Grand-Carteret, John
Les moeurs et la caricature en France — Paris, 1888

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Kig. 36. — Les vélocipédislcs, d'après une estampe^de 181o.

CHAPITRE IY

la caricature de mœurs sous le directoire, le consulat et l'empire

(1795-1814)

mnH°'eS('0e c'e 'a société du Directoire. — Caricatures sur les Incroyables. — Exagération des
^ es. La femme d'après VAlmanac américain de 1803. — Les jeux : le jeu des costumes,
jeu 6S recue''s d'estampes gravées. — Les actualités du Consulat. — M. et MmB Denis. — Les
l'es? ' ^ ^a^e- — Caricatures sur les contemporains. — Les grandes découvertes devant
éno m')e : 'a vacc'ne> 'e télégraphe. — La gourmandise et le besoin de jouir particulier aux
Cari * ^rasses- — La folie du jour : les lavements. — La grivoiserie : les coups de vent. —
-■Hures sur les Anglais. — Côlé artistique de l'estampe : Carie Vernet, Debucourt.

outes les guerres civiles, toutes les révolutions
présentent ceci de particulier que plus elles sont
violentes, plus elles amènent une prompte et com-
plète réaction. Vainqueurs et vaincus ressentent un
égal besoin d'apaisement, les premiers parce qu'ils
ont obtenu ce qu'ils désiraient, les seconds parce
^Ue 'eurs lorces se sont épuisées dans la lutte. Le vis comica, cette « moelle
Constituante de l'humanité, » reprend alors ses droits et la caricature,

arr°e de guerre, âpre et haineuse aux époques de trouble, devient un instru-
ment «le rire.

», * (^ans les dernières années du siècle, toutes pleines des guerres avec
etranger, le calme n'était encore que relatif, l'on se savait, au moins,
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