisonner sur

5e PÉRIODE.

1

XII.
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